SUITE DES LETTRES
ENVOYÉES AUX MÉDIAS DU QUÉBEC
(lettres de 2002)
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Le 23 décembre 2002À : M. Gilbert Bereziat,
Président du Conseil d'administration de l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI)
Martine.Gondrexon@admp6.jussieu.frObjet : Renouvellement de l'accord d'association Union Européenne - Israël
Monsieur le Président,
J'ai appris que le Conseil d'administration de Paris VI vient de voter une motion demandant à l'Union européenne de ne pas renouveler son accord-cadre de coopération universitaire avec Israël. En tant qu'universitaire, je tiens à vous exprimer la vive indignation que m'inspire cette décision.
Ainsi donc, au nom des droits de l'homme, est suivi un appel au boycott qui vise exclusivement Israël et - il faut se demander pourquoi - ignore tant de comportements condamnables lorsqu'ils sont le fait d'autres pays, à commencer par les attentats suicides commis par les terroristes palestiniens et commandités ou tolérés par les autorités palestiniennes.
Par exemple, il n'y a pas de boycott universitaire de la Russie pour ce qu'elle fait en Tchétchénie, ni de la Chine pour son occupation du Tibet. Cette sévérité implacable contre le seul État juif, cette réprobation sélective, ce déséquilibre dans la condamnation, tout cela paraît bien suspect et devrait faire réfléchir.
La vigilance critique à l'égard d'Israël ne serait pas un mal si tous les autres pays faisaient l'objet d'une égale attention, mais quand elle ne s'exerce que dans sa direction et va de pair avec l'occultation systématique des crimes de ses ennemis, non seulement elle est injuste, mais aussi elle perd toute crédibilité.
Ne pensez pas que personne ne s'en rend compte.
Votre motion dénonce « l'occupation israélienne des territoires de Cisjordanie et de Gaza », qui rendrait « impossible l'activité d'enseignement supérieur et de recherche de nos collègues palestiniens ». Soucieux des droits de l'homme et du libre exercice de « l'activité d'enseignement supérieur et de recherche » de nos collègues israéliens, avez-vous condamné l'attentat terroriste à l'Université hébraïque de Jérusalem de cet été ?
Ici, au Canada, plusieurs collègues l'ont fait et je joins un article, signé par quelques-uns d'entre eux, qui a paru dans deux quotidiens montréalais.
Au nom des valeurs qui doivent être non seulement celles de tout intellectuel, mais aussi celles de toute personne soucieuse du respect des droits fondamentaux, j'exprime ma solidarité et mon soutien à tous nos collègues israéliens, si injustement traités par votre motion. En tant que citoyenne d'un pays libre et démocratique, comme l'est l'État d'Israël, je proteste aussi contre toutes les manoeuvres politiques qui tendent à faire mettre ce pays au ban des nations. De sinistre mémoire, elles sont la négation des principes qu'elles prétendent défendre.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.
Annette Paquot,
Directrice
Département de langues, linguistique et traduction
Université Laval, Québec
Québec, Canada, G1K 7P4P.S. Je vais rendre public le contenu la présente lettre et la diffuser le plus largement possible.
À titre d'information, voir aussi : http://www.proche-orient.info/xjournal_pol_der_heure.php3?id_article=7969
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Le 25 décembre 2002Àu : Rédacteur en chef de La Presse (commentaires@lapresse.ca);
Forum La Presse (forum@lapresse.ca);
Redaction La Presse (redaction@lapresse.ca)Objet : À Bethléem, des jouets de guerre pour cadeaux,
La Presse, 24 décembre 2002Monsieur,
À la suite de l'article intitulé À Bethléem, des jouets de guerre pour cadeaux, publié dans La Presse du 24 décembre 2002, je voudrais vous rappeller que le cas de ces enfants qui demandent pour Noël pistolets, avions de combat, grenades, couteau, fusil, etc., n'est pas spécifique aux petits palestiniens. Quel est le petit québécois qui n'a pas, dans sa batterie de jouets, des pistolets, des avions de combat, des fusils, etc. ?
D'autre part, je voudrais vous rappeller que depuis les accords d'Oslo, l'Autorité palestinienne prône la haine dans les livres d'écoles, à la télévision et dans les mosquées. Et ce n'est donc pas par hasard que ceci a produit chez les jeunes palestiniens le goût de la violence : le cas des 90 kamikazes qui se sont fait exploser au milieu de civils israéliens depuis le début de l'intifada en est le meilleur exemple.
Arrêtons donc de victimiser ceux qui fomentent la violence et condamner ceux qui se défendent contre cette violence.
Avec mes meilleurs voeux pour la nouvelle année,
Julia Coriat,
MontréalHaut
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Le 25 décembre 2002À: l'Honorable Susan Whelan, Ministre,
Agence canadienne pour le Développement international (ACDI)
Whelan.S@parl.gc.ca
Objet : Les responsabilités de l'UNRAWA
Il est évident que l'Agence des Nations Unies de secours et de travaux pour les réfugiés arabes de Palestine (UNRWA) prodigue un support au terrorisme palestinien alors que son mandat est de dispenser une aide humanitaire aux plus démunis.
1) Un rapport récent du Shin Bet (Service général de la sécurité d'Israël) allègue que les terroristes palestiniens ont utilisé les infrastructures de l'UNRWA comme base.
