SUITE DES LETTRES ENVOYÉES AUX MÉDIAS DU QUÉBEC
(lettres de janvier à juin 2003)

Le 26 juin 2003

À : André Pratte
Quotidien La Presse
Montréal

Objet : La Presse du 26 Juin 2003, page 1, « Un raid meurtrier Israélien menace un projet de trêve », par Jooneed Khan

Plus pro Palestinien que cela, tu meurs, ou : le « cycle de violence continu », vu et raconté par La Presse de Montréal.

Le président George W. Bush déclare qu'il faut « prendre rapidement des mesures décisives contre les groupes terroristes…» Jooneed Khan : « Cette déclaration faite lors d'une conférence… dans la foulée d'une meurtrière attaque d'hélicoptère israélien contre la voiture d'un militant du Hamas dans la bande de Gaza, cela au moment même où trois groupes radicaux palestiniens élaboraient un projet de trêve de trois mois… »

Suivent ensuite toutes sortes de prétendues déclarations de « trêve » ou de « paix » du Hamas. Ensuite « le raid Israélien d'hélicoptères… sur Khan Younes » avec moult détails pour faire toujours passer Israël pour l'agresseur.

Et finalement, presqu'en fin d'article, ce qui normalement aurait dû faire la manchette : « PLUS TÔT, DEUX MILITANTS DES BRIGADES, BRANCHE ARMÉE DU HAMAS, ÉTAIENT TUÉS EN ATTAQUANT DES CASERNES DE L'ARMÉE ISRAÉLIENNE À BEIT HANOUN… ILS ONT TIRÉS DES ROQUETTES ET LES OCCUPANTS DES CASERNES SONT MORTS OU BLESSÉS a revendiqué le Hamas ».

Jooneed Kahn continue en voulant, une fois de plus, nous faire avaler la raison du soi-disant déclenchement de l'Intifada par Ariel Sharon lors de sa visite sur l'esplanade surplombant le Kotel. Même si nous savons tous aujourd'hui que cette Intifada était préparée de longue date, et que la « coïncidence » du déclenchement n'a été qu'un prétexte parmi tant d'autres, Jooneed Kahn persiste à vouloir propager une fausse assertion. À ce sujet, j'encourage tous les journalistes qui n'en sont pas encore convaincus de voir le film Décryptage. Je pourrais contacter le distributeur et organiser une séance privée spécialement pour eux s'ils le désirent.

Avant de nous parler de Jérusalem et venir nous rabâcher que Jérusalem est « le 3è lieu saint de l'Islam » Jooneed Kahn devrait consulter la bible. Il verrait que Jérusalem y est mentionnée des centaines de fois, alors qu'elle n'est citée nulle part dans le Coran. Pour les Juifs du monde entier, Jérusalem est, et restera la capitale éternele d'Israël. Jérusalem est la seule et unique ville sacrée des Juifs du monde entier.

Jooneed Kahn nous reprend à son compte pour la énième fois les fameuses statisques de l'AFP : 2 536 morts Palestiniens contre 768 Israéliens. Tant chez l'un et tant chez l'autre, sans aucune explication de qui, quoi, quand, comment. Il semble même regretter que le Hamas ait du mal à rattraper le compte. Je lui suggère de faire en même temps le compte de toutes les bombes humaines qui s'auto détruisent pour faire le plus de victimes possible, en prenant soin de farcir les explosifs avec de la grenaille et des clous rouillés.

Tout le reste de l'article nous parle de discussions pour d'éventuelles trêves par les Arabes pour nous faire absolument croire qu'eux ne sont que des « gentils » voulant la paix, face aux « méchants Israéliens ».

Monsieur Pratte, le titre de l'article de Jooneed Kahn dans La Presse d'aujourd'hui est tendancieux, ainsi que tous le texte l'accompagnant.

Ma lettre ne servira probablement pas à grand chose, mais il fallait que je vous le dise. J'espère qu'un jour le bon sens et, qui sait, l'impartialité, reviendront peut être au journal La Presse.

Et dans cette attente…, sincères salutations,

Edmond Silber,
Montréal

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Le 12 juin 2003

À : Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca); Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Redaction La Presse (redaction@lapresse.ca)

Objet : « Un cul de sac ? » - La Presse du 12 juin 2003

Messieurs,

En réference à la lettre de Mme Annie Leblond intitulée « Un cul de sac ? », publiée dans La Presse du 12 Juin 2003, je tiens à féliciter Mme Leblond pour ce résumé sur le conflit israélo-palestinien tout à fait objectif et réaliste.

Toutefois, je voudrais apporter quelques précisions quant à la solution pour règler ce conflit.

Mme Leblond écrit « Il n'y a qu'une seule façon d'empêcher ces deux extrêmes de se faire la guerre et ce serait la présence d'une force militaire internationale dirigée par l'ONU... ».

Je voudrais l'informer qu'Israël ne peut faire partie d'aucun comité au sein de l'ONU car ses voisins, qui détiennent la majorité, refusent catégoriquement sa participation à quelque comité que ce soit.

Mais, par contre, la Lybie préside aujourd'hui le « Comité des droits de l'homme », présidence qui était précédemment occupée par la Syrie. Ce qui est complètement risible quand on sait que ces deux pays sont totalitaires, anti-démocratiques et où les droits de l'homme sont bafoués tous les jours.

D'autre part, j'aimerais également informer Mme Leblond que sur quatre résolutions votées à l'ONU, trois sont contre Israël...

N'oublions pas non plus, la conférence sur le racisme organisée par l'ONU qui a leu lieu à Durban en septembre 2001, où on voyait des pancartes « Mort aus juifs » et « Dommage qu'Hitler n'a pas fini son job »...

Je ne pense donc pas que l'ONU soit la bonne organisation pour règler le conflit au Proche-Orient.

Bien à vous,

Julia Coriat

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Le 2 juin 2003

À : Joël Le Bigot
lebigot@montreal.radio-canada.ca

Objet : entrevue avec Monsieur Boniface

Bonjour Monsieur Le Bigot,

Je viens d'écouter l'entrevue que vous venez de faire avec Monsieur Boniface au sujet de son livre Peut-on critiquer Israël et j'avoue que ce qu'a dit l'auteur du livre était pour moi, qui suis juif et concerné par ce qui se passe au Moyen-Orient, relativement bénin, mais je n'ai pas lu son livre. Je pense, en effet, que l'on a le droit de critiquer Israël et sans être antisémite et sans demander la destruction de cet État.

Le problème de l'interview vient à la limite plus de votre côté. Je ne voudrais pas me montrer outrecuidant, mais ce qui m'a le plus gêné dans cette entrevue, c'est votre manque de sens critique par rapport à la démarche. Pas un instant vous ne vous êtes demandé : « Est-ce que la prémisse sur laquelle est basée le livre tient la route ? ».

Qui aujourd'hui dans les médias ou ailleurs se permet de ne pas critiquer Israël ou Sharon ? Combien d'intellectuels, de journalistes ou de chroniqueurs aujourd'hui se considèrent comme pros israéliens ? Quel est le dernier article paru dans un journal francophone, expliquant la situation au Moyen-Orient, ne critiquait pas les Israéliens ou leur politique ?

