Le 22 mars 2004Source : Lettre d'information éditée par l'Ambassade d'Israël en France http://www.amb-israel.fr/
Opération israélienne contre Ahmed Yassin, chef et fondateur de l'organisation terroriste Hamas
Ahmed Yassin, chef et fondateur de l'organisation terroriste Hamas a été tué ce matin à bord de son véhicule, lors d'une attaque de l'armée de l'air israélienne. Yassin est le responsable direct d'une longue série d'attentats terroristes qui a causé la mort de dizaines d'Israéliens et de ressortissants étrangers.
Cette opération ne constitue pas un acte de vengeance. Elle s'inscrit dans l'effort constant d'Israël de lutter contre le terrorisme et ses sources. La brutale campagne terroriste menée par le Hamas n'a pour but que de tuer le plus d'Israéliens possible afin d'atteindre son objectif final : la destruction de l'État d'Israël.
La tentative de présenter Ahmed Yassin comme une sorte de leader spirituel modéré serait tout aussi ridicule que de présenter Ben Laden de la même façon. Sous son accoutrement pseudo religieux, Ahmed Yassin était un véritable terroriste qui a tiré profit de son influence spirituelle. Il a ainsi endoctriné des Palestiniens, y compris femmes et enfants, afin de les embrigader dans ses missions pseudos saintes de « djihad », pour qu'ils se donnent la mort en tuant des centaines de civils innocents.
Depuis Septembre 2000, Ahmed Yassin a personnellement donné son aval aux 425 attentats commis par le Hamas dans lesquels 377 personnes ont été tuées et 2076 blessées.
Parmi les attentats qu'il a personnellement commandités figurent :
- Lattentat-suicide contre la discothèque Dolphinarium à Tel-Aviv le 1er juin 2001 : 21 jeunes tués et 120 blessés.
- L'attentat-suicide contre l'hôtel Park de Netanya, pendant la célébration du repas traditionnel de la Pâque juive le 27 mars 2002 : 30 personnes tuées et 140 blessées.
- L'attentat-suicide contre un autobus qui conduisait des enfants à l'école à Jérusalem le 18 juin 2002 : 19 personnes tuées et 74 blessées.
- L'attentat-suicide commis par une palestinienne à Erez le 13 janvier 2004 : 4 personnes tuées et 5 blessées.
- L'attentat-suicide contre l'autobus n°19 à Jérusalem le 29 janvier 2004 : 11 personnes tuées et 14 blessées.
- L'attentat-suicide dans le port d'Ashdod le 14 mars 2004 : 10 personnes tuées et 12 blessées.
Des centaines d'autres Israéliens ont été victimes de la haine cruelle de Yassin, qu'ils soient dans un autobus, un restaurant, fassent leurs courses ou marchent simplement dans la rue.
Le Hamas, sous l'autorité de Yassin, a également développé de nombreux liens avec d'autres groupes terroristes. Grâce au soutien, structurel et financier en provenance d'Iran et de Syrie, le Hamas est aujourd'hui capable d'opérer dans le monde entier.
Israël, quant à lui, s'efforcera de parvenir à une solution politique basée sur l'application de la Feuille de route. La paix ne pourra être obtenue que lorsque les leaders palestiniens auront réellement renoncé à l'utilisation de la violence comme instrument politique.
Pour plus d'informations : cliquer ici http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH0ohf0
Retour
![]()
Valeurs Actuelles n° 3513 paru le 26 Mars 2004Israël : Guerre totale contre le Hamas
À l'arrière-plan de l'exécution du Cheikh Yassine : l'opération du Hamas à Ashdod, le 14 mars. Elle aurait dû se solder par une catastrophe chimique en Israël. Et mettre fin au plan de paix israélo-palestinien soutenu par les États-Unis.