2) Des palestiniens arrêtés par l'IDF (forces de défense d'Israël) ont reconnu qu'ils ont utilisé les infrastructures et les ambulances de l'UNRWA pour planifier et éxécuter des attaques terroristes et pour transporter et camoufler des armes.
3) Le Centre de surveillance de l'impact de la paix (Center for Monitoring the Impact of Peace) allègue que le matériel éducatif utilisé dans les écoles palestiniennes administrées par l'UNRWA contient des illustrations et des références qui délégitiment Israël et dénigrent le peuple juif.
Quant à l'ACDI, son attitude n'est pas meilleure. Récemment, le Bureau de représentation du Canada à Ramallah a utilisé les fonds de l'ACDI pour financer l'impression d'une brochure faisant la promotion du « droit de retour » des réfugiés palestiniens en Israël. Un des problème les plus épineux dans ce conflit où l'ACDI ne devrait pas intervenir.
Le Canada, en sa qualité de pays fondateur et financier de l'UNRWA et de l'ACDI, devrait s'assurer que les fonds octroyés à ces organismes soient utilisés à bon escient et non pour financer la haine et le terrorisme. Ceci venant d'ailleurs en contradiction avec les valeurs canadiennes de paix et pourrait porter atteinte au rôle d'intermédiaire que le Canada devrait jouer dans le processus de paix israélo-palestinien.
Avec mes meilleurs voeux pour 2003,
Julia Coriat,
MontréalHaut
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Le 15 décembre 2002
À Robert Rabinovitch, président de CBC
robert_rabinovitch@cbc.caObjet : reportage de Neil Macdonald sur CBC le 11 décembre 2002.
Cher Monsieur le Président,
En réponse à l'intervention de Monsieur Neil Macdonald en date du 11 Décembre 2002 mettant en cause la décision du gouvernement canadien de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, je voudrais préciser que, quoique M. Macdonald mette en doute la source du discours du Sheikh Nasrallah, le Hezbollah n'est pas un « mouvement de libération » mais bien une organisation terroriste dont le but actuel est la destruction d'Israël.
D'autre part, il est important de savoir que ce ne sont pas seulement « Israël et ses supporters » qui clament cela, mais aussi l'ancien chef de la Planification Stratégique du CSIS, Monsieur David Harris, qui a dit lors d'une interview « You've got to remember that Hezbollah is the Granddaddy of Islamist extremist organizations. It's got a rap sheet 10 feet long, involving blowing up the Marine Corps barracks in the early '80s in Beirut, the US embassy, they even - if you can imagine this - kidnapped Canadian Lieutenant Colonel Bob Chamberlain, who is going to be testifying at Parliament today. So it's just been on and on... They've (the Canadian gouvernement) been told by their security officials for more than a decade that Hezbollah is a bloody, murderous group, and, in fact, targeted Canada. Only a little while ago, we had some court transcripts emerge that clearly show agents of Hezbollah in Canada, doing reconnaissance of this very country, with a view of targeting transportation and our peolpe, if it should come to it. » (CTV, Canada AM, 11 décembre 2002)
De plus, l'ecrivain Jeffrey Goldenberg qui, après un an de recherche, a précisé dans un article intitulé « In the Party of God » publié dans le New Yorker les 14 et 28 Octobre 2002, que le Hezbollah est « the most successful terrorist organization in modern history » et « the role model for other international terrotist organizations ». « Hezbollah is, at its core, a jihadist organization dedicated to a rigid islamic state and to the destruction of Israel. »
Le chef du Hezbollah, Sheikh Nasrallah, a déclaré à Téhéran en 2001 lors d'une conférence « nous avons une occation historique extraordinaire d'en finir avec le cancéreux projet sioniste ».
M. Goldenberg et bien d'autres journalistes ont révélé que le Hezbollah a des cellules à travers le monde et que, de ce fait, la menace terroriste ne pèse plus seulement sur Israël mais sur tout le monde occidental.
Il est important que CBC comprenne que la sécurité dans le monde, incluant le Canada, est aujourd'hui une chose fragile et que le gouvernement Canadien l'a compris en incluant Hezbollah dans sa liste d'organisations terroristes.
Avec mes salutations,
Julia Coriat, Montréal
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4 Décembre 2002À l'attention de Jean-Claude Leclerc et du Rédacteur en chef du journal Le Devoir. redaction@ledevoir.com
Objet : Le conflit Israélo-palestinien - « Quand l'affrontement du Proche-Orient gagne le Canada »
par Jean-Claude Leclerc - Le Devoir du 2 Décembre 2002.Monsieur Jean-Claude Leclerc,
En référence à votre article intitulé « Quand l'affrontement du Proche-orient gagne le Canada », publié dans Le Devoir du 2 Décembre 2002, je trouve désolant qu'en votre qualité de professeur qui enseigne le journalisme, vous utilisez des mythes qui ont été véhiculés en 1932 par les nazis et qui le sont en ce moment, par les médias et les populations arabo-musulmanes pour « dénoncer le contrôle du monde par les juifs et leur argent ». Par exemple :
- L'abdication du recteur de Concordia devant les bienfaiteurs financiers juifs.
- L'alignement pro-israélien que le groupe CanWest impose à ses journaux partout au Canada.
Par contre, je suis d'accord avec vous que le conflit au Proche-orient ne devrait pas déborder à Montréal, une des rares villes au monde où la paix et la bonne entente entre les communautés a toujours été le fer de lance. Mais, vous devrez reconnaître avec moi que c'est la nouvelle imigration arabo-musulmane qui, en important avec elle ses conflits, a détérioré les relations interculturelles.