De la même façon, si on vous demandait : « êtes vous pro israélien ? » vous trouveriez la question incongrue. Au mieux vous répondriez : « oui, mais Sharon... les colonies, etc. ». Par contre, si on vous demandait : « êtes-vous pro palestinien ? » la réponse serait « oui », ou du moins, cette question entraînerait des propos bien rôdés, car souvent entendus, sur les souffrances des Palestiniens et leurs droits, etc.

Je pense qu'aujourd'hui critiquer Israël c'est, au mieux, enfoncer des portes ouvertes, au pire, c'est faire preuve de paresse intellectuelle, ou se conforter dans une pensée unique. Cette situation fait que des milliers de Québécois ou de Français peuvent descendre dans la rue et crier « Sharon assassin ! » mais que personne n'aura l'idée, de descendre dans la rue pour crier « Arafat assassin ! ». Le problème c'est qu'à force de forger ses opinions sur les dépêches de l'Agence France Presse, on finit par tout simplifier et ne plus rien comprendre, ou attiser la haine.

Ce type d'approche simpliste pour répondre à des questions complexes à fait que nombre de citoyens québécois, ou d'ailleurs, se sont trouvés déstabilisés quand Sharon a dit que « l'occupation » était inacceptable, ou quand ils ont appris que Abu Mazen (le nouveau premier ministre modéré de l'Autorité palestinienne) fait partie des révisionnistes qui pensent que les Juifs ont inventé la Shoa.

Si les médias avaient pris le temps d'expliquer les contextes, (qui est Sharon ? Que signifie la démocratie Israélienne ? Que prône l'OLP ?), ils auraient été moins surpris. Mais pour se battre contre des slogans, il faut construire un discours, et cette tache est longue et ardue, et je comprends que vous ne vouliez pas l'entreprendre.

C'est souvent plus facile de caresser dans le sens du poil des idées que l'on partage avec son interlocuteur; vous auriez été certainement plus vif si vous aviez interviewé une personne proche de Sharon. Malgré toutes les critiques que vous entendez quotidiennement sur Israël, vous pensez vraiment que le discours est équilibré et même que l'on se retient car on pourrait dire pire que ça ? Vous pensez que l'on dit tout sur l'Autorité palestinienne ou sur l'opinion qu'ont les Palestiniens sur la paix avec les Israéliens ? Vous pensez que, quand un autobus saute à Tel-Aviv, c'est bien de dire que c'est un militant (ou activiste) qui a fait le coup, mais que si c'est à Montréal, c'est ok de dire que c'est un terroriste ? Vous pensez peut-être aussi que certaines de ces affirmations sont absurdes mais que faites-vous vraiment pour que ça change ?

La vraie question devrait plutôt être : « Actuellement, est-il possible de dire du bien d'Israël ? » Pourriez-vous le faire ?

Alain Bidjerano,
Montréal

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À : Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca); Directeur Info La Presse Michel G. Tremblay (michel-g.tremblay@lapresse.ca); Éditorialiste en chef, La Presse André Pratte (apratte@lapresse.ca); Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Président La Presse, Guy Crevier (gcrevier@lapresse.ca); Redaction La Presse (redaction@lapresse.ca); Vice-Président La Presse, Philippe Cantin (pcantin@lapresse.ca)

Objet : Controverse diplomatique autour d'un demandeur d'asile. Un juge reconnait Israël coupable de crimes de guerre - Journal La Presse du 17 mai 2003, Montréal ; par Laura-Julie Perreault

Messieurs,

Je ne comprends pas qu'un juge montréalais puisse se permettre d'accuser de crimes de guerre un pays qui se trouve à des millers de kilomètres de Montréal et dont il ne connait ni l'histoire ni l'origine du conflit qui l'oppose à ses ennemis. La meilleure preuve en est qu'il ne fait aucune différence entre l'armée du Sud Liban, qui est une milice Chrétienne libanaise, et l'armée israélienne !

D'après ce que je comprends, M. le juge Stephane Handfield s'est basé sur les dires de gens comme Mme Anne Sainte-Marie qui manipulent l'information pour justifier leur position politique.

Je vous rappelle que le Hezbollah, qui est au centre de la dispute, a été placé récemment par le gouvernement canadien sur la liste des organisations terroristes !

D'autre part, comme vous devez le savoir, dans les années 1970 à 1980, les relations entre les Libanais chrétiens et les Libanais musulmans étaient très tendues, voire sanglantes, et Israël, que ce juge a accusé de crimes de guerre, n'avait rien à voir dans ce conflit.

Par contre, à la même époque, Israël a dû combattre des terroristes palestiniens et le Hezbollah qui se servaient des camps de refugiés comme boucliers humains. Les choses n'ont pas beaucoup évolué : cette fin de semaine, 5 attentats ont été perpétrés contre Israël par des terroristes palestiniens. Dans ce cas, si le juge Handfield pense qu'il peut juger Israël, quand va-t-il accuser le Hezbollah, le Hamas et le Jihad et, par extension, Yasser Arafat pour crime contre l'humanité ?

Quant aux juifs soviétiques dont vous faites mention, je voudrais vous informer que ces fameux « réfugiés » ont pu quitter l'ex-Union Soviétique grâce à des organisations juives qui ont travaillé très fort pour que tous les Juifs de ce pays, qui vivaient à l'époque dans la misère, puissent retourner dans le pays de leurs aieux. Sauf que beaucoup de ces soit-disant « Juifs » ont profité de cet avantage et se sont prêtés au processus pour quitter l'ex-URSS dans l'intention de se réfugier en Occident et particulièrement au Canada. Pour ce faire, il leur fallait des bonnes ou mauvaises raisons pour se faire accepter comme « réfugiés », entre autre pour « mauvais traitements » subis en Israël !

Bien à vous,

Julia Coriat

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À : Radio-Canada, RDI, à Montréal

 Objet : émission RDI Le journal, vers 19 h 10, jeudi le 24 avril 2003

Doit-on appeler un chat, un chat ?

« Don't be shy », il faut appeler un chat, un chat. Dans le cas de ceux que vous appelez « activistes », moi je dirais plutôt qu'une personne qui sciemment tue sans discrimination femmes et enfants, devrait être appelée un lâche, mais ça c'est personnel.

À RDI, aux nouvelles de 19 h ce jeudi 24 avril 2003, vers 19 h 10 la journaliste nous dit, en parlant du prochain premier ministre désigné dans les territoires à forte densité arabe de Judée et Samarie, que le Hamas aurait lancé un avertissement de surtout, « ne pas faire la guerre aux 'activistes' ». Ce matin, à la radio FM 95.1, j'ai aussi entendu Marie France Bazzo utiliser le mot « activiste » à plusieurs reprises.

Il me semble que des gens qui sement la terreur s'appellent des terroristes et qu'habituellement on emploie le mot activiste pour des gens qui s'adonnent à des activités en général plus paisibles que d'aller se faire sauter dans le but évident de faire le plus de morts possible et de semer au maximum la terreur. (Pour faire le plus de victimes et encore plus de terreur, on prend bien soin de truffer la dynamite avec un maximum de clous et de boulons.)

