Réponse à des propos scandaleux contre Israël
Le directeur général du ministère des Affaires étrangères israélien, Yoav Biran, a convoqué jeudi soir, le 27 mars 2003, l'ambassadeur britannique en Israël pour lui faire part de la colère du gouvernement israélien à la suite des propos de Jack Straw, le ministre des Affaires étrangères anglais.
Straw avait demandé « qu'on exige d'Israël ce qu'on a exigé de l'Irak, c'est à dire le respect des décisions internationales ».
Je trouve ces propos de M. Straw insensés, déplacés et contraires à la vérité historique. L'Angleterre sera toujours fidèle à elle même, c'est à dire, antisémite.
Les Juifs et les amis d'Israël se souviennent que l'Angleterre s'est abstenue le 29 novembre 1947, lors du vote pris à l'Assemblée générale de l'ONU en faveur de l'adoption du plan de partage de la Palestine. Ce jour là, le vrai visage du gouvernement anglais envers Israël est apparu au grand jour.
Le 14 mai 1948, le Conseil national d'Israël proclamait la naissance de l'État d'Israël en accord avec le plan de partage de l'ONU.
Le 15 mai 1948, les États-Unis reconnaissaient l'État d'Israël de facto et, deux jours plus tard, l'URSS reconnaissait de jure le nouvel État.
Le 15 mai 1948, à l'aube, quelques heures à peine après la proclamation de l'indépendance d'Israël, proclamation faite en accord avec la décision de l'ONU, les armées de l'Égypte, de la Syrie, du Liban et de l'Irak, ainsi que la Légion arabe transjordanienne, commandée par un général anglais et encadrée par des officiers britanniques, appuyée par des contingents de l'Arabie Saoudite, envahissaient l'État hébreu qui n'avait que quelques heures d'existence.
Les troupes britanniques quittaient Israël le 15 mai 1948, le jour même où cet État était agressé par les armées arabes. Cela mettait fin officiellement à dix-huit-cent ans de domination étrangère sur la terre d'Israël.
Mais avant leur départ, les britanniques, qui étaient contre la création de l'État d'Israël, après l'avoir été au début, mais qui avaient vite changé d'idée, avaient tout fait et tout mis en place pour détruire l'État d'Israël naissant et faciliter son invasion par les armées arabes. Et cela, dès les premiers moments de sa proclamation historique.
Les britanniques avaient introduit clandestinement sur le territoire d'Israël, deux mois avant le retrait de leurs troupes, une armée arabe, celle de Kawoukji . Au même moment, la flotte de guerre britannique envoyée par Londres, maintenait le blocage maritime sur tout le territoire de la Palestine, empêchant ainsi les Juifs de se procurer des armes, ce qui les rendaient par conséquence très vulnérable aux armées arabes qui se préparaient à les attaquer, avec l'appui, encore une fois, non déguisé des britanniques.
Pour faciliter encore plus la tâche aux armées arabes, les britanniques avaient, avant leur départ, transféré aux arabes toutes leurs bases et équipements militaires qu'ils avaient en Israël.
Dans les faits, un secours providentiel et inattendu arriva au peuple juif désarmé. En réplique à toute cette aide britannique aux pays arabes qui se préparaient frébilement à agresser Israël pour le détruire, le gouvernement soviétique de l'époque organisa un pont aérien à partir de la Tchécoslovaquie pour acheminer armes et matériel militaire qui manquaient cruellement au peuple juif d'Israël pour se défendre.
Le but de cette guerre d'agression des pays arabes envers Israël, à laquelle les britannique ont contribué de leur plein gré et sans se cacher, a été clairement exprimé par le Secrétaire général de la ligue arabe du temps, Azzam Pacha, en ces termes :
« Cette guerre sera une guerre d'extermination et de massacre. On en parlera comme des massacres mongols et des Croisades ».
M. Jack Straw aux gros sabots, nous connaissons vos intentions. Vous n'avez aucune crédibilité pour exiger d'Israël quoi que se soit.
Jean-Marie Gélinas
Président des Amitiés Québec-Israël(Lisez aussi Deux poids, deux mesures à l'ONU ?)
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