Qui a guidé, le 22 mars à l'aube, les trois hélicoptères israéliens chargés de "l'exécution ciblée" de Cheikh Ahmed Yassine, le chef du mouvement isla-miste palestinien Hamas? Un drone - petit avion de reconnaissance,sans pilote, bourré de caméras, gravitant aux confins de la bande de Gaza et du territoire israélien - ou un correspondant au sol ? Peut-être a-t-il fallu les deux. Au mois de septembre, Cheikh Yassine avait échappé d'extrême justesse à une première tentative d'assassinat. Les missiles avaient frappé quelques mètres trop loin...
Paralytique depuis son adolescence (à la suite d'un accident de sport), recroquevillé dans un fauteuil roulant,toujours enveloppé d'un voile blanc, Yassine régnait par le verbe seul, comme tous les chefs de confréries islamistes. Il savait mélanger dans ses sermons et ses textes théoriques, avec une logique froide et implacable, le "djihadisme" des Frères musulmans, le nationalisme arabe et palestinien et un antisémitisme textuellement démarqué des Protocoles des Sages de Sion. Il savait former des disciples. Et mettre sur pied des organisations : éducatives et caritatives dans un premier temps, politiques dans un deuxième temps, et enfin "militaires", c'est-à-dire terroristes.
« Yassine méritait la mort », a déclaré le premier ministre israélien, Ariel Sharon, après l'exécution.Le fait est que le Hamas a revendiqué plus de quatre cents attaques contre Israël depuis septembre 2000, dont cinquante-deux attaques suicide. Et que ces opérations ont fait 425 morts et 2 076 blessés (israéliens ou étrangers, juifs, musulmans ou chrétiens). A l'échelle de la France, pays neuf fois plus peuplé qu'Israël,cela équivaudrait à près de quatre mille morts et vingt mille blessés. Les attaques suicide, à elles seules, ont fait 288 morts et 1 646 blessés. Parmi les attentats les plus odieux : celui de la discothèque Delfinarium de Tel-Aviv, le 1er juin 2001, qui tua vingt et un adolescents ; et celui qui, le 27 mars 2002, fauche à Netanya trente personnes qui allaient célébrer la Pâque juive.
Mériter la mort n'est cependant pas la même chose qu'être assassiné. En 1989, un tribunal israélien avait condamné Yassine à la prison à vie, à la suite de l'assassinat de civils palestiniens. Jérusalem avait pourtant accepté de le libérer en 1997, à la demande de la Jordanie. Plus récemment, le Département d'Etat américain avait proposé à Yassine une amnistie complète pour ses acti-vités passées, à la seule condition de renoncer au terrorisme. Le Cheikh est redevenu une cible l'été dernier,tant pour les Israéliens que les Palestiniens quand le Hamas a repris ses attentats contre des civils, après quelques semaines de "trêve". Et son sort a sans doute été scellé le dimanche 14 mars.
Ce jour-là, deux adolescents palestiniens âgés de dix-sept ans, Nabil Saoud et Mohamed Salem, recrutés et entraînés par le "bras militaire" du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam,se font exploser à Ashdod, le grand port industriel israélien, situé cinquante-cinq kilomètres plus au nord. Dix morts, une quin-zaine de blessés. Mais leur véritable but était de déclencher une catastrophe écologique en pénétrant dans une zone réservée aux produits chimiques : l'équivalent d'un Seveso ou d'un Toulouse-AZF. Repérés in extremis, ils se suicident "au rabais", conformément à leurs instructions.
A Gaza, le Hamas célèbre l'événement comme une grande victoire. Il diffuse une vidéo où les deux "martyrs" exposent leurs motivations. Des banderoles peintes, réalisées à l'avance, évoquent l'attentat chimique d'Ashdod tel qu'il avait été programmé et tel qu'il aurait dû se produire : une ville qui s'effondre au milieu des flammes et des nuées toxiques. Les Israéliens reconnaissent que l'organisation islamiste a marqué des points :
- les deux adolescents ont franchi le 13 mars la barrière de sécurité, réputée étanche, qui sépare Israël de Gaza. Un commando de deux personnes a tenté de forcer la barrière à la hauteur du kibboutz Nahal-Oz. Il a été détecté et anéanti. Mais cette diversion - méthode classique - a "masqué" l'entrée du second commando ;
- Les adolescents sont parvenus à se cacher pendant vingt-quatre heures en territoire israélien. Avant de rejoindre, semble-t-il, un cinquième terroriste qui leur a remis des ceintures explosives et les a conduits à Ashdod dans un véhicule à plaque israélienne. Un Palestinien infiltré à une autre date, un Arabe israélien ? Dans les deux cas, ce comparse a échappé à la surveillance de Tsahal et du Shin Beth, le service de sécurité intérieure.