Pour en avoir le cœur net je suis allé consulter mon dictionnaire et voici ce que j'ai trouvé.

activiste adjectif et nom
Relatif à l'activisme ; qui en est partisan.
Le Petit Larousse Copyright © Larousse/HER, 1999 © Havas Interactive, 1999

activisme nom masculin
1. Attitude politique qui préconise l'action directe.
2. Attitude morale qui insiste sur les nécessités de la vie et de l'action, plus que sur les principes.
Le Petit Larousse Copyright © Larousse/HER, 1999 © Havas Interactive, 1999

terroriste adjectif et nom
1. Qui organise un acte de terrorisme, y participe.
2. Sous la Révolution française, s'est dit, après la chute de Robespierre, des acteurs de la Terreur.
Le Petit Larousse Copyright © Larousse/HER, 1999 © Havas Interactive, 1999

terrorisme nom masculin
Ensemble d'actes de violence (attentats, prises d'otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d'insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l'égard d'une communauté, d'un pays, d'un système.
Le Petit Larousse Copyright © Larousse/HER, 1999 © Havas Interactive, 1999

En anglais on dit « don't be shy ». Il ne faut surtout pas céder au chantage. Pour nous attendrir et justifier leurs actes de barbaries, les terroristes se donnent une image de persécutés, perpétuent leurs status de réfugiés et, chez vous, ils deviennent des « activistes ». Ce n'est pas un problème de désespoir, c'est un problème de religion. N'oubliez pas les 72 vierges « qui les attendraient » au paradis (en plus de la prime de 25 000 $ que donnait « tonton Saddam » à la famille de la bombe humaine). C'est au nom d'Allah que ces terroristes, terrorisent la population en se faisant exploser parmi elle.

Mesdames et Messieurs les journalistes, utilisez les mots appropriés pour chaque situation. Quelqu'un qui organise ou participe à un massacre pour semer la terreur, qui par ses actes de violence veut créer un climat d'insécurité, qui exerce un chantage pour arriver à ses fins, qui enseigne la violence dans les écoles, ou qui, pour satisfaire sa haine, prêche le massacre des Juifs, des mécréants et des infidèles dans ses lieux du culte, est, d'après Le Petit Larousse, un TERRORISTE.

On n'a pas besoin d'être linguiste pour comprendre cela.

PS : site à consulter
http://www.upjf.org/documents/showthread.php?s=&threadid=4348

Influence de l'Autorité Palestinienne sur la presse étrangère, Dan Diker

Les agences de presse étrangères sont devenues dépendantes des cameramen palestiniens, qui résident souvent sur la Rive Occidentale [du Jourdain = Judée-Samarie], du fait que Tsahal interdit aux cameramen israéliens de travailler dans les zones palestiniennes. Le résultat est que les prises de vues des informations télévisées se concentrent tous les jours sur les victimes palestiniennes.

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Le 13 avril 2003

À : journal Le Devoir
redaction@ledevoir.com

Zéro de conduite pour un plan de « paix » appelé « Road Map »

Réflexion sur la tenue de route pour « A so-called road map plan » ou une route truffée de mines et de bombes à retardement

La presse anti « sioniste » et paranoïaquement anti juive, dans un style n'enviant rien aux négationnistes, veut absolument nous faire avaler que le problème du tueur Saddam Hussein était intiment lié aux problèmes auto infligés des arabes de Judée-Samarie. Leurs questions reviennent constamment : « et maintenant est-ce que Bush va aussi imposer à Israël….. blablabla …… »

La troïka européenne France-Allemagne-Russie, la Belgique, avec son anti juif notoire Louis Michel en tête, et quelques autres pays vendus au pétrole arabe, font et continueront de faire de fortes pressions sur les Américains pour qu'une solution à grand renfort de tordage de bras soit imposée à Israël. À l'image des négationnistes, ils veulent à tout prix faire avaler aux non initiés qu'Israël est la source du problème au Proche-Orient et que les réactions de Saddam étaient presque, à la limite, compréhensibles. Ils feignent oublier tous les gazages qu'ont subi des milliers de citoyens irakiens au nord de l'Irak et les Iraniens lors de la guerre avec l'Iran. Ils feignent oublier tous les meurtres arbitraires d'opposants au régime. Ils passent sous silence les primes versées par Saddam aux familles et proches des Arabes qui, harnachés en bombe humaine, se sont fait sauter en prenant bien soin de massacrer le maximum d'innocentes victimes israéliennes. Ils ne veulent pas voir que pour Arafat et ses sbires, ce n'est pas un état « Palestinien » à côté d'Israël qu'ils veulent, mais, Dieu nous préserve, un état à la place d'Israël. Allez sur n'importe quel site Internet « palestinien » ou islamique intégriste et vous verrez leurs cartes de la région.

Une fois le compte de Saddam Hussein bien réglé, méfions nous de toutes solutions à l'emporte pièces que voudraient imposer les États-Unis à Israël. « A road map », une route truffée de mines et de bombes à retardement qui, à l'image d'Oslo, risquerait de nous sauter dans la face à tout instant. À Oslo, rêvant de paix, on a voulu à tout prix faire revenir Arafat et sa bande de terroristes. Ne dit-on pas « Chassez le naturel, il revient au galop » ? On a beau avoir voulu rêvasser et repeindre Arafat en blanc, cela n'a fait que masquer la m…. qu'il y avait dessous.

Que l'on commence par faire taire ces mollahs qui, le vendredi dans leurs sermons, ne font que prêcher la haine et appellent au meurtre de tout infidèle ou mécréant. Ils entendent par là tous les non musulmans, je dis bien tous non musulmans sans exception. On aurait pu espérer qu'Oslo aurait amené un changement d'attitude ne serait-ce que dans le système éducatif. Et bien non, tout au contraire. L'endoctrinement de la haine du Juif dès leurs plus jeunes âges des enfants des garderies et des écoles du Proche-Orient a été intensifié. Les seules chansons qu'on y enseigne sont des chansons appelant à la guerre où le terroriste rebaptisé « martyr » y est louangé avec garantie d'aller directement au paradis. Les seuls jouets que l'on y trouve sont des répliques d'armes légères ou de ceintures formées de bâtons de dynamites factices.

Qui peut nous garantir que cela ne se passe pas aussi chez nous, oui, ici même, au Canada ? Que l'on ne s'y méprenne pas : nous faisons face à une vraie guerre de religions car, sans cela, le problème des camps de « réfugiés » aurait été réglé depuis longtemps. Alors qu'Israël a absorbé tous ses réfugiés en provenance des pays arabes (au delà d'un million), les Arabes, eux, ont volontairement laissé pourrir les leurs, qui étaient à l'époque seulement 200 000 à 300 000, dans ce qu'ils veulent, même 50 ans plus tard, absolument continuer à appeler des « camps de réfugiés ». À Gaza, au lieu de laisser s'entasser dans une toute petite bande de terrain des centaines de milliers d'Arabes, pourquoi est-ce que l'Égypte n'a pas accepté de céder une partie de désert coté Sinaï ? Avec l'aide d'Israël, après cessation de tout état de belligérance, cet endroit se serait transformé en un petit paradis, plutôt que, comme les arabes l'ont toujours voulu, laisser pourrir la situation et perpétuer Gaza en un bidonville.