En conséquence, la présence de Monsieur Nétanyahou à Concordia, qui a été utilisée de façon violente par les étudiants et les jeunes arabo-musulmans pour montrer leur appui aux palestiniens, est une atteinte à une des valeurs essentielles véhiculées par les québécois de souche et d'adoption qui est le droit à la parole, que le discours soit de droite ou de gauche.
À ce propos, vous dites que « les manifestants n'avaient pas eu tort de contester les prétentions démocratiques d'un Benjamin Nétanyahou, un dirigeant qui n'a jamais hésité à piétiner les droits et les gens en Palestine occupée ». Par ce discours :
1) Vous donnez votre accord aux manifestants qui ont enfreint les valeurs démocratiques québécoises en enlevant le droit de parole à Monsieur Nétanyahou.
2) Vous dénoncez « l'occupation », qui est une information érronée véhiculée par la propagande arabo-musulmane, dont vous vous faites le porte-parole alors que :
- La Palestine n'a jamais été un état libre et indépendant mais un territoire qui a toujours été occupé depuis l'époque de Jesus Christ par les romains, les croisés, l'Empire ottoman, les turcs, les anglais...
- D'autre part, je suis sûre que vous êtes au courant que les palestiniens représentés par leur chef, Monsieur Yasser Arafat, ont refusé tous les compromis ou ententes proposés par Israël. Particulièrement, en 2000, à Camp David, où Monsieur Barak et Monsieur Clinton ont proposé 97 % des territoires occupés par eux et 1 % des territoires occupés par les Israéliens, plus Jerusalem-Est et la double autorité sur le Mont du Temple. Si Monsieur Arafat n'avait pas refusé sans compromis cet accord, les palestiniens aujourd'hui auraient leur pays.
D'autre part, je suis d'accord avec vous quand vous dites « ... on y apprend aussi à ne pas avoir à choisir une communauté en devant en exclure une autre », mais malheureusement votre chronique fait exactement le contraire de ce que vous prônez ici.
En outre, par cette chronique, au lieu de calmer les esprits et de montrer aux québécois que ce conflit devrait rester loin de nous, vous incitez à prendre partie mais surtout à faire de la cause palestinienne une des causes à supporter et à promouvoir tout en enlevant à l'autre partie impliquée dans le conflit le droit de se défendre.
Avec mes salutations
Julia Coriat,
Montréal
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Le Devoir
2050, de Bleury, 9e étage
Montréal (Québec), H3A 3M9
(514) 985-3333
redaction@ledevoir.comÉdition du lundi 2 décembre 2002.
Objet : « Quand l'affrontement du Proche-Orient gagne le Canada », par Jean-Claude Leclerc
Madame, Monsieur,
Permettez-moi de répliquer à l'article écrit par un professeur qui « enseigne le journalisme » à l'Université de Montréal, article ayant paru aujourd'hui dans Le Devoir.
1) «... l'appui inconditionnel à Israël »
Comment ne pas supporter Israël alors que des gens comme vous, plus souvent qu'autrement, ne font qu'interpréter la nouvelle et la diffusent d'une manière reflétant surtout l'autre point de vue ?
2) « De moins en moins nombreux aussi sont les membres de la communauté juive d'ici qui peuvent exprimer leur désaccord avec la politique de spoliation menée par Israël. »
Politique de spoliation ? S'il s'agissait de la mort de vos frères et surs je me demande si vous auriez encore le culot de prononcer ce mot lorsqu'il s'agit de survie.
Effectivement les détracteurs « juifs » d'Israël sont de moins en moins nombreux et cela surtout après Camp David. Nous avons tous finalement compris qu'Arafat voulait non pas la paix mais tout Israël. Comment voulez-vous qu'un Juif qui se respecte s'apparente avec des gens qui dénigrent ses propres coreligionnaires ? Ces dénigreurs Juifs d'Israël sont dans un pays libre et ont le droit d'exprimer tout ce qu'ils veulent, mais surtout pas en mon nom et encore moins au nom des Juifs.
3) « Non seulement la violence des sentiments et des actes y est-elle sans précédent, même en regard des guerres qui y ont déjà eu lieu, mais elle se répand à nouveau dans d'autres régions du monde. »
N'avez-vous pas encore compris qu'il s'agit là d'une guerre de religions ? De nombreux Mollah, heureusement pas tous, interprètent le Coran selon leurs sentiments anti ceci ou anti cela et appellent à la guerre sainte au nom de , et cela tous les vendredis.
4) « Mais la vérité désormais, c'est qu'aucune ville, pour peu qu'elle soit mêlée au conflit du Proche-Orient, n'est à l'abri d'un attentat ou d'un dérapage propre à déclencher des affrontements »
Cher Monsieur Leclerc, en nous parlant de « politique de spoliation menée par Israël » alors que celle-ci lutte pour sa survie, vous contribuez grandement à l'instauration de ce climat d'insécurité dans nos villes.