Ces succès peuvent avoir une portée géopolitique et politique considérable. En franchissant la barrière de sécurité de Gaza, le Hamas remet en question une seconde barrière, en construction entre Israël et la Cisjordanie. Or la fiabilité de ces lignes de démarcation est la condition sine qua non, du point de vue israélien, à un retrait - unilatéral ou négocié - des Territoires autonomes palestiniens et à un démantèlement d'une partie ou de la totalité des localités juives qui y ont été créées depuis 1967. Et ce retrait, à son tour, conditionne la mise en place d'un Etat palestinien indépendant dirigé par des modérés : le but officiel - approuvé par les Etats-Unis - du gouvernement Sharon.
L'élimination du Hamas devient donc,après Ashdod,une priorité. Les Israéliens savent qu'ils feront l'objet de condamnations officielles, dans le monde arabe et en Europe. Ils savent que, dans un premier temps, le Hamas et les autres organisations terroristes de la région (le Hezbollah chiite libanais,le Tanzim et les Brigades al-Aqsa de Cisjordanie), tenteront d'intensifier leurs opérations. Mais ils savent aussi que Washington et de nombreux dirigeants arabes les soutiendront. Y compris des Palestiniens. Un conseil de guerre a lieu à Jérusalem le 14 au soir.Les jours suivants, Shaul Mofaz, le ministre israélien de la Défense effectue une courte visite aux Etats-Unis. Tandis que Sharon reçoit le roi Abdallah II de Jordanie dans son ranch du Néguev, Shakshimim ("Les Sycomores") : à égale distance de Gaza et d'Ashdod... Le dimanche 21, Conseil des ministres à Jérusalem. « Nous nous préparons à une guerre avec le Hamas, explique Mofaz. Elle passera par l'élimination ciblée des responsables et le démantèlement systématique des infrastructures... En termes généraux, les Américains soutiennent notre stratégie. Tout en se réservant le droit de nous poser des questions le cas échéant. » Sharon indique, pour sa part, que ses entretiens ave Abdallah II ont été "confiants". Le 22, après l'exécution de Yassine, l'Egypte annule les cérémonies qui devaient marquer le vingt-cinquième anniversaire du traité de paix avec Israël, tandis que l'Europe condamne le caractère "illégal" de l'opération. Washington réaffirme « le droit d'Israël à se défendre », tout en appelant les parties concernées « à faire baisser la tension ». L'Australie, fidèle alliée des Etats-Unis et d'Israël dans la lutte contre le terrorisme (notamment depuis le massacre de Bali, en 2002), soutient totalement l'opération de Gaza. Tzahi Hanegbi, le ministre israélien de la Sécurité intérieure, indique que « l'heure d'Abdelaziz al-Rantissi », le successeur de Yassine à la tête du Hamas, « arrivera elle aussi » : « Yasser Arafat ne devrait pas se croire invulnérable. »
Retour
![]()
Onu: veto américain à la condamnation de l'assassinat de Yassine
Vendredi 26 mars 2004
NEW YORK (AFP) - Le projet de résolution condamnant l'assassinat par Israël du dirigeant du mouvement radical Hamas, cheikh Ahmad Yassine, a été rejeté jeudi devant le Conseil de sécurité de l'Onu du fait du veto américain.
Objet d'intenses négociations pendant plus de 48 heures, le projet, déposé par l'Algérie au nom des Palestiniens, a recueilli 11 voix favorables et une contre.
