Feuillet distribué le 21 avril 2006

«Papa nous a enlacées et embrassées très fort»

Le printemps était revenu, ce lundi 17 avril 2006, sur Tel-Aviv. Rien ne pouvait présager la tragédie qui allait faucher 9 vies, briser des familles, blesser et traumatiser 65 personnes.

Philippe Belhacen, 45 ans, avait décidé d'emmener deux de ses enfants, Linor (15 ans) et Ori (12 ans) à Tel-Aviv, pour leur acheter des vêtements en l'honneur de Pâque. «Lorsque nous avons entendu l'explosion, Papa nous a enlacés très fort. Et puis il m'a dit: 'prends le téléphone et appelle Maman pour lui dire qu'il y a eu un attentat.» Aussitôt après, Philippe s'est écroulé. Dans l'ambulance, il a dit qu'il avait été atteint par des éclats de l'explosion. Un des éclats l'a atteint dans la région du cœur et il a rendu l'âme avant même d'arriver à l'hôpital.

Philippe a sauvé Linor et Ori en les protégeant. «C'était un papa épatant, confie sa fille Lital (19 ans). Mon père n'a jamais fait de mal à personne. C'est injuste…» Philippe laisse derrière lui sa femme, Eti, et quatre enfants.

David Shaoulov, 29 ans, a été tué au moment où son épouse, Ludmilla (27 ans), enceinte de neuf mois, s'était rendue à l'hôpital car elle sentait qu'elle était peut-être en train d'accoucher. Peu de temps après, la terrible nouvelle lui parvenait. Ludmilla a alors insisté, contre l'avis des médecins, pour aller identifier le corps de son époux.

Le petit frère de David, Yossi (17 ans) témoigne : «David supportait toute la famille. Je ne sais pas ce que nous allons faire sans lui à présent.» À part sa femme et son frère, David laisse deux enfants : Idan, 6 ans, et Karine, 4 ans. Il laisse également une sœur, Ziva (24 ans).

Benyamin Hafouta, 47 ans, était le garde de sécurité du restaurant qui fut le théâtre de l'attentat. Lorsque le terroriste s'est approché, Benyamin s'est méfié. C'est alors que l'énorme déflagration a retenti dans tout le quartier. Il a été déchiqueté mais en empêchant le terroriste d'entrer dans le restaurant, Benyamin a permis d'éviter une plus grande catastrophe.

http://www.a7fr.com/Default.aspx?tabid=52&articleType=ArticleView&articleId=5759

Cet assassinat collectif d'Israéliens a été revendiqué par le Jihad islamique palestinien. Le chef du Hamas, Khaled Mashal précise: «Nous nions à Israël le droit d'exister, quelle que soit sa taille et quelles que soient ses frontières».

Les leaders palestiniens rejettent aussi le concept d'un État palestinien démocratique vivant en paix aux côtés d'Israël.

Lorsque les leaders palestiniens justifient l'assassinat collectif de Juifs par le fait qu'Israël «occupe la Palestine», ils ne parlent pas de Gaza ou de la Cisjordanie. Ils parlent de tout Israël. Il faut donc être soit complètement sot, soit antisémite &endash; ou les deux &endash; pour ne pas voir que cet assassinat fait partie d'une tentative de génocide contre l'État d'Israël et son peuple. C'est ce que le Hamas veut dire quand il parle de «libération de la Palestine».

www.menapress.com info # 011704/6

Retour