LE RETRAIT DE GAZA

 

Le 15 septembre 2005

Les Conclusions Politiques que tire l'Autorité Palestinienne du Retrait Israélien

Par Itamar Marcus et Barbara Crook
(Traduction H.K-L.)
Publié en anglais le 1er septembre 2005
Bulletin de Palestinian Media Watch

 

Ces dernières semaines Israël a contraint plus de 9 000 Israéliens de quitter 25 villes et villages israéliens au nord de la Samarie et dans la Bande de Gaza. Ce qui est le plus significatif, en ce qui concerne la façon dont les Palestiniens voient ce retrait israélien a été provoqué par la « victoire » de la « résistance » - euphémisme qu'utilisent les Palestiniens pour terrorisme.

Les Palestiniens ont donc rarement utilise le terme de « désengagement » qu'utilise Ariel Sharon, mais ils évoquent ce fait avec d'autres termes : insikhab, qui signifie soit « retrait » soit « retraite; » tard, qui signifie « expulsion; » ou dakhr et indikhar, qui veulent dire à la fois « expulsion » et « défaite. »

Ces expressions sont utilisées dans la société palestinienne dans son ensemble. Non seulement n'y a-t-il pas de différences notables dans les termes utilisés par l'AP, le Hamas et le Jihad Islamic, mais ces groupes semblent se livrer à une compétition pour s'attribuer le mérite de la terreur qui aurait provoqué la retraite (…) israélienne.

Les conclusions sociales et politiques que tirent l'AP et les groupes terroristes de ce retrait unilatéral auront des répercussions importantes pour l'avenir de la région. Une partie de ces conclusions, soulignées mainte fois dans les mois qui ont précédé l'évacuation et pendant celle-ci, sont les suivants :

1. La terreur («résistance») a prouvé qu'elle était l'outil le plus efficace pour contraindre Israël à faire des concessions politiques.

2. La terreur fonctionne soit de manière indépendante, soit comme partie intégrante d'un cycle qui comprend la diplomatie : « Le fusil sème et la diplomatie récolte. »

3. Pour les Palestiniens le retrait d'Israël jusqu'au lignes d'armistice de 1949 signifie que les exigences de l'Autorité Palestinienne ont été acceptées dans leur totalité et d'une manière inconditionnelle et constitue un précédent historique qui sera répété dans t.ous les autres régions disputées : la Cisjordanie, Jérusalem et les réfugiés

4. La terreur reprendra si Israël ne quitte pas la Cisjordanie et Jerusalem et n'accepte pas ce qu'exige l'Autorité Palestinienne à propos des réfugiés.

 

Voici des exemples significatifs choisis parmi les nombreux messages politiques et les menaces venant de dirigeants politiques de l'AP et de dirigeants terroristes.

1. La terreur («résistance») a prouvé qu'elle était l'outil le plus efficace pour contraindre Israël à faire des concessions politiques.

Autorité Palestinienne
« Le Secrétaire du Fatah pour la région de Jénine, Ata Abu Irmilah,… estime que le départ de l'occupant est un jour de grande victoire, remportée par la résistance palestinienne avec, à sa tête le Fatah et les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa. »

[Al-Hayat Al-Jadida, 13 août 2005]

« C'est une journée pour le peuple, pour qu'il puisse célébrer dans l'honneur le sacrifice des shahids [martyrs pour Allah]. Le retrait israélien n'a pas été un acte de charité mais c'est le fruit de la position forte adoptée par notre people au fil des ans... »

[Mohammed Dahlan, ministre de l'AP pour les Affaires Civiles, Al-Hayat Al-Jadida, 13 août 2005]

« Israël ne peut contenir la brave résistance palestinienne … C'est le commencement de la libération et cela a été accompli par toutes les factions de la brave résistance palestinienne. »

[Farouk Al-Qadoumi, Secrétaire du Fatah, Al-Hayat Al-Jadida, 22 août 2005]

 

Le Jihad Islamique
« Le Dr Mohammed Al-Hindi, personnage de premier plan au sein du Jihad Islamique, a souligné … que son mouvement voit dans le retrait de Gaza une victoire pour la résistance [et] une victoire pour les combattants de la résistance. »

[Al-Hayat Al-Jadida, 13 août 2005]

 

Hamas
« A nos frères, les combatants du Jihad des Brigades Al-Quassam [branche terroriste du Hamas],. Que Allah bénisse votre jihad, votre sang votre sueur, votre dévouement et votre souffrance. Sans cette jihad et cette détermination, Gaza n'aurait pas été libéré.