Onze pays (Chine, Russie, France, Philippines, Angola, Chili, Pakistan, Espagne, Algérie, Bénin et Brésil) ont voté pour la résolution, trois (Grande-Bretagne, Allemagne et Roumanie) se sont abstenus et seuls les Etats-Unis ont voté contre.
L'ambassadeur américain John Negroponte a expliqué devant le Conseil que le texte, selon lui "déséquilibré", "gardait le silence sur les atrocités terroristes commises par le Hamas".
La Grande-Bretagne a expliqué avoir toujours condamné ce type d'exécutions extrajudiciaires, source selon elle de toujours plus de violence. Pour autant elle s'est abstenue, jugeant le texte "déséquilibré" et "isolant l'une des parties comme auteur des violences", selon l'ambassadeur Emyr Jones Parry.
S'exprimant aussi devant l'instance, le représentant algérien a dit sa déception.
Le Conseil de sécurité de l'Onu envoie le mauvais message au monde, a estimé l'ambassadeur Abdallah Baali, ajoutant que le Conseil "semblait condamné à échouer" dans sa gestion de la crise au Proche-Orient.
La France, qui a voté en faveur de la résolution, a regretté par la voix de son ambassadeur Jean-Marc de la Sablière, qu'il n'y ait pas eu consensus autour du texte, qui, longuement peaufiné, "condamnait les exécutions extrajudiciaires mais aussi tous les attentats terroristes contre des civils".
Le projet de résolution lançait "un message clair et fort aux parties", a-t-il dit, déplorant que le Conseil de sécurité se trouve "de nouveau paralysé sur cette question centrale" pour la paix et la sécurité internationale.
Présent au Conseil, l'ambassadeur israélien Dan Gillerman s'est félicité de ce résultat, regrettant, à l'adresse de l'Espagne, que des pays ayant souffert du terrorisme se soient prononcés pour cette résolution.
"Si vous aviez su, avant le massacre sanglant de vos concitoyens, qui allait mener cette action atroce, seriez-vous resté assis en laissant faire?" a-t-il demandé en fixant son homologue espagnol.
Le représentant palestinien, Nasser al-Kidwa, a répondu qu'"Israël n'est pas un pays passif, pacifique, sujet à des attentats venus de l'extérieur" et est lui-même "un groupe terroriste".
Il a dit ses regrets devant les Quinze, estimant que l'issue du vote allait susciter l'incompréhension de millions de personnes. "Le Conseil (de sécurité) a toléré et autorisé les actions illégales d'Israël pendant longtemps, il a toléré depuis 36 ans une occupation devenue colonialisme", a-t-il ajouté.
La Commission des droits de l'Homme de l'Onu (CDH) avait condamné mercredi l'assassinat de Yassine, dans une résolution adoptée à une large majorité. Les Etats-Unis avaient refusé de voter ce texte, vu comme "partial".
Retour
![]()
Le 24 mars, 2004À quand une minute de silence pour Yassine ?
Par Philippe Meyer
Jérusalem Post http://www.fr.jpost.comRarement Israël n'a été aussi seul. La liquidation par Tsahal du Cheikh Yassine, le fondateur et guide spirituel du Hamas et un des plus dangereux terroristes islamistes au monde, a évidemment déclenché les foudres des pays arabes.
Mais, plus surprenant, elle a aussi suscité un déluge de condamnations occidentales sans précédents. De l'Europe à l'ONU, en passant par le Pape lui-même, les principaux dirigeants de la planète - à l'exception des Etats-Unis - ont condamné Israël « sans réserve » (Chirac !) pour ce crime qualifié d'injustifiable et d'« illégal ».
Mais enfin messieurs, reprenez-vous ! Yassine n'était ni un chef d'État, ni un diplomate, ni même un militant politique, mais un terroriste de la pire espèce, souillé par le sang de plusieurs centaines de victimes civiles israéliennes. Un barbare fanatique qui, même en fauteuil roulant et derrière une barbe de vieillard, ne pouvait inspirer la moindre once de sentiment humain. Que Ben Laden soit éliminé par les forces américaines, et le monde criera justice. Que les leaders de l'ETA ou de l'IRA aient été éliminés par les forces espagnoles, françaises ou britanniques, et l'Europe a crié justice. Mais que le fondateur et dirigeant d'un groupe inscrit sur la liste noire du terrorisme du monde entier soit éliminé par Israël et on condamne sans vergogne.