À vrai dire, on ne connaît pas encore vraiment le fameux plan que les Amiricains appellent « Road map ». Mais d'après les échos que j'ai entendus, cela ressemblerait étrangement aux « accords » d'Oslo. D'après des témoignages de gens très proches de l'entourage d'Arafat, nous savons maintenant qu'Oslo, pour les Arabes, n'était qu'une mise en scène stratégique. La religion musulmane les autoriserait à mentir si, à un moment ou l'autre, ils penseraient se trouver en position de faiblesse. Aucun accord ne peut tenir dans ces conditions. Il y aura toujours un doute, à savoir, est-ce que votre interlocuteur se pense en position de faiblesse ? Dit-il la vérité ou va-t-il revenir sur sa parole ?

Pourquoi, lorsqu'elle a fait la paix avec Israël, l'Égypte n'a pas voulu garder Gaza ? Pourquoi, après 1948, lorsque la Transjordanie s'était appropriée la Judée-Samarie, n'a-t-elle pas donné ou facilité l'indépendance aux Arabes qui y habitaient ? Pourquoi le défunt roi Hussein de Jordanie, lors du tristement célèbre septembre noir, a-t-il fait massacrer des milliers d'arabes originaires de ce que l'on appelait à l'époque la Palestine ?

Bien sûr, qu'Israël veut la paix. Seul Israël est allé aussi loin dans ce que les rêveurs de paix appelaient « land for peace ». Seul Israël, au cours des tentatives de paix, que ce soit à Oslo ou à Taba, a accepté de donner une autonomie aux Arabes occupants la Judée-Samarie et Gaza comme personne d'autre ne l'avait jamais fait auparavant. Et qu'est-ce qu'a obtenu Israël en récompense ? L'Intifada. Consultez les cartes qu'utilise aujourd'hui-même Arafat et ses complices : il n'y a tout simplement pas d'Israël ! Tout est « Palestine ». Dieu nous préserve. À ce que je sache, la fameuse chartre de l'OLP, mise a part une petite déclaration pour la presse, marmonnée lors d'une de leurs réunions, n'a toujours pas été modifiée et a toujours pour objectif principal la destruction totale d'Israël. Mais cela, vous n'en entendrez jamais parler. On se met tout simplement la tête dans le sable.

Comment peut-on sincèrement vouloir faire la paix alors qu'en arrière on continue l'endoctrinement de la haine et du meurtre ? Il faut, de part et d'autre, que le désir de paix soit vraiment sincère, autrement, non seulement cela ne marchera jamais, mais il faudrait y voir une ruse, même un autre acte masqué de belligérance de la part des Arabes.

Dear Mr. President, en tant que bon stratège militaire, avant de prendre la route à l'aide de votre « Road map » prenez bien soin auparavant de déminer le terrain. N'essayez pas d'imposer une solution perdue d'avance. Si le passé est garant de l'avenir, avec Arafat, tout ne fera que recommencer, car si votre « Road map » doit être à l'image d'Oslo, il ne tiendra malheureusement pas la route. Une « Road map » doit absolument passer par Jérusalem.

Edmond Silber
Montréal

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Le 9 avril 2003

À : Jean Luc Mongrain, TQS
Émission Le grand journal
gjournal@tqs.qc.ca

Cher Monsieur Mongrain,

J'ai ouvert mon poste de télé juste au moment où vous disiez en substance ceci : « maintenant que l'Irak est envahi par une armée d'occupation... ». Non Monsieur Mongrain, ce n'est pas une armée d'occupation qu'il y a en Irak, mais une « armée de libération ».

Il n'y avait pas de doute, les images à la télé parlaient d'elles même. Même si les Américains les ont aidé un peu vers la fin, c'est la foule qui a fait tomber la grande statue de Saddam. Les grands partisans de Saddam se sont sauvés comme des lapins. Où sont passés ces vaillants protecteurs du tyran Saddam ?

Votre « spécialiste » du Proche-Orient, Morteda Zabouri, y est allé avec ses vieilles rengaines comme, et je cite de mémoire : « qui va décider maintenant qui est un tyran, et quel pays il faut libérer ? ». Je trouve qu'il fait de l'ironie à bon marché sur le dos de ces braves GI américains qui ont risqué et perdu leurs vies pour nous tous. Nous savions tous que Saddam était un tyran sans aucun scrupule, et qu'il était urgent d'enlever cette gangrène qui infectait l'Irak et tout le Proche-Orient. Je comprends que les Arabes de Judée et Samarie vont le pleurer. Tu penses ! Ils ne recevront plus la prime au meurtre de 25 000 $ pour chaque assassinat multiple par bombe humaine. Et la rente pour les familles de ces assassins, mais oui, fini ça aussi.

Eh oui, la chartre des droits de l'homme c'est pour tout le monde, même pour la Syrie, l'Iran, l'Arabie Saoudite, etc., et tous les autres pays à régime totalitaire. Nous parlons de globalisation, et bien certains pensent globaliser le terrorisme. Le système soviétique croyait avoir trouvé la panacée avec sa « dictature du prolétariat » et tout c'est finalement écroulé comme un château de carte. Merci aux Américains de globaliser l'ordre et le maintien de la paix dans l'univers.

Passez une bonne journée,

Edmond Silber
Montréal

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Le 1er avril 2003

À : maisonneuve@montreal.radio-canada.ca

Objet : le film Décryptage, suite ?

Cher Monsieur Maisonneuve,

Juste une petite note pour vous féliciter de votre participation au débat qui a suivi la projection du film Décryptage au cinéma Paramount le 26 mars dernier.

Ce débat mettait en accusation une certaine presse consciemment ou inconsciemment biaisée, pro-palestinienne (pour ne pas dire anti-israélienne et judéophobe) et utilisant son pouvoir à délégitimer Israël, à en faire une « puissance coloniale avec une société raciste, nazie ».

Votre présence à cette discussion pour le moins animée fut rafraîchissante parce qu'elle nous laisse entrevoir une lumière au bout du tunnel en ce qui concerne les médias québécois.

Je me permets par ailleurs d'attirer votre attention sur le fait qu'au journal télévisé de 20 h, sur France 2, retransmis le 31 mars à 18 h 30 sur le canal 15 (TV5), M. Saad Salman, réalisateur irakien en exil, a vivement critiqué le traitement médiatique de la guerre en Irak par la télévision française qu'il a accusée « d'être le prolongement de la télévision de Saddam Hussein » et de sa propagande.

Ce professionnel de l'image a estimé que ce traitement, partiel et partial, constituait une « insulte aux 4 à 5 millions d'Irakiens en exil » et assimilé France 2 (chaîne publique) à Télé Bagdad. M. Salman a réalisé « Baghdad On/Off » (2002), un film tourné clandestinement en Irak.

Cet incident, soulevé par un non juif, à propos d'un conflit autre que le conflit israélo palestinien, tendrait à confirmer le soutien (peut-être la dépendance ?) des médias français à la politique étrangère de la France.

Et ceci peut s'avérer inquiétant dans un pays comme le nôtre où ces mêmes médias (et particulièrement l'Agence France-Presse) sont considérés comme les principaux fournisseurs de nouvelles.

Respectueusement vôtre,

Jacques Sabbag

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Le 30 mars 2003

À M. André Pratte, La Presse
apratte@lapresse.ca

Objet : le conflit Israélo-palestinien

Cher Monsieur Pratte,

À la suite de votre lettre du 19 mars 2003, permettez-moi de vous faire part de mon désaccord sur les points soulevés.