« Aux frères des [autres] organisations de résistance, je vous félicite de cette victoire et d'avoir libéré la Bande de Gaza des mains des ignobles Sionistes. Je suis témoin que cette victoire a été obtenue grâce à votre résistance [c'est-à-dire terreur] et à votre partenariat avec nous, avec notre coopération, notre coordination et nos opérations menées conjointement... »

[Muhammad Daif, Commandant des Brigades Al-Quassam, Site Internet du Hamas, 27 août 2005]

 

2. La terreur fonctionne soit de manière indépendante, soit comme partie intégrante d'un cycle qui comprend la diplomatie : « Le fusil sème et la diplomatie récolte. »

Autorité Palestinienne
« [Hani Al-Hasan, member du Comité Central du Fatah a déclaré] 'La lutte armée sème et la lutte politique récolte et celui qui ne sème pas ne récolte pas. Pourtant, a-t-il souligné, 'la récolte doit être faite au moment [opportun]... Tout doit être fait au moment [opportun]. L'étape actuelle est celle de la récolte. Dans cette étape la diplomatie vient avant le fusil et lorsque le temps des semailles vient, lle fusil vient avant la diplomatie ...' »

[Al-Hayat Al-Jadida, 22 août 2005]

« Commandant des Forces de la Sécurité Nationale dans la region Nord, le Colonel Sha'aban Abu Asr ... a exliqué qu'il a nommé cette opération [le déploiement des forces de l'AP] 'La Récolte' - c'est le temps des récoltes des fruits [de la victoire]. Il ... a prié pour que Allah nous fasse réussir dans notre enterprise pour que nous puissions progresser vers la grande récolte ... »

[Al-Hayat Al-Jadida, 22 août 2005]

 

Hamas
« A nos frères au sein de l'Autorité Palestinienne. La libération de Gaza est une leçon importante pour nous tous. Une partie de notre patrie a été libérée, d'abord grace à la générosité d'Allah, puis avec les frappes des combatants sincères du jihad issus deu brave people palestinien tout entire. Comprenons cette leçon et gardons en main les armes de la résistance tout en travaillant sur le plan politique. »

[Muhammad Daif, Commandant des Brigades Al-Quassam, Site Internet du Hamas, 27 août 2005]

 

3. Pour les Palestiniens le retrait d'Israël jusqu'au lignes d'armistice de 1949 signifie que les exigences de l'Autorité Palestinienne ont été acceptées dans leur totalité et d'une manière inconditionnelle et constitue un précédent historique qui sera répété dans tous les autres régions disputées : la Cisjordanie, Jérusalem et les réfugiés

Autorité Palestinienne
« Le Président Mahmoud Abbas souligne qu'aujourd'hui notre nation célèbre la libération de Gaza et du Nord de la Cisjordanie et que demain nous célébrerons la libération de Jérusalem... »

[Al-Hayat Al-Jadida, 13 août 2005]

« Le membre du Conseil Législatif Abd Al-Fattah Hama'il ... a prononcé un discours de la part du Président Mahmoud Abbas. Il a discuté du retrait de Gaza et a dit que c'était une grande réussite et le fruit de notre lutte et que Gaza était le commencement, parce que notre voyage de mille miles commence par un premier pas. Abu Al-Sukkar a fait un discours de la part des prisoniers. Il a incité tout le monde de faire [des efforts] pour leur liberation et a dit que le jihad était un commandement que tout le monde doit accomplir ... »

[Al-Hayat Al-Jadida, 15 août 2005]

« Le sort des colonies israéliennes, y compris la colonie de Jérusalem Est sera comparable au sort des colonies de la Bande de Gaza. »

[Dr. Sa'eb Erekat, négociateur palestinien en chef, Al-Hayat Al-Jadida, 22 août 2005]

« Je suis optimiste car je n'avais jamais rêvé qu'une seule colonie serait evacuee du temps de Shaon. L'évacuation de colonies constitue un precedent historique ... »

[Muhammad Dahlan, PA Ministre de l'AP pour les Affaires Civiles, Al-Hayat Al-Jadida, 15 août 2005]