Mais où va-t-on ? Hypocrisie, lâcheté, inconscience ? Sans doute un peu de tout ça à la fois. Mais avant tout un profond dédain d'Israël. Une fois de plus, ce qu'on accorde à n'importe quel pays au monde pour se défendre, on le refuse à Israël. On lui concède certes le droit de « protéger ses citoyens », mais dans le « cadre du droit international ». De qui se moque-t-on, en particulier lorsque cette exigence est formulée par le ministre des affaires étrangères britanniques qui, il est vrai, a tellement tenu compte du droit international pour envahir l'Irak ? Le monde tolère, voire accepte, un État d'Israël couché et subissant le terrorisme - fidèle en cela à l'image ancestrale du juif courbant l'échine avec un risque de disparition toujours présent - mais refuse catégoriquement un État d'Israël debout et se défendant pour son existence - fidèle en cela à l'image d'un peuple « "sûr de lui et dominateur » avec un risque de pérennité.
Rien n'a changé. Israël dérange de plus en plus.
En France, il faut souligner qu'outre les condamnations politiques officielles, la liquidation de cette bête féroce à la voix chevrotante qu'était le misérable Yassine a également suscité une vive émotion du CFCM (le conseil du culte musulman). Dans son communiqué, le CFCM fait état de sa « consternation » face à cet « acte odieux » dont a été victime un « vieillard handicapé dans son fauteuil roulant ».
Le CFCM présente ses condoléances aux « familles éprouvées et au peuple palestinien ». Rien que cela. Pas un mot sur les crimes commis par ce vieillard depuis des décennies. On aurait aimé entendre un tel communiqué de compassion extrême aux lendemains des attentats perpétrés par les islamistes à travers le monde depuis trois ans, dont le dernier à Madrid. Alors de deux choses l'une : soit le Président du CFCM, Dalil Boubakeur, a initié ou validé sans scrupule un tel communiqué, et on peut s'interroger sur la sensibilité « modérée » et ouverte qu'on lui prête généralement ; soit il a dû accepter un tel communiqué sans pouvoir s'y opposer et la preuve serait alors faite (si besoin était) que l'islam de France est en fait noyauté et dirigé par des fondamentalistes dangereux et aux ordres de l'étranger.
Dans les deux cas, un éclaircissement est désormais nécessaire. On ne peut s'en prendre à l'aveuglement ou la légèreté des dirigeants de la planète face à la menace islamiste mondiale, en fermant les yeux sur une telle menace grandissante chez nous.
Personne dans cet occident devenu fou n'a jugé bon depuis trois ans d'observer la moindre minute de silence pour les mille morts civils tombés en Israël sous la barbarie des terroristes ; il ne serait pas surprenant qu'au train où vont les choses, un tel honneur ne manquera pas d'être fait au vieillard en chaise roulante.
Retour
Le 24 mars 2004FRANCE-ISRAËL
Alliance Général Knig
http://www.france-israel.org
Communiqué de presse
LIQUIDATION DU CHEIKH YASSINE : L'EUROPE ÉRIGE LA LÂCHETÉ EN DOCTRINE.
Quand le 22 mars, Israël a le courage d'éliminer le cheikh Yassine, ce maître en haine, en appel au meurtre des Juifs et en terrorisme, le monde est quasi unanime dans la condamnation du justicier.
De la part des dictatures arabes, c'est l'aveu d'une identification avec les pires ennemis d'Israël.
De la part de l'Europe, profiter de la légitime défense d'Israël pour le condamner, c'est ériger la lâcheté en doctrine politique. Du même coup, c'est révéler que sa volonté de lutter contre le terrorisme n'ira pas jusqu'à mettre en cause les puissances politico-financières qui le soutiennent.