Vous dites que depuis plusieurs années vous vous efforcez à assurer une couverture équilibrée, notamment en envoyant vos reporters en Israël.

Effectivemment, j'ai noté que Mme Rima Elkoury s'est rendue le 17 Mars 2003 à Tel Aviv, et le 19 Mars 2003 à Jérusalem, d'où elle nous a envoyé deux reportages qui, à mon avis, et encore une fois, ne reflètent pas la réalité israélienne :

1) « SOUVENIRS DE SCUDS À TEL AVIV » : paru dans La Presse du 17 mars 2003 où Mme Elkoury interview Tikva, une juive irakienne. Les réponses de Tikva m'étonnent énormément, particulièrement quand elle dit « on vivait bien en Irak, mais les sionistes ont commencé à nous causer des problèmes afin de nous encourager à aller nous établir en Israël... ». À mon avis, ou bien Tikva n'est pas au courant de la situation des juifs en Irak avant 1948, ou elle est innocente, ou elle a été manipulée. A-t-elle oublié que, à la création de l'État d'Israël, la vie de tous les juifs vivant dans des pays arabes était en danger ?

Pour votre information, les juifs en Irak, bien avant la création de l'État d'Israël, vivaient dans la terreur, la frustration et l'humiliation. Voici deux exemples parmi tant d'autres :

- en 1941, à l'occasion d'un changement de gouvernement qui a duré 24 heures, les Irakiens ont profité de ce changement de régime pour envahir le quartier juif où ils ont volé, violé, tué, blessé, massacré. Cet événement sanglant appellé « Farhoud » est encore dans la mémoire des Juifs irakiens. Ceci sans compter le fait que le gouvernement irakien avait des relations exceptionnement bonnes avec Hitler et les nazis à l'époque de l'holocauste !

- après 1948, lors de la création de l'État d'Israël, plusieurs juifs ont été pendus pour accusations non fondées devant une foule en liesse. Tous les biens des juifs ont été confisqués par le gouvernement ainsi que leurs passeports. Leur sécurité était mise en jeu par le gouvernement irakien et la population. Après maintes négociations, les juifs ont pu se sauver en laissant leurs biens aux mains de leurs ennemis et ce, pour protéger leurs vies et celles de leurs enfants.

2) « Le neveu de Netanyahu dit non à la guerre » paru dans La Presse du 19 mars 2003 : ici, Mme Elkoury a cherché le cas particulier qui ne reflète absolument pas la vie de tous les jours en Israël.

Croyez-vous donc que ces deux reportages reflètent la réalité israélienne et les vrais problèmes auxquels les Israéliens sont confrontés quotidiennement, tels que le terrorisme sauvage qui sévit contre les jeunes en particulier et la crise économique due à l'Intifada.

D'autre part, dans votre éditorial « pourquoi ? » dans La Presse du 18 mars 2003, vous écrivez « L'Irak a violé les résolutions du Conseil de Sécurité... Mais d'autres pays, notamment Israël, ont fait la même chose... ». À ce sujet, je voudrais vous informer que les fameuses résolutions qu'Israël a violé étaient des résolutions inacceptables qui ont été mises sur la table et votées par les 22 pays arabes qui font partie du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Juste pour vous rappeller quelques faits concernant les Nations Unies. Je suis sûre que vous savez que la Présidence du Comité des Droits de l'Homme est tenue par la Lybie, dont le bilan des Droits de l'Homme laisse rêveur, Présidence tenue précédemment par la Syrie, qui occupe le Liban depuis des années sans aucune réprobation de la communauté internationale.

Je vous demanderai donc, encore une fois, d'essayer d'être juste et impartial dans ce conflit et d'arrêter votre critique négative quant à Israël qui est, comme vous le savez, la seule démocratie de la région et qui, avec une population de 4,8 millions de Juifs israéliens et 1,2 million d'Arabes israéliens, est entourée de 300 millions d'ennemis.

Avec mes meilleures salutations,

Julia Coriat
Montréal

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Le 16 mars 2003

À : Rédaction La Presse (redaction@lapresse.ca); Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca)

À l'attention de : Guy Crevier, président et éditeur ; Philippe Cantin, vice-président à l'Information et éditeur adjoint ; Éric Trottier, directeur de l'Information ; André Pratte, éditorialiste en chef.

Objet : le conflit israélo-palestinien

Messieurs,

En tant que lectrice assidue de La Presse depuis quelques années, je viens, par la présente, apporter quelques commentaires et questionnements sur la couverture médiatique de votre journal sur le conflit israélo-palestinien.

Depuis le début de l'Intifada, les nouvelles qui nous arrivent de la région sont en général en provenance de l'Agence France Presse, dont les meilleurs clients sont les pays arabes. Ce qui nous fait douter de l'impartialité de cette agence.

D'autre part, La Presse envoie régulièrement des correspondants sur place qui, en général, vont directement chez les Palestiniens (pas une minute à perdre en Israël…) pour nous faire un rapport détaillé des « atrocités » commises par les soldats israéliens, des difficultés de la vie quotidienne due aux check points, de « l'occupation », des peurs des Palestiniens, et même du refus des Israéliens de donner des masques à gaz aux Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, etc. Je pourrais faire ici une liste des récriminations d'une page entière.

Mais, en ce qui concerne les Israéliens, rien ! Nous avons l'impression que ce sont des marsiens qui vivent sur la planète Terre. Rien ne les atteint, ni le terrorisme, ni les kamikazes, ni les bombes qui tuent leurs enfants !

Aucun de vos correspondants ou reporters n'a eu « l'audace » d'aller voir ce que les mères israéliennes dont les enfants ont eu la mauvaise idée de se retrouver à coté d'un kamikaze ressentent, comment les handicapés du terrorisme s'en sortent, comment ceux qui ont vécu un attentat vivent ce traumatisme, comment ceux qui redoutent de vivre un attentat vivent cet autre traumatisme, la peur des mères qui chaque fois que leurs enfants vont à l'université, prennent un autobus, vont dans des restaurants ou des boites de nuit (avez-vous remarqué que ce sont toujours les jeunes et les enfants qui sont atteints), etc.

Jamais un de vos journalistes n'a eu l'idée de nous parler des familles israéliennes qui vivent dans la pauvreté parce que les parents ont perdu leur emploi et ceci dû au fait que, depuis le début de l'Intifada, plus un touriste ne s'aventure en Israël. Pour votre information, l'industrie du tourisme en Israël était un des maillons de l'économie dont les Palestiniens profitaient aussi.

Mais, excusez-nous, j'avais oublié que Mme Gruda avait fait une série de reportages sur deux familles, l'une Palestinienne dont le mari ne pouvait plus travailler à cause des fameux check points et une des rares familles israéliennes francophones qui ne souffrait ni de traumatisme, ni de chômage. Quel déséquilibre flagrant !

Comment se fait-il donc que tous les médias sont braqués sur la souffrance des seuls Palestiniens ? Personne ne veut voir ce qui se passe ce l'autre coté de la barrière ? Evidemment, il vaut mieux prendre position pour l'opprimé : le Palestinien, que pour l'oppresseur : l'Israélien !

Mais qui veut la guerre, qui veut la paix ? D'après les sondages que vous avez publié récemment, une majorité d'Israéliens est d'accord pour la création d'un État palestinien et veut la paix, tandis qu'une majorité de Palestiniens est d'accord pour continuer l'Intifada !