« Le coordinateur de la Commission de Masse pour l'Aide et le Soutien pour la région Est de Khan Younis, qui appartient au Fatah, Ayman Al-Raqb …a souligné les efforts du Fatah devraient être conjugués pour faire du jour de l'évacuation de la Bande de Gaza et du Nord de la Cisjordanie une cérémonie de mariage palestinien, qui reflète la noblesse de notre people palestinien qui a sacrifié ses shahids [ martyrs ], ses blessés et ses prisonniers pour parvenir à cette journée historique. Il a exprimé son espoir de voir ce mariage s'étendre au reste des villes et des villages de Palestine dans un avenir proche et de voir nos masses célébrer aux portes de Jérusalem... »

[Al-Hayat Al-Jadida, 13 août 2005]

 

Hamas
« A nos frères de Jérusalem et de Cisjordanie. Je m'adresse à vous aujourd'hui, certain que Gaza marque le début de la route... et toutes nos villes, nos villages et camps de Cisjordanie présagent que la prochaine étape, avec l'aide d'Allah, verra la défaite de l'occupation sur nos terres. »

[Muhammad Daif, Site Internet du Hamas, 27 août 2005]

 

Le Jihad Islamique
« Le Jihad Islamique … a souligné que le retrait de Gaza constitue le premier cycle de la défaite de l'occupant, [et que] après cela viendraient [d'autres] cycles jusqu'à ce que soient restituées toutes les terres de Palestine. »

[Al-Hayat Al-Jadida, 13 août 2005]

 

4. La terreur reprendra si Israël ne quitte pas la Cisjordanie et Jerusalem et n'accepte pas ce qu'exige l'Autorité Palestinienne à propos des réfugiés

« Dans notre opinion ce retrait - aura pour mérite de s'étendre jusqu 'à la Cisjordanie et Jérusalem, pour que soit mise en place notre souveraineté sur notre terre; les terminaux, l'espace aérien, et [ les sources d'] eau, le fait que dans nos vies quotidiennes la vie va continuer dans sa globalité et avec une continuité établie entre nous, la Cisjordanie et Jérusalem. Et si tel n'est pas le cas les éléments propices à une explosion pourraient être les plus forts et les plus tragiques dans la longue histoire du conflit israélo-palestinien ... »

[Al-Hayat Al-Jadida, 13 août 2005]

« Jénin, qui a donné des dizaines de shahids [ martyrs] qui ont participé au combat, ont levé leurs armes face à l'agression et [ainsi], leurs armes à la main, poursuivi leur route vers la gloire - devant eux nous soulignons que le processus de libération continuera jusqu'à la fin de l'occupation... »

[Ahmed Quàrei, Le Premier ministre de l' AP, Al-Hayat Al-Jadida, 9 août 2005]

« Faisons de la Bande de Gaza une base semblable au Vietnam Nord et préparons nous pour une proche et totale liberation de al Cisjordanie. »

[Farouk Al-Qadoumi, Secrétaire du Fatch, Al-Hayat Al-Jadida, 22 août 2005]

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Le 29 août 2005

Le retrait de Gaza est-il une victoire du terrorisme ?
Par Martin Frankland
Paru dans Judeoscope
http://www.judeoscope.ca

Perception des Palestiniens

Les groupes armés palestiniens claironnent depuis quelques semaines leur «victoire» du retrait israélien de la bande de Gaza. À titre d'exemple, on peut se fier à ces déclarations de dirigeants et porte-parole du Hamas.

Mahmoud al-Zahar : « Très simplement, personne ne peut nier que si Israël quitte la bande de Gaza et une partie de la Cisjordanie, c'est grâce à l'intifada, grâce à la lutte armée, grâce aux énormes sacrifices du Hamas pour atteindre ce but. Ce n'est pas à cause des négociations, ou la bonne volonté d'Israël, ou les Américains, ou les Européens.»[1]

Moussa Abou Marzouk : «La victoire de Gaza a été remportée avec les armes de la résistance, qui est la seule stratégie pour expulser Israël du reste de nos terres.»[2]

Khaled Mashaal : «La résistance et l'endurance de notre peuple ont forcé les Sionistes à se retirer. Le combat armé est la seule stratégie que le Hamas possède. Tant que les terres palestiniennes demeurent sous occupation, le Hamas ne déposera pas ses armes.»[3]