5) « Bien sûr, les manifestants du 9 septembre (à Concordia) n'avaient pas tort de contester les prétentions démocratiques d'un Benjamin Nétanyahou, un dirigeant qui n'a jamais hésité à piétiner les droits et les gens en Palestine occupée. »
Cher Monsieur Leclerc où se trouve la « Palestine »? Jusqu'en 1967, moi j'ai connu la Transjordanie. Les Jordaniens de l'époque n'ont jamais parlé de « Palestine ». Si oui, alors pourquoi ne leur ont-ils pas accordé l'indépendance ?
Ne vous en déplaise, je vous signale que c'est Monsieur Nétanyahou qui avait redonné Hébron et pas mal d'autres territoires. Êtes-vous aussi de ceux qui tiennent à faire courir la nouvelle que ce serait la visite du premier Ministre Ariel Sharon sur l'esplanade des mosquées qui aurait déclenché l'Intifada ? Vous prétendez que Monsieur Nétanyahou « piétine des droits » mais que font les autres, sinon que d'assassiner des femmes et des enfants sans défense ?
6) « On ne saurait reprocher à certains étudiants, qui n'ont jamais vécu en pays démocratique, de confondre la rue et la liberté d'expression. »
Alors là, vous me surprenez, cher professeur ! Avec votre point de vue, nous allons virer Arabe plus vite que vous ne le pensez. C'est aux immigrants de se conformer aux lois du pays qui a eu la générosité de les accepter, et la loi, c'est la loi. Plutôt que d'exporter notre système démocratique vous seriez presque d'avis à importer le leur ?
7) « La suspension de la liberté d'expression à Concordia était peut-être une réponse disproportionnée au problème de la violence appréhendée par l'Université. »
Disproportionnée ? Mais qu'auriez-vous voulu ? Toute cette casse, la façade vitrée et tous les meubles à l'intérieur, en plus de tous les incidents antérieurs, ne vous suffisent pas ?
8) « La communauté juive, qui fut longtemps à l'avant-garde des libertés au pays, n'avait pas besoin qu'une de ses illustres familles inflige à la société canadienne des méthodes brutales qui ne peuvent que nourrir la violence. »
Mais qui nourrit la violence en l'alimentant de nouvelles trop souvent biaisées en faveur des Palestiniens ? Monsieur Leclerc, trop de journalistes nous imposent déjà leurs points de vues très personnels, alors où est le problème ? D'ailleurs, vous le faîtes très bien dans ce journal et de par ce que je peux lire, je m'imagine le point de vue de vos étudiants finissant leurs études, imprégnés de votre savoir !
Et bien, heureusement que nous avons des gens comme le pdg de Can-West pour nous avertir du danger ! Qui nourrit la violence ? Pour moi, en lisant votre article, ce sont surtout les journalistes qui propagent le point de vue de gens qui, sous la prétention de défendre certains des leurs, se servent de la religion pour imposer leur totalitarisme Islamo-intégriste.
Cher Monsieur Leclerc, que c'est triste de vous lire. De grâce, épargnez vos étudiants ! Étudiez encore un peu plus la carte géo-politique de la région et du monde Islamique en général (www.reinfo-israel.com/fichiers/conflict_fr.html, l'Histoire en bref). Vous verrez d'où vient le danger.
Edmond Silber
Montreal, Québec
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26 novembre 2002À l'attention de M. Serge Truffaut et du Rédacteur en chef
Objet : article « Le vote du Hamas » paru dans Le Devoir du 22 novembre 2002
Messieurs,
J'ai lu avec intérêt votre article intitulé « Le vote du Hamas » publié dans Le Devoir du 22 novembre 2002.
Vous avez fait une analyse qui démontre que vous connaissez très bien la situation qui prévaut dans la région. Toutefois, il y a certains points avec lesquels je ne suis pas d'accord.
1) Vous dites : « Dans cette histoire, on ne doit pas perdre de vue que le Hamas et le Djihad palestinien, d'un coté, ainsi que le Likoud et tous les partis d'extrème droite de l'autre, ont ceci en commun qu'ils exècrent les accords d'Oslo ». Je tiens à vous informer que, aujourd'hui, presque tous les israéliens exècrent les accords d'Oslo parce qu'ils se sont rendu compte que M. Arafat les a trompé. Alors qu'il signait la « Paix des braves » avec M. Rabin, il fomentait la haine des juifs dans les livres d'écoles, la télévision et les mosquées. Ce qui a eu pour résultat qu'aujourd'hui, presque tous les jeunes Palestiniens qui ont subi cet endoctrinement rêvent de se faire kamikaze et de s'exploser au milieu de la population israélienne pour tuer un maximum d'enfants et de femmes.
2) Vous écrivez : « Comment Mitzna pourrait-il convaincre une majorité d'Israéliens qu'il faut négocier avec Yasser Arafat ? ». Je ne pense pas que M. Mitzna escompte négocier avec M. Arafat car, aujourd'hui, il n'y a pas un seul Israélien qui pense que M. Arafat soit le bon interlocuteur. Ce dernier l'a prouvé à Oslo par sa malhonneteté, il l'a prouvé à Camp David et à Taba. Ce n'est pas par hasard que M. Bush refuse de le rencontrer.
D'autre part, si les sondages qui démontrent que les Palestiniens supportent les organisations terroristes telles que le Hamas et le Djihad Islamique sont justes, cela veut dire que les Palestiniens renient encore et toujours l'existence d'Israël. Et dans ces conditions, les rêves de paix des chefs travaillistes sont loin de se réaliser.