France-Israël accuse la plupart des médias d'avoir ajouté à la diabolisation d'Israël en appelant l'opinion à la considération et à la pitié pour un grand criminel maintes fois désigné comme un « chef spirituel » et un « paralysé en chaise roulante ».
France-Israël dénonce particulièrement la diplomatie française qui prétend voir « les racines du mal » dans le conflit israélo-palestinien (et dans la situation en Irak). Elle donne ainsi une justification au terrorisme et, avec perfidie, masque le refus existentiel d'Israël par les dictatures arabes derrière un conflit frontalier avec l'Autorité palestinienne.
France-Israël dénonce aussi le moralisme hypocrite du Vatican pour lequel la paix « ne peut être le fruit d'une simple démonstration de force », mais « est avant tout le fruit d'actions morales et légales ». Le Vatican ne peut pourtant ignorer la charte du Hamas où il est écrit que « les solutions pacifiques sont contraires aux principes du Mouvement ».
À tous, France-Israël rappelle cette forte pensée de Julien Benda : « La condamnation globale de la force avec refus systématique d'en considérer le but est un des plus sûrs agents d'immoralité dans le monde ».
Retour
![]()
Le 23 mars 2004La Raison et le Droit
Par Victor Perez
« L'esprit » Hamasien s'en est allé rejoindre les soixante douze vierges aux yeux amandes promises et destinées à tout shahid quelque soit son age. Le père fondateur, chef « spirituel » du Hamas et promoteur de sa chartre, Ahmed Yacine a été éloigné définitivement de sa quête d'une création d'un état islamique en lieu et place de l'Etat d'Israël. Les centaines de victimes israéliennes ont enfin obtenu partiellement réparation et Israël a perdu un ennemi. Tant mieux.
Mais au-delà de cette énième péripétie de ce conflit, qui n'en finit pas pour cause de haine antisémite viscérale, les réactions internationales laissent pantois tout démocrate, avocat des valeurs de Morales et de Justice dignes de ce nom.
Dans la planète « arabo-musulmane » les réactions sont, si l'on peut dire, « normales » :
- un deuil de trois jours a été décrété par le frère jumeau, Yasser Arafat, qui craint d'être le prochain sur la liste noire de Tsahal ;
- Rantissi affirme que « La guerre est désormais ouverte avec ces assassins, ces criminels et ces terroristes » ;
- les brigades Ezzedine Al-Qassam, branche militaire du Hamas, promettent un « tremblement de terre » causant la mort de « centaines d'Israéliens » ;
- Ahmed Qoreï, Premier ministre de l'Autorité palestinienne, spécule que « cet acte insensé et très dangereux ouvre grand la porte au chaos » ;
- Saëb Erakat parle de « crime ignoble » et réclame, encore, « une protection internationale » pour les « Palestiniens » ;
- le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, « confirme » le « terrorisme d'État dans sa forme la plus hideuse. Cette opération dévoile les intentions agressives d'Israël et traduit incontestablement son refus d'un éventuel retour au calme dans la région » ;
- le dirigeant iranien Ali Khaminaï assure que « l'anéantissement de l'État hébreu » doit être l'unique réaction.
Bref ! Rien d'inattendu de la part de ce « monde » qui illustre jour après jour son objectif anti-israélien.
Ce qui est abject par contre, mais guère surprenant, est l'attitude des ministres européens des Affaires étrangères dans leur condamnation unanime de cette élimination « contraire au droit international » ( !?!?). Israël, selon eux, serait ainsi dans « l'illégalité » pour avoir supprimer un commanditaire revendiquant haut et fort de nombreux démocides, qualifiés par ailleurs de « Crimes contre l'Humanité ».