Mushir al-Masri : «La résistance, et non la diplomatie, a forcé les occupants à quitter.»[4]

Ismail Haniya : «Le retrait des occupants de Gaza et du nord de la Cisjordanie est le résultat de la résistance.»[5]

Le groupe s'est notamment vanté d'avoir tué le plus d'Israéliens, statistiques à l'appui. Le porte-parole Sami Abou Zouhri a dit que ces chiffres «attestent le combat du Hamas et son rôle dans la libération de cette précieuse partie de notre terre.» Ils montrent que «la résistance est la stratégie de choix des Palestiniens.»[6]

On peut comprendre que le Hamas souhaite obtenir le crédit pour le retrait, afin de s'attirer la faveur populaire et le pouvoir politique, voire justifier son existence. Toutefois, l'Autorité palestinienne a aussi célébré cet événement comme une victoire de la violence. Dans son discours devant des milliers de supporters, Mahmoud Abbas a déclaré : «Nous devons nous rappeler que nos accomplissements sont le résultat des sacrifices des martyrs. Les martyrs ont pavé la voie pour nous. Les sacrifices des martyrs, des blessés et des détenus ont forcé l'occupation à quitter Gaza et évacuer les colonies.»[7]

Cette perception est également répandue au sein de la population de la bande de Gaza. Le reporter Con Coughlin décrit: «Dans la ville de Gaza, sous contrôle palestinien, pratiquement tous les gens interrogés par le Sunday Telegraph ont dit que le retrait israélien avait été forcé par les nombreux jeunes kamikazes qui ont tué plus de 1000 civils israéliens durant ces cinq années d'intifada.» [8]

 

Négociation, la voie oubliée?

 Il est clair que les groupes armés dédaignent la négociation avec Israël. Au cours de son sermon du vendredi à Jabaliya, un imam a exposé bien explicitement cette opinion. Il a qualifié le retrait de «succès de la résistance», glorifié les célèbres «martyrs du Hamas» et déclaré : «Allah sait que quand nous offrons nos enfants, c'est beaucoup mieux que de choisir la voie de l'humiliation et la négociation.»[9]

Pourtant, au cours des négociations de Camp David en 2000, Ehud Barak offrait une proposition concrète pour créer un État palestinien viable. Les clauses principales offertes aux Palestiniens étaient les suivantes.

• Retrait israélien de 95% de la Cisjordanie et 100% de la bande de Gaza.

• Démantèlement de 63 implantations isolées.

• Ajout de territoire à la bande de Gaza.

• Souveraineté sur les quartiers arabes de Jérusalem Est, capitale du nouvel État.

• Contrôle des lieux saints musulmans, incluant sur le Mont du Temple.

• Absorption des réfugiés dans l'État palestinien, avec un fonds compensatoire international de 30 milliards $US.

• Accès à l'eau potable traitée en Israël.

L'offre n'était pas idéale pour les Palestiniens, notamment en raison de certaines restrictions de sécurité et de mobilité. Toutefois, Israël a montré sa volonté de faire d'importants sacrifices pour atteindre la paix.

Sans  faire de contre-proposition, les Palestiniens ont refusé cette offre et déclaré la guerre à Israël. S'en suivit pour eux 3500 morts[10], encore plus de blessés, des souffrances liées aux mesures de sécurité israéliennes et un appauvrissement catastrophique. Tout ça prétendument pour obtenir la «victoire» du retrait de Gaza. Pourtant, les critiques d'Israël répètent sans cesse qu'il ne s'agit que d'une infime partie des revendications palestiniennes.

Ces Palestiniens qui célèbrent le retrait auraient-ils simplement oublié l'offre bien plus substantielle qui leur était faite cinq ans auparavant? Certainement pas. Des affiches du Hamas à Gaza proclament : «4 ans de sacrifices ont rapporté plus que 20 ans de négociations.»[11] Leur préférence est donc consciente.