Aujourd'hui, les seuls capables de contrôler la situation sont les gens du Likoud : soit Ariel Sharon ou Benjamin Nétanyahou. Les israéliens choisiront en janvier celui qui les protégera le mieux contre la haine non seulement des palestiniens, mais aussi de leurs autres voisins qui rêvent aussi depuis 1948 de « jeter les Juifs à la mer ».
Dans l'attente de vous lire encore, je vous prie d'accepter mes salutations.
Julia Coriat,
MontréalHaut
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17 novembre 2002Émission Point Chaud du 16 novembre.2002 à Télé Québec
Jacques Veronneau
Cher M.Veronneau,
Ayant suivi avec beaucoup d'intérêt votre émission dont le titre était « Où s'en va Israël », je voudrais vous soumettre humblement les commentaires suivants.
Le sujet
Un sujet qui cadre à la perfection avec le titre de l'émission (Point Chaud) et qui soulève les passions, donc susceptible de générer de l'intérêt et augmenter les côtes d'écoute.
Choix des invités
Journalistes
Charles.Enderlin à Jérusalem qui aurait été choisi à Paris en octobre dernier comme récipiendaire d'un prix pour la désinformation concernant sa couverture du conflit au Moyen Orient (?).
Agnès Gruda à Montréal dont le parti-pris pro-palestinien et anti-israélien est bien connu (et qui a le culot de dire que, « si la grande majorité des palestiniens supportent les attentats suicide contre les ' colons ' et les militaires, seulement 50 % supportent ces attentats contre les civils israéliens. »)
Experts
Antoine Sfer ; même si je respecte ses connaissances, je crois qu'un expert attaché au gouvernement israélien aurait été, dans le contexte, un choix plus judicieux.
Stephen Shecter apportait un point de vue direct, et avait l'avantage de représenter l'opinion publique israélienne.
Le Panel
Alors là, M.Veronneau, je ne comprends plus du tout. En effet, pour une émission si prometteuse dont le sujet est « Où s'en va Israël », inviter les dirigeants d'une organisation (PAJU) qui représente une infime minorité de la population juive montréalaise et qui prône l'élimination de l'État d'Israël et son remplacement par un pays avec des cantons à la Suisse ....?!!). Quelle crédibilité aurait une émission sur l'avenir du Canada ayant pour analyste Raymond Villeneuve ?
Les documents
Ils étaient bons, même s'ils ont souffert des coupures rendues nécessaires par les contraintes en termes de temps d'antenne.
En résumé, M.Veronneau, je regrette sincèrement que cette émission, au demeurant si prometteuse, et qui était censée nous expliquer « Où s'en va Israël », ait été détournée par le parti-pris anti-israélien de certains de vos invités.
En effet, si les israéliens et les palestiniens devront tôt ou tard en arriver à une paix, il est difficile d'envisager cette paix tant que les dirigeants palestiniens inciteront les Imams dans les mosquées à promouvoir la haine et le meurtre des juifs, et qu'ils encourageront aussi l'enseignement de cette haine et de ce meurtre dans les écoles, et qu'ils encourageront les attentats suicide contre les populations israéliennes.
(Et les médias occidentaux, par leur parti-pris et leur propagande anti-israélienne, et leur support aveugle aux dirigeants palestiniens, en porteront une lourde responsabilité)
Et à ce propos, ce que certains appellent le mur de la honte pourrait en définitive s'avérer le mur de transition entre le terrorisme et la paix.
Bien sincèrement,
Jacques Sabbag
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Le 16 novembre 2002
À Brigitte Gautrand, attachée de presse, bgautrand@flammarion.fr
Objet : Un livre pour adolescents incitant à la haine
Madame,
C'est avec stupeur que j'apprends que la maison d'édition Flammarion s'apprête à lancer un roman intitulé « Rêver la Palestine » qui incite les adolescents au délire anti-juif, à la haine et au meurtre.
On m'informe (Université de Lille) que dès les premières pages de ce roman, on y rencontre un torrent d'immondices, où l'on raconte que de jeunes Palestiniens, héros de cette fiction, luttent contre des soldats israéliens qui assassinent froidement les enfants et les vieillards, qui violent les femmes, profanent les mosquées et brisent les os des nourrissons.
Ces jeunes adolescents palestiniens finissent par se rendre à l'évidence : « Les juifs sont un peuples maudit, il faut tuer tous les Israéliens ». On me rapporte que c'est ce type de dialogue qui jalonne les deux cents pages du roman.
Et les plus « courageux » des héros passent à l'acte et commettent des attentats suicides. Gamal se fait sauter, tuant cinq soldats. Ses amis le pleurent : « Tu es courageux Gamal et tu nous manqueras. Nous vaincrons grâce à toi » se lamente son copain Ibrahim. « Mais pourquoi foutre ta vie en l'air pour ne tuer que cinq soldats ? C'est insignifiant. Tu aurais pu en tuer des centaines ».
Ce roman, qui aurait été révisé par l'éditeur arabe du Protocole des sages de Sion, suinte à chaque page la diabolisation des Juifs, ponctué d'appels à la haine et à la guerre sainte. « Ceci est notre terre » explique l'un des parents des gamins, « et le Djihad est légitime ». « Allah nous a ordonné de mener cette guerre sainte ».
Et les Éditions Flammarion ont l'inconscience de destiner ce roman, écrit soit disant par une jeune fille de quinze ans nommée Randa Ghazi, d'origine égyptienne, à la jeunesse de la France, ainsi qu'aux pays francophones, dont le Québec !