Je ne vous parlerai pas ici de M. Barak, M. Clinton et de la proposition de paix que M. Arafat a rejeté du revers de la main… et qui, en réponse à cette proposition, a lancé l'Intifada.

Tout ceci pour vous demander d'essayer d'être juste et impartial dans ce conflit et d'essayer de voir l'autre coté de la médaille.

Avec mes remerciements anticipés,

Julia Coriat,
Montréal

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Le 15 mars 2003

À : Bill Graham, ministre des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada (graham.B@parl.gc.ca)

Objet : la Syrie demeure une menace pour le Moyen-Orient

Honorable Bill Graham,

Alors que l'attention du monde est tournée vers Saddam Hussein et ses armes de destruction massives, la Syrie continue à être une menace pour la stabilité de la région.

En effet, la Syrie continue à occuper le Liban, supporte et finance le groupe terroriste Hezbollah et lui permet de lancer des opérations militaires contre Israël ainsi que d'acheminer à travers le territoire syrien des armes fournies par l'Iran.

D'autre part, la Syrie rejette régulièrement les demandes des États-Unis relatives au financement du terrorisme palestinien, dont les groupes tels que le Hamas et le Djihad islamique ont leur quartiers généraux en Syrie, et à son support du Hezbollah. À ce sujet, le nouvel ambassadeur de l'État d'Israël aux États-Unis, Dan Gillerman, déclarait récemment :

« Quelle est l'utilité d'une campagne contre le terrorisme lorsqu'on voit des États ne pas remplir d'une manière flagrante leurs obligations dans ce domaine-là, échapper à toute condamnation et occuper des positions importantes aux Nations-Unies ?

Je dois souligner avec acuité la contradiction saisissante existant entre la présence de la Syrie, comme membre à part entière au Conseil de Sécurité des Nations Unies et la poursuite du support indéfectible accordé par Damas à pas moins de 10 organisations terroristes différentes. »

En outre, comme Saddam Hussein, la Syrie possède des armes chimiques et prévoit se doter d'armes nucléaires avec la collaboration de l'Iran, de la Lybie et de la Corée du Nord.

En tant que membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, ce qui paraît inconcevable vu que la Syrie parraine et supporte le terrorisme et a un bilan funeste en matière des droits de l'homme, ce pays s'oppose aux États Unis et à la Grande-Bretagne quant à l'élimination des armes de destruction massives de Saddam Hussein et en outre supporte la menace de l'escalade terroriste arabe en cas d'action militaire contre l'Irak.

Par conséquent, il est impératif que le Canada prenne des dispositions fermes face à la Syrie et l'engage à arrêter ses agissements nuisibles et son attitude belliqueuse, qui sont inacceptables.

Avec mes salutations distinguées,

Julia Coriat,
Montréal

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Le 14 mars 2003

À : Rédaction La Presse (redaction@lapresse.ca); Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca)

À l'attention de Mme Rima ElKoury

Madame,

Concernant vos articles intitulés « Le guetto de Bethléem » du 14 Mars 2003 et « La mascarade des masques à gaz » du 15 Mars 2003, je suis étonnée par la virulence étalée et l'impartialité de ces articles.

En effet, vous nous parlez des murs érigés en Cisjordanie et à l'entrée de Bethléem, des difficultés des palestiniens, de leurs peurs, etc. Pourquoi ne nous parlez-vous pas de la douleur des mères israéliennes qui ont perdu leurs enfants parce qu'ils ont eu l'imprudence d'aller dans des restaurants, des centre d'achats ou à l'université, et de la peur des mères dont les enfants sont encore indemnes ?

Je vois que vous aussi vous devenez championne du deux poids, deux mesures !

Quant à votre fameuse masquarade des masques à gaz, je voudrais seulement vous rappeller que l'ennemi qui risque d'envoyer des missiles et des gaz meurtriers est Saddam Hussein, que les Palestiniens supportent et vénèrent, alors que les Israéliens se souviennent qu'en 1991 il a envoyé des missiles scud contre eux, qui ont fait des morts et des blessés.

Au lieu de demander des masques à gaz aux Israéliens, les Palestiniens devraient demander à leur allié, Saddam Hussein, qui les soupoudre d'argent à chaque explosion de kamikaze, de se restreindre de lancer des missiles ou des gaz toxiques contre ses frères palestiniens.

D'autre part, je trouve inadmissible que les Palestiniens, qui supportent Saddam Hussein, puissent avoir le culot de se plaindre (et ce, avec votre aval) que les Israéliens ne leur donnent pas de masques à gaz pour se prémunir des eventuelles attaques de leur allié.

Avec mes salutations,

Julia Coriat
Montréal

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Montréal, 21 février 2003

Chers Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux de la Ville de Montréal
Cher Monsieur le Maire,

La guerre ? Mais qui est assez fou pour vouloir une guerre ?

En temps que contribuable montréalais, je me pose la question : n'avons nous pas assez de problèmes de tuyaux ou d'égouts qui éclatent, de problèmes de zonages, et de taxes municipales ? Devons-nous aussi nous occuper de politique internationale au Conseil municipal ? N'avons-nous pas élu d'autres représentants aux niveaux Provincial et Fédéral pour s'occuper de cela ?

Vouloir absolument parler de paix est en soi un vœu pieux, mais dans le cadre municipal, cela risque d'une manière certaine, de semer la dissension parmi les citoyens de notre ville. Certains veulent absolument coller une étiquette de « PAIX » ou une étiquette « GUERRE » selon l'appartenance ethnique, sur le front des uns ou des autres. Ce serait comme affirmer qu'« il vaut mieux être riche et en bonne santé, que pauvre et malade ». Mais bien sur que tout le monde est pour la paix, bien malade est celui qui pourrait prétendre le contraire. De quel droit certains groupes voudraient s'approprier le mot « PAIX » ? Surtout lorsqu'ils soutiennent ouvertement des groupes utilisant le terrorisme pour arriver à leurs fins.

Moi personnellement, j'en parle en connaissance de cause. Ma grand-mère maternelle, des oncles, des tantes, des cousins et des cousines ont été assassinés à Auschwitz. Je suis personnellement un survivant de cette période tragique 1939-1945. Je me souviens comme hier, du jour ou les Américains ont libéré la France. Je me souviens comme hier du jour où ils sont entrés dans Morsan sur Orge, qui à l'époque n'était encore qu'un petit village de la région parisienne. Non, les cauchemars de la guerre ne vous quittent jamais. Mis à part des déments du style de Saddam Hussein, je ne peux imaginer que quelqu'un puisse vouloir la guerre pour la guerre ou seulement la faire que dans une ambition de conquérir.

La France, avec son passé colonialiste où malheureusement la guerre a été justement un moyen pour conquérir, est mal placée pour faire la morale aux autres. Il faut avoir la mémoire courte pour ne pas se rappeler que, vers la fin des années 30, l'Europe a absolument voulu adopter la politique de l'autruche et ne pas voir les vrais problèmes. Elle refusait à tout prix de voir le danger que représentait déjà le régime hitlérien en 1936 et dans les années qui ont précédé le début de la guerre de 1939-45. Chamberlain, premier ministre Anglais juste avant la guerre, a aussi cru pouvoir acheter la paix à l'Allemagne par des concessions à Munich. Il a sacrifié la Tchécoslovaquie aux ambitions d'Hitler en pensant obtenir la paix et éviter ainsi la guerre, on connaît la triste suite.