 

Une question de priorités

On peut difficilement affirmer que la décision d'Ariel Sharon de se retirer de Gaza soit le fruit des années de violence terroriste contre Israël. Un des principaux arguments en faveur du retrait relève des considérations démographiques. De plus, Sharon, au cours de sa carrière, n'a pas été souvent intimidé par les menaces de violence. En fait, l'opposition qu'il a affrontée au sein du gouvernement et d'un segment de la population israélienne lui a sûrement été plus redoutable. Mais supposons dans cette analyse que Sharon ait bel et bien cédé au terrorisme, comme le croient les Palestiniens. Pourrait-on alors conclure à la victoire de celui-ci? Loin de là : une simple comparaison entre l'offre de Barak et le désengagement de Gaza parle d'elle-même.

Mais alors, si la voie du terrorisme a donné beaucoup moins aux Palestiniens, en engendrant beaucoup plus de souffrances, en quoi est-ce une victoire? La grande différence entre les deux plans est la suivante: selon l'offre de Barak, les Palestiniens devaient accepter de façon définitive l'existence de l'État d'Israël. Aucun dirigeant palestinien jusqu'à présent n'a montré l'intention d'accepter cette clause. Les factions armées telles Hamas, Jihad islamique et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, sont encore plus explicites, et déclarent régulièrement qu'elles vont éliminer «l'entité sioniste», pour libérer la Palestine «de la rivière à la mer».

Il est clair que la violence palestinienne, loin de faciliter la création d'un État palestinien viable, la rend plutôt impossible. Les Palestiniens qui désirent vraiment la paix doivent s'opposer à leurs compatriotes qui préfèrent éterniser le conflit.

 

[1] http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3072513,00.html

[2] http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/JPArticle/ShowFull&cid=1124677191782

[3] http://www.news.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2005/08/21/wmid21.xml&sSheet=/news/2005/08/21/ixnewstop.html

[4] http://uk.news.yahoo.com/24082005/325/palestinian-factions-vie-gaza-pullout-credit.html

[5] http://www.cbc.ca/story/world/national/2005/08/13/gaza050813.html

[6] http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/JPArticle/ShowFull&cid=1124677191918

[7] http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/JPArticle/ShowFull&cid=1124504877768

[8] http://www.news.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2005/08/21/wmid21.xml&sSheet=/news/2005/08/21/ixnewstop.html

[9] http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2005/08/21/MNG4GEB0E11.DTL

[10] http://www.btselem.org/english/Statistics/Casualties.asp

[11] http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3131624,00.html

 

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LE MYTHE DE GAZA

Israël a terminé son douloureux retrait de 25 implantations dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Bien que la majorité des médias aient présenté l'événement de façon exacte, certains mythes ont pourtant émergé.

Mythe : les Palestiniens recouvrent « leur » Gaza

En fait, les Arabes palestiniens n'ont jamais eu la souveraineté sur Gaza. Avant que les Israéliens en prennent le contrôle en 1967, Gaza était dirigé par les Égyptiens. Avant cela, c'était les Britanniques qui en avaient le contrôle, et avant eux, l'Empire ottoman.

Il n'y a aussi aucune similarité entre les revendications territoriales des autochtones américains et celles des Palestiniens puisque les Arabes palestiniens ne sont pas indigènes à la Palestine. Durant 622&endash;1922, la Palestine était à l'état sauvage, peuplée par des nomades épars et des groupes associés à des subdivisions provinciales dont les administra-tions changeaient souvent. Ce n'est qu'après la Guerre des Six Jours de 1967 que cette région a été considérée comme une «nation» arabe.

Mythe : le retrait de Gaza est une démarche israélienne pour conserver la Cisjordanie

C'est faux : Israël respecte la feuille de route et arrête l'expansion des implantations en Cisjordanie. Mais entre temps, les leaders Palestiniens continuent de se dérober à leur obligation de démanteler les organisa-tions terroristes.

Les observateurs mondiaux ont reconnu que le retrait de Gaza a marqué un virement important dans la politique d'Ariel Sharon concernant les implantations. Pourtant, les caricaturistes et les journalistes s'entêtent à le dépeindre comme un conquérant impérialiste et méchant.

Ils dénigrent les énormes concessions unilatérales faites par Israël où des communautés entières ont été sacrifiées dans l'espoir de créer la paix. Le désengagement était un processus traumatisant qui a failli déchirer la fragile société israélienne. Nier cela démontre que ces journalistes ont décidé de dépeindre Israël sous un jour négatif peu importe la réalité.

Source : http://www.honestreporting.com/articles/45884734/critiques/Stripping_Gaza_of_Its_Myths.asp

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