C'est de l'inconscience de votre part, inconscience que je qualifie de criminelle puisque, par l'entremise de ce roman, vous proposez la violence et le meurtre comme idéal de vie aux jeunes adolescents des pays francophones.
J'espère, que votre maison d'éditions aura le bon sens élémentaire de ne pas publier ce mauvais roman qui, de toutes façons, ne pourra être distribué au Canada. En effet, la loi canadienne interdit les publications haineuses et racistes.
Je formule l'espoir que les Éditions Flammarion n'entacheront pas leur bonne réputation avec la publication de ce roman qui incite les adolescents au meurtre, à la haine et, au racisme.
Jean-Marie Gélinas
Président,
Amitiés Québec-Israël(Note de l'éditeur du site: en décembre 2002, Flammarion Canada, à cause des fortes protestations, a décidé de retirer le roman de ses magasins au Canada.)
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Radio-Canada RDI, Montréal, samedi 16 novembre 2002, 17 h 53
Objet : reportage de Joyce Napier sur le dernier massacre de Hébron
Madame, Monsieur,
Dans son reportage sur la dernière tragédie de Hébron, Madame Napier nous fait parler un représentant palestinien qui vient (quelques heures après que 12 juifs viennent de se faire lâchement assassiner) nous dire que seule une solution politique pourra régler le problème.
Ensuite elle enchaîne avec toute une série de clips sur l'armée israélienne et termine sur ces photos en disant « que pour le moment c'est la solution militaire qui a été choisie ».
À mon avis, le montage et les commentaires accompagnant les images, laissent très subtilement penser que la solution militaire vient toujours du même coté.
Un peu plus tôt, elle nous parlait de « 450 colons vivants à Hébron dans une forteresse ».
Je tiens à signaler que la présence juive a de tous temps existé à Hébron et qu'en fait de « colons » il s'agit d'habitants juifs de la ville de Hébron.
Malheureusement, de par leurs actions terroristes, ce sont les palestiniens eux mêmes qui ont forcé l'armée israélienne à fermer certains accès aux pâtés de maison que vous appelez forteresse et où vit la population juive.
Je parle en conséquence de cause, car j'ai visité personnellement Hébron pas plus tard que le 21 octobre dernier.
Edmond Silber,
MontréalHaut
17 novembre 2002À l'attention de Mme Agnès Gruda et du rédacteur en chef de La Presse
Objet : « Les enfants de Naplouse jouent à grimper sur les tanks »
Article paru dans La Presse, 16 novembre 2002
Madame,
J'ai lu avec intérêt, votre article intitulé « Les enfants de Naplouse jouent à grimper sur les tanks » publié dans La Presse du 16 Novembre 2002.
En fait, ce que vous nous rapportez vous vient directement de Mme Golan, juive israélienne mariée à un palestinien, donc supportant par amour la cause palestinienne.
Je trouve que cet article vient vraiment mal à propos. Cette semaine justement, deux attentats ont été perpétrés par des palestiniens, qui ont fait succesivement 5 et 12 morts israéliens et des dizaines de blessés. Vous aurez pu attendre au moins que les israéliens pansent leurs plaies.
Mais un scoup est un scoup et il faut aller plus vite que les autres et rapporter une interview exclusive, surtout venant d'une israélienne mariée à un palestinien, de passage à Montréal.
Quelques questions se posent ici :
- Qui vous a informé du passage à Montréal de Mme Golan ? Elle-même, un représentant palestinien, un autre contact ?
- Pourquoi a-t-elle senti le besoin de contacter les médias ? Est-elle le porte-parole de la population de Naplouse ?Quant aux enfants qui grimpent sur des tanks, est-ce que ceci se fait avec l'approbation des parents ou pas ? Laisseriez-vous vos enfants grimper sur des tanks ?
D'autre part, Mme Golan nous dit « mes amis ne veulent pas croire qu'un soldat israélien peut tirer sans raison sur un enfant », mais elle oublie de nous préciser que les fameux soldats israéliens sont des jeunes de 18 à 20 ans qui préféreraient être à l'université, au cinéma, au tréatre, etc., qui crèvent de peur et qui, par accident, tuent des enfants palestiniens, alors que les terroristes palestiniens ( les combattants comme vous les appelez) tuent des enfants israéliens intentionnellement.
Quant au couvre-feu, si l'Autorité palestinienne avait la volonté d'arrêter les attentats et la violence, peut-être que les Israéliens se retireraient de la Cisjordanie comme ils l'ont fait à plusieurs reprises. Mais, malheureusement, dès que le couvre-feu est levé, les attentats recommencent... Et l'armée israélienne a le devoir de protéger sa population contre l'horreur des attentats terroristes.
Je suggère, pour être équitable, que votre prochain article nous rapporte la peur et la peine des israéliens dont un bon nombre vît aujourd'hui sous le seuil de la pauvreté.
Dans cette attente, je vous prie d'accepter mes salutations.
Julia Coriat,
MontréalHaut
La lettre suivante a été écrite par plusieurs enseignants de deux commissions scolaires de Montréal.
Montréal, le 30 octobre 2002
Objet : Contestation relativement à votre prise position
Chère Mme Richard,
Nous enseignants, membres cotisants de la C.S.Q., Syndicats pour lequel vous nous représentez, sommes choqués par les moyens de pression démesurés que vous suggérez fortement à la société québécoise relativement au " boycottage des produits israéliens au Québec".