Monsieur Kofi Annan a même reçu un prix Nobel pour son inaction au Rouanda, « juste 1 million de morts ». Qu'a fait l'ONU à Srebrenica, en se retirant de la ville pour laisser le champ libre aux tueurs, sinon que d'envoyer à une mort certaine des centaines d'hommes, femmes et enfants, en ne faisant pas face à ses obligations. Et j'en passe, et des meilleurs….. (pardonnez moi l'expression L)

Ne devons nous pas apprendre de nos erreurs passées ?

Si Saddam était réellement sincère, dès le début, il n'avait qu'à se conformer à la résolution 1441 des Nations Unies, et nous ne serions pas maintenant dans une logique de guerre. Il joue au chat et à la souris, ne relâche que des semblants de concessions pour gagner du temps, surtout la veille où Hans Blix doit remettre son rapport au Conseil de sécurité de l'ONU.

Laisser Saddam en place en toute connaissance de cause, n'est-ce pas une autre façon de vouloir la guerre ?

Qui peut laisser un tel dément en place ? Un soir de cette semaine, je regardais les grands reportages à RDI et l'on montrait Saddam dans toute son horreur. En plein milieu d'un congrès, il dénonce et fait arrêter, séance tenante, des soi-disant opposants à son régime. Certains d'entre-eux sont immédiatement et littéralement traînés à la potence. Les autres iront croupir dans une geôle où probablement le gardien aura jeté la clef dans un égoût.

On sait ce qui est arrivé à son propre gendre qui avait fuit en Jordanie. Saddam lui a promis l'immunité s'il revenait au pays. Mais quelque temps après, on a appris que le gendre avait été, comme par enchantement, assassiné « par on ne sait qui ».

On nous a aussi montré comment la France et l'Allemagne se sont parées de leurs plus beaux atouts pour aller séduire les acheteurs d'armements Irakiens. Quelle honte ! Tarik Haziz en riait presque. Il nous disait qu'il ne fallait que monter les dollars et tout ce beau monde se mettait à plat ventre. On a vu Chirac déguisé en vendeur d'usine atomique pour des fins « non militaires ». L'Irak a été une mine d'or pour la France et l'Allemagne. En plus de toutes sortes d'armes, la France lui a aussi vendu ses meilleurs avions de chasse. Elle a aussi été un partenaire privilégié dans le domaine pétrolier. On comprend mieux pourquoi Israël et l'Amérique dérangent aujourd'hui.

Qui a attaqué l'Iran ? Qui a envahi le Koweït ? Qui a lancé des missiles sur Israël lors de la dernière guerre du golf ? À ce que je sache, Israël s'était abstenu de faire quoi que ce soit envers l'Irak. Qui récompense les bombes humaines Islamo-terroristes à coup de 25 000 $ la tête de pipe pour celui qui se fera exploser en faisant le plus de morts possible parmi la population civile israélienne ?

Un extra terrestre qui serait arrivé sur Terre dernièrement sans rien connaître de la situation géopolitique qui prévaut dans le monde, se dirait en voyant la télé : « tiens, Saddam est le gentil pacifiste et est Bush le méchant envahisseur ».

La vraie question est : pouvons-nous vraiment laisser plus longtemps ce tyran en place ?

Je vous demande de bien y réfléchir, mais, en dehors du Conseil municipal.

Edmond Silber

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Le 22 février 2003

À : Premier Ministre belge, M. Guy Verhofstadt (fax : 011 32 2 512 6953)
Ministre des affaires étrangères, M. Louis Michel (fax : 011 32 2 511 6385)
Ambassadeur de belgique en Israël (fax : 011 972 3 613 8169)
courriel : bxlisrl@netvision.net.il

 

Monsieur le Premier Ministre,

Objet : Sabra et Shatila

Je ne comprends pas pourquoi la Belgique veut traduire en justice M. Ariel Sharon pour son rôle « présumé » dans un massacre de palestiniens perpétré par des milices chrétiennes libanaises ?

Pourquoi les rescapés de ce massacre s'en prennent à Monsieur Sharon au lieu de poursuivre les vrais meurtriers, et ceci avec la complaisance du tribunal belge ?

En tout état de cause, je comprends encore moins pourquoi la Belgique se permet de prendre le rôle de juge du monde ?

Mais, Monsieur Sharon est l'homme à « abattre » à cause de ses positions fermes et de sa politique de tolérence zéro face au terrorisme. Et Israël est devenu, grâce à la propagande palestinienne, le « mouton noir » de l'Europe. Ceci sans parler de l'antisémitisme qui sévit dans votre pays.

Une question se pose ici : qu'en est-il de Monsieur Arafat qui finance, enseigne et encourage la haine, la violence et le terrorisme dans les livres d'écoles, à la télévision et dans les mosquées ? Lui, devrait être traduit en justice au plus vite pour crimes contre l'humanité, non pour son rôle « présumé » comme celui de Monsieur Sharon, mais pour son rôle actif dans le terrorisme sauvage qui sévit en ce moment contre la population israélienne.

Bien à vous,

Julia Coriat

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Le 16 février 2003

À : Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca);
Forum La Presse (forum@lapresse.ca);
Redaction La Presse (redaction@lapresse.ca)

Objet : La démocratie israélienne

À l'attention du rédacteur en chef

Monsieur,

La démocratie est une des valeurs que les israéliens chérissent le plus.

Les élections législatives du 28 janvier dernier en sont le témoignage le plus évident. De plus, Israël, qui est par définition un état juif, a dix représentants arabes à la Knesset dont huit venant de trois partis arabes et deux élus dans la liste du Likud.

D'autre part, contrairement à l'opinion exprimée par les médias, l'élection du parti du Likud ne constitue pas la fin de la recherche de la paix, mais nous démontre que les israéliens ont mis leur confiance en Monsieur Sharon pour contenir et mettre fin au terrorisme sauvage qui sévit en ce moment en Israël.

Cette renonciation à la violence et au terrorisme est une des conditions essentielles pour relancer le processus de paix. Condition qui ne pourra être vérifiée que lorsque l'Autorité palestinienne changera radicalement de régime politique et se démocratisera.

Depuis sa réélection, Monsieur Sharon a démontré son intention de parvenir à une paix durable entre Israël et le monde arabe. Il est le cinquième Premier ministre d'Israël depuis la signature des accords d'Oslo en 1993, après Messieurs Rabin, Peres et Barak, à avoir essayé de parvenir à un accord de paix avec Monsieur Arafat et l'Autorité palestinienne.

Malheureusement, cette paix à laquelle tous les Israéliens aspirent, et pour laquelle ils sont prêts à faire des « concessions douloureuses », n'a pas l'air de se concrétiser. La balle est maintenant dans le camp des Palestiniens et de leurs frères arabes qui doivent prouver leur bonne foi et leur engagement envers les principes et les traditions démocratiques que les Israéliens et les Canadiens chérissent.