Des démocides pourtant illégaux, mais « soutenus » - voire ignorés - par ces tenants de ce « droit international » rejoints dans ce prétoire anti-israélien par le « onde arabo-musulman ». Ces mêmes attentats-suicides, financés d'ailleurs par des gouvernements et dictatures toujours prompts à faire le procès à charge d'Israël et de ses alliés. Ces violences justifiées par des discours immuables de haine à travers le globe, appelant entre autre aux boycotts économique, politique, culturel, ou insultant la mémoire et l'histoire juives. Ces agressions encore et toujours encouragées par des « associations caritatives » totalement motivées par l'antisémitisme et/ou le combat de l'islamisme ayant comme finalité commune l'éradication d'un pays reconnu, comble de l'ironie, par la loi internationale.
Toutes actions, bien sûr, illégales mais jamais sanctionnées par une quelconque résolution de la part de ces procureurs onusiens ni par ces « vertueux » Européens plus apeurés par un débordement terroriste dans leurs frontières que respectueux de la loi internationale. Ces mêmes Européens qui n'auraient nullement hésité à « assassiner » préventivement les terroristes de Madrid si un renseignement leur serait parvenu à temps (dans le cas contraire, parions sur leurs procès pour incompétences à la protection des biens et des peuples dont ils ont la responsabilité). Ces mêmes gouvernements qui se féliciteront bientôt de la mise à mort sans jugement, si nécessaire, de Ben-Laden et de tous ses clones. Ces mêmes responsables politiques qui refusent la réalité de l'islamisme conquérant et se lient les mains pour l'avenir en se dissociant d'Israël et de son combat existentiel.
Bref ! Des Européens qui inspirent l'aversion par leur politique munichoise qui ne peut plus se dissimuler aisément.
Et l'on sait où une telle politique mène. Aux eux de choisir afin d'éviter à nouveau le déshonneur sans pour autant éviter la guerre.
Israël, quant à lui, a choisi. Le combat dans l'honneur, la Justice et la Morale.
**************************** Note de la direction de l'Association Amitiés Québec-Israël : les médias canadiens, en particulier la télévision française de Radio-Canada (Québec) adopte exactement la même attitude que celle de l'Europe. En effet, dans ses bulletins de nouvelles et à sa chaîne d'information RDI, Radio-Canada s'acharne sur Israël. Cette société d'État (!) donne principalement la parole aux critiques d'Israël : Rashad Antonius (bulletin de nouvelles du 21 mars, 23 h, RDI), Sami Aoun (divers bulletins de nouvelles à RDI le 22 mars), reportage français d'une heure (diffusé le 22 mars à 21 h), entrevue avec Yakov Rabkin, professeur à l'Université de Montréal (« La part des choses » à RDI, le 22 mars).
Le consul général d'Israël à Montréal, M. Marc Attali, a été invité le 22 mars, mais à part lui, seuls des gens de la gauche et de l'extrême gauche ou des correspondants pro-arabes prennent la parole sur les ondes de Radio-Canada. Personne du centre pour donner un point de vue différent ou une opinion contraire.
De plus, les 377 victimes juives du Cheikh Yassine sont passées sous silence.
C'est ainsi que l'information relative au conflit au Proche-Orient est continuellement biaisée au Canada.
Aidez nous à avoir une information juste et équitable. Écrivez pour vous plaindre :
Retour
LE CRIME NE DOIT PAS PAYER
Par Moshé Arens, ancien ministre de la Défense d'Israël
Article paru dans Haaretz le 20 janvier 2004Traduit par Albert Soued, www.chez.com/soued
Voir aussi : www.nuitdorient.com« Le crime ne doit pas payer », cela devrait être la devise de toutes les sociétés civilisées. La loi punit les criminels et dissuade ainsi les autres d'en faire autant. Un monde où le crime reste impuni mène tout droit à la jungle et à l'anarchie. Ceci est aussi vrai pour des individus qui commettent des crimes que pour des nations qui agressent criminellement d'autres nations. L'agression ne doit pas être récompensée, elle doit être punie. Il faut espérer que Saddam Hussein et ses admirateurs dans le monde aient maintenant compris la leçon.