Tout d'abord, en tant que membres de la société québécoise, nous considérons que vos "propositions" d'ordre politique auront un impact négatif au sein même de notre société civile. De plus, en tant que membres de la C.S.Q., nous ne nous identifions aucunement à une telle cause, cause palestinienne, qui relève des affaires politiques, voire des affaires étrangères. À cet effet, c'est avec regrets que nous apprenons que depuis un quart de siècle, notre syndicat a pris une position pro-palestinienne et ce, à outrance.
En tant que présidente de la C.S.Q. et ancienne éducatrice, vous représentez diverses ethnies et religions et les messages que vous véhiculez ne représentent pas nécessairement les opinions de vos membres. Or, dans la cause que vous défendez, vous prenez position au nom de la C.S.Q. donc du nôtre.
Chère madame Richard, vous engagez ainsi un éventuel conflit à l'intérieur même de la société québécoise civile laquelle jouit, jusqu'à aujourd'hui, d'une vie sereine à l'abri d'actes terroristes. Vos propos risquent de provoquer des incidents raciaux majeurs auxquels nous sommes tous vulnérables.
N'oubliez pas que le Québec représente une terre d'accueil à l'intérieur de laquelle les individus se sentent encore en sécurité. Pourquoi proposer des solutions belliqueuses plutôt que d'inciter à la paix et à l'harmonie? Enfin nous voulons saisir cette occasion afin de briser le mur du silence et dévoiler l'hypocrisie syndicale et remettre en question son rôle vis à vis de ses membres.
Nous osons espérer que nos contributions syndicales ne servent pas à accroître les fonds des pétro-dollars ou à financer les organisations terroristes reconnues planétairement.
Dites-nous, chère présidente, comment seulement en dix jours, pouvez-vous comprendre et/ou prendre position par rapport à un conflit qui sévit entre deux peuples depuis plus de deux mille ans?
Vous passez volontairement sous silence la position connue des dirigeants des pays arabes, de gouvernements corrompus tels celui que vous défendez. Vous vous rendez complice de l'autocratie, soutenez le terrorisme et remettez en question la démocratie dont jouit Israël aujourd'hui?
Boycotter les produits israéliens équivaudrait à engendrer la famine dans les territoires palestiniens. Comment se fait-il que la C.S.Q. s'intéresse précisément à cette cause? Qu'en était-il des Serbes, de la condition des filles en Thaïlande ?
Allons-nous faire de la politique étrangère à l'école?
N'était-ce pas vous, il n'y a pas très longtemps (La Presse, lundi 16 septembre 2002) vous vous plaigniez du manque de services dans nos écoles?
Si nous manquons de moyens, pourquoi est-ce qu'une partie de nos cotisations ne servirait-elle pas à améliorer nos conditions de travail et/ou à aider le système éducatif? Il nous semblerait que cela serait plus cohérent.
Nous tenons à vous rappeler que les individus qui ont choisi le Québec comme terre d'accueil, ont voulu pour la plupart retrouver une vie paisible et vous, vous engendrez la guerre!
Des enseignants
Montréal, le 30 octobre 2002
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26 octobre 2002
L'Honorable Jean Chretien, Premier ministre du Canada,
À la suite au sommet de la francophonie qui s'est tenu à Beyrouth, au Liban, la semaine dernière, quelques questions se posent :
1) Comment les organisateurs de ce sommet ont-ils permis que leur agenda soit détourné par des groupes radicaux défendant des positions maximalistes telles que la condamnation d'Israël par le monde arabe, et ce au détriment du mandat officiel de la Francophonie qui est de consolider les liens culturels et économiques entre les pays ayant en partage la langue française ?
2) Comment le Canada a-il accepté sans broncher la réthorique anti-israélienne de l'hôte du sommet, le Président libanais Émile Lahoud, de même que son accusation alléguant qu'Israël exploite la tragédie du 11 septembre pour justifier des actes de « terrorisme d'état » perpétrés contre le peuple palestinien, alors que les canadiens savent très bien qu'Israël se bat pour sa survie ?
3) Comment passer sous silence la décision des organisateurs libanais de conférer une place d'honneur au Cheikh Hassan Nasrallah, leader de l'organisation terroriste Hezbollah ?
4) L'expulsion de Gidéon Kouts, journaliste français membre de la délégation officielle de presse qui accompagnait le Président Jacques Chirac à Beyrouth, est également outrageante. Pourquoi, en votre qualité de Premier Ministre du Canada, avez vous critiqué la décision du gouvernement libanais d'expulser Gidéon Kouts que lorsque des journalistes vous ont questionné sur ce facheux incident ?
5) Une fois que l'agenda foncièrement anti-israélien du sommet devint clair, pourquoi encore une fois, en votre qualité de Premier Ministre du Canada, n'avez-vous pas pris vos distances vis à vis du ton et du contenu de cet agenda ? Au contraire, en déclarant « la violence doit cesser des deux cotés » c'est à dire en établissant une équivalence morale entre le terrorisme palestinien et les actes de légitime défense d'Israël, vous avez exacerbé cette déplorable affaire fort préjudiciable pour Israël.