Bien à vous,

Julia Coriat

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Le 13 février 2003

À : Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca);
Forum La Presse (forum@lapresse.ca);
Redaction La Presse (redaction@lapresse.ca)

 

Objet : Massacres de Sabra et Chatilla - la Belgique ouvre la voie à une relance des poursuites contre Ariel Sharon

À l'attention du rédacteur en chef

Monsieur,

Je ne comprends pas pourquoi la Belgique veut traduire en justice M. Ariel Sharon pour son rôle « présumé » dans un massacre de Palestiniens perpétré par des milices chrétiennes libanaises ?

Pourquoi les rescapés de ce massage s'en prennent-ils à Monsieur Sharon au lieu de poursuivre les vrais meurtriers ?

Tout ceci est une question de politique : Monsieur Sharon est la bête noire des Palestiniens à cause de ses positions et de sa politique de tolérence zéro face au terrorisme.

Une question se pose ici : qu'en est-il de Monsieur Arafat qui finance, enseigne et encourage la haine, la violence et terrorisme ? Il devrait être traduit en justice pour crimes contre l'humanité non pour son rôle « présumé » comme Monsieur Sharon mais pour son rôle actif dans le terrorisme qui sévit en ce moment contre la population israélienne.

Bien à vous,

Julia Coriat
Montréal

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Radio-Canada FM 95.1, Montréal
ombudsman@radio-canada.ca
auditoire@fr.radio-canada.ca
Robert Rabinovitch, President de Radio-Canada
robert_rabinovitch@cbc.ca

Objet : émission « Nouvelles régionales », dimanche 2 février 2003, 11 h

Félicitations,

Aux nouvelles régionales d'onze heures, vous avez présenté un très bon topo sur le fond du message d'un éditorial écrit par Madame Guila Sroka paru dans la revue Tribune Juive, de Montréal.

Un journaliste du journal La Presse a écrit, samedi, un article qui n'avait pour but que de subtilement dénigrer le vrai sens du message de Madame Sroka, message que vous avez certainement mieux compris que lui et je vous en félicite.

Je rejoins un peu Madame Sroka : oui, malheureusement Montréal n'est plus le même Montréal que j'ai connu lorsque je suis arrivé ici en 1959. L'odeur des Islamistes intégristes s'est infiltrée partout. Sionisme = racisme est une de leurs inventions pour taper sur les Juifs.

Je ne l'ai pas entendu personnellement, mais je me suis laissé dire que ce matin, Joël Lebigot n'aurait pas été tendre à l'endroit de Madame Sroka. On m'a dit qu'il aurait fait des remarques presque insultantes à son endroit.

Un fidèle auditeur,

Edmond Silber

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Le 1er février 2003

À : journal La Presse
Montréal
Mario Roy mroy@lapresse.ca
Cc: Rédacteur en chef de La Presse

 

Cher Monsieur Roy,

Objet : article « Les défis de Sharon », journal La Presse du 31 janvier 2003, page A8, section Forum.

C'est un peu simpliste et je dirais même trompeur que de vouloir nous présenter la situation en Israël comme vous le faites.

Vous dites « Les Israéliens ont ainsi voté pour un homme qui avait promis la paix et la sécurité, mais n'a fait que concourir à l'escalade ». Quand vous avez devant vous des gens qui se gargarisent avec le mot « paix » tout en préparant et perpétrant des attentats meurtriers sans égard aux femmes et aux enfants, qui concoure à l'escalade ? Resteriez-vous assis sans réagir vous, monsieur Roy ?

Vous avez au moins eu la délicatesse de ne pas faire le partage des morts (2 950) entre les deux camps. Dans le décompte du nombre de victimes, vous savez très bien qu'une majorité des morts du coté palestinien ont été des « bombes humaines » par choix, ce qui n'est pas le cas pour les victimes Israéliennes. Donc attention aux chiffres. Et tous ces milliers de blessés israéliens, dont une majorité devront vivre avec un morceau de métal inextricable dans la tête ou près de la moelle épinière, ou paraplégiques pour le restant de leurs jours, ou ceux qui n'ont pas été blessés physiquement mais ont « juste » reçu un morceau de cervelle dans la figure et resteront traumatisés pour le restant de leur existence, ceux-là, vous n'en parlez pratiquement jamais. Lorsque vous parliez d'escalade, parliez-vous de l'escalade du nombre de veuves et d'orphelins Israéliens ?

Tant que l'on continuera d'enseigner la haine dans les écoles palestiniennes, que les mollahs dans leur sermons du vendredi feront appel au meurtre de Juifs ou « d'infidèles » (entendre : non Musulmans) et qu'Arafat tiendra deux discours, un en anglais et un autre en arabe, il ne pourra jamais avoir une dynamique de paix.

Vous dîtes « Pressions internationales qui le forceront aux compromis ». À camp David, Arafat a eu plus de compromis que personne d'autre avant lui, des compromis d'une ampleur, qui à mon avis, ne reviendront plus jamais.

Attention, ne nous leurrons pas. À Camp David, nous avons bien appris que les Palestiniens ne voulaient pas la paix; ils veulent Israël tout entier ! C'est plutôt à cela que faisait référence l'Israélien que vous citiez au début de votre éditorial. D'où sa déprime.

« Sécurité ? Concourir à l'escalade ? » Au moins, depuis que Sharon est là, il n'y a peut être pas la paix, mais le nombre d'attentats a beaucoup diminué. Israël ne se fera pas hara-kiri pour faire plaisir aux éditorialistes. Si Sharon n'avait pas, comme vous le dites « concouru à l'escalade » cela aurait été à coup sûr, Dieu nous préserve, plusieurs attentats meurtriers chaque jour.

Edmond Silber

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Le 18 janvier 2003
À M. Denis Doré
Adjoint au directeur, Service à la clientèle, Ventes du journal
La Presse,
Montréal, Québec

 

Monsieur,

Par la présente, je vous informe de ma décision de mettre fin à mon abonnement au journal La Presse, et cela, à partir du 31 janvier 2003.

Il y a plusieurs raisons qui motivent cette décision. J'ai constaté à maintes occasions que les idées que votre journal véhiculent sont très éloignées des idées progressives et d'ouverture sur le monde qu'envisage présentement le peuple québécois, particulièrement en ce qui concerne notre projet national d'indépendance du Québec.

La lecture de votre journal m'a permis de remarquer que vous ne manquez jamais une occasion d'inciter vos lecteurs à renoncer et à abandonner une fois pour toutes l'idée démocratique et légitime que nous avons tous en tant que Québécois au plus profond de nous même depuis des générations : l'indépendance du Québec.

Et pourtant, l'indépendance et la souveraineté d'un peuple, n'est-elle pas l'évolution normale et démocratique souhaitée pour tous les peuples ? Il semble que le journal La Presse ne soit pas de cet avis.

Vous continuez dans la même veine en ce qui concerne les dossiers sur le Proche-Orient. Les articles que vous publiez sur ce sujet expriment sans se tromper que l'État légitime et démocratique d'Israël est un État oppresseur, colonial, violent, etc., comme tendent à démontrer, entre autres, les articles de votre envoyée spéciale en Israël, Agnès Gruda. Je crois que ces articles sont contraires à la réalité et aux faits.

Pour toutes ces raisons, je ne veux plus être abonné à votre journal. J'ai fait mon possible pour vous comprendre, mais je ne suis pas d'accord avec les idées que vous véhiculez.

Sans aucun préjudice,

Jean-Marie Gélinas

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