La règle de conduite acceptée jusqu'ici sur le plan international est qu'un pays commettant une agression ne doit pas être « récompensé », après avoir été défait, notamment par la restitution de territoires perdus dans une guerre qu'il a initiée. La violation d'une telle règle est l'invitation explicite à une nouvelle agression.
De même, on ne peut accepter qu'un agresseur défait demande la restitution de territoires perdus comme condition pour mettre fin à une guerre qu'il aurait commencée ; en d'autres termes, on ne peut accepter qu'un agresseur défait dise « rendez moi les territoires conquis si vous voulez la paix ».
L'Allemagne n'a pas demandé et ne demande pas aujourd'hui le retour de territoires perdus en Pologne lors de la dernière guerre ; et le Japon ne demande pas la restitution de la Corée ou de la Mandchourie perdues lors de sa guerre d'agression en Extrême Orient.
Or ce schéma international ne semble pas vouloir s'appliquer à Israël et à ses voisins arabes. L'Égypte a attaqué quatre fois Israël, en 1948, en 1957, en 1967 et en 1973 et elle a été défaite les 4 fois. Pourtant ce pays a insisté que le Sinaï perdu durant ces guerres d'agression lui soit restitué. C'était la condition que l'Égypte a imposé pour terminer une guerre qu'elle a commencé ! Et Israël a accepté cette condition ! On n'a pas prêté attention aux implications morales d'une telle attitude, « récompenser l'agresseur au lieu de le punir ». On a négligé les conséquences pour l'avenir d'un tel précédent.
Si le premier ministre Begin a espéré que le traité de paix avec l'Égypte constitue pour les livres d'histoire l'« exception qui confirme la règle qu'un agresseur soit puni pour ses crimes », eh bien il s'est trompé !
Les litanies « territoires contre la paix » et « retour aux frontières de 1967 » sont nées à Camp David en 1977 et, depuis, elles sont devenues la hantise de notre pays.
Maintenant c'est le tour de la Syrie qui a attaqué Israël trois fois, en 1948, en 1967 et en 1973, sans succès en 1948, et subissant une grande défaite en 1967/1973, perdant le contrôle des hauteurs du Golan. Depuis très longtemps la Syrie encourage les terroristes du Hezbollah à attaquer Israël et elle héberge à Damas le siège d'organisations terroristes palestiniennes. Suivant l'exemple de l'Égypte, la Syrie demande la restitution des territoires perdus dans ses guerres d'agression et qu'Israël revienne aux frontières de 1967 ! La nouvelle doctrine « des territoires pour la paix » est aujourd'hui tellement bien ancrée dans la pensée des gens partout dans le monde, y compris dans celle de nombreux Israéliens, que cette exigence outrageuse semble être tout à fait normale ou raisonnable.
On a tendance à oublier que cette formule dénuée de sens moral a été utilisée par Hitler en 1939, quand il a déclaré qu'il laisserait l'Europe en paix, si les territoires polonais perdus lors de la 1ère guerre mondiale lui était cédés.
Les Syriens n'ont pas exigé cela des Turcs qui ont annexé la province d'Alexandrette en 1937, sachant parfaitement ce qui leur arriverait s'ils faisaient une telle demande de restitution. Mais Israël a maintenant la réputation d'une poire juteuse. Ayant cédé le Sinaï à l'Égypte pourquoi ne céderait-elle pas le Golan à la Syrie ?
Comme au Sinaï, au Golan il n'y a pas de « problème démographique » à nous lancer au visage. Le bon sens et les règles de conduite admises sur le plan international devraient inspirer la réponse de notre pays aux « ouvertures » de Bashar el Assad. Nous sommes bien entendu prêts à négocier un traité de paix avec la Syrie. Mais on doit simplement dire à Bashar el Assad « oublies le Golan et estimes-toi heureux si on ne te présente pas la facture de tous les dégâts causés à Israël et à ses citoyens, par ta conduite agressive durant 56 ans. Si tu saisis ce discours, nous serions heureux de nous asseoir et de discuter. Et surtout n'oublie pas, le crime ne paie pas ! »
Retour