6) La participation de Hassan Nasrallah au sommet de Beyrouth focalise de nouveau notre attention sur la décision pernicieuse du Canada de ne pas inclure le Hezbollah dans la liste répertoriant les organisations terroristes considérées comme illégales. Par ailleurs, le Canada a décidé d'établir une distinction fallacieuse entre l'aile militaire du Hezbollah, dont les collectes de fonds organisées en sa faveur au Canada sont interdites, et la branche politique de cette organisation terroriste, qui sert tout simplement de vitrine politique à la campagne que cette organisation mène pour détruire l'Etat juif.
Avec mes salutations les plus distinguées.
Julia Coriat, Montréal
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20 octobre 2002Messieurs et Mesdames les Députés,
À la suite du débat d'urgence qui a eu lieu à la Chambre de Communes où certains députés ont essayé de faire une comparaison fallacieuse entre l'Irak et Israël, je tiens à vous remercier pour vos commentaires positifs pour Israël.
Comment peut-on demander à la communauté internationale d'appliquer à Israël les mêmes sanctions que celles qui devraient être appliquées à l'Irak, alléguant qu'Israël n'a pas respecté non plus de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies ?
Aucune comparaison ne peut être faite quand on sait que l'Irak est un pays totalitaire qui a développé des armes de destruction massives, incluant des armes chimiques et biologiques qui ont été utilisées contre sa propre population, que l'Irak a envahi plusieurs pays voisins et que ce pays parraine le terrorisme international.
Quant aux fameuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, celles concernant l'Irak requièrent une action immédiate sans condition, alors que celles concernant Israël exhortent toutes les parties à faire des concessions réciproques.
Israël a constamment demontré son intention d'échanger des territoires en contrepartie de la paix, tel qu'il est stipulé dans les Résolutions 242 et 338 des Nations Unies. En effet, ces résolutions ont servi de base aux traités de paix avec l'Egypte, la Jordanie et même avec les Palestiniens, dans le câdre des accords d'Oslo.
De plus, Israël a respecté entièrement la résolution 425 du Conseil de sécurité des Nations Unies en se retirant unilatéralement du Liban, alors que la Syrie maintient encore dans ce pays une force d'occupation militaire de 40 000 soldats.
En rejetant, à Camp David et à Taba, les propositions de paix faites par Israël, c'est l'Autorité palestinienne et non Israël qui a violé les injonctions édictées dans les Résolutions 242 et 338.
D'autre part, la nuée de résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies, introduites et parrainées par les pays arabes, condamnant des présumées actions entreprises par Israël, n'ont aucune force exécutoire sur le plan de la loi internationale et ne peuvent être comparées d'aucune manière avec les dispositions du Chapitre VII des résolutions ayant trait à l'agression irakienne.
En tout état de cause, comme vous devez le savoir, Israël se bat pour sa survie alors que l'Irak a des intentions dangereuses et belliqueuses.
Avec mes salutations
Julia Coriat, Montréal
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5 octobre 2002À : Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Redaction La Presse (redaction@lapresse.ca); Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca)
Sujet: Article de M. André Pratte du 5 Octobre 2002 intitulé : Désarmer l'intifada
À L'attention de M. André Pratte et du Redacteur en Chef de la Presse
Messieurs,
J'ai lu avec grand intérêt votre article publié dans La Presse du 5 Octobre 2002, intitulé Désarmer l'intifada.
J'ai constaté que vous avez essayé d'être juste et impartial, mais votre conclusion « avant tout, ce pauvre peuple doit comprendre, si c'est encore possible, que laisser tomber le terrorisme ne signifie pas abandonner la résistance », démontre votre partialité flagrante face à ce conflit.
En ce qui concerne ce conflit, je voudrais vous rappeler quelques faits historiques :
- En 1947, quand l'ONU a voté la partition de la Palestine, la réponse des palestiniens et de leurs frères arabes a été non.
- En 1948, à la création d'Israël, les palestiniens aidés par leurs frères arabes ont attaqué Israël dans l'espoir de « jetter les juifs à la mer » .
- L'histoire s'est répétée en 1956, 1967, 1973. Les palestiniens voulant « jetter les juifs à la mer », le résultat a été que pour pouvoir négocier (land for peace), Israël a occupé des territoires mais, comme chacun le sait, la négociation s'est révélée impossible.
- En 1967, après avoir gagné la guerre, Israël a proposé de négocier la paix, la réponse est venue de la Conférence de la Ligue Arabe à Khartoum : non à la négociation, non à la reconnaissance d'Israël, non à l'existence d'Israël.
- En 1993, les accords d'Oslo ont été signés par MM. Rabin et Arafat. Tout le monde se rappelle de la poignée de main historique. Mais, comme d'habitude, M. Arafat a joué le rôle de pacificateur et, parallèlement, l'autorité palestinienne a publié de nouveaux livres d'écoles qui prêchent la violence, la haine et le refus de l'existence d'Israël. Les kamikazes en sont la preuve vivante.
- Quant au Camp David en 2000, tout le monde connaît la réponse de M. Arafat à la proposition de paix de M. Barak.
Et vous parlez de « résistance ». Résistance à quoi ? Aux propositions de paix faites par Israël. Le vrai problème est que les Palestiniens refusent encore et toujours l'existence d'Israël et que leur rêve a été et sera toujours de « jetter les juifs à la mer ».
Quant à MM. Sharon et Netanyahou, ils sont le résultat de la violence des Palestiniens :
- M. Netanyahou a été promu premier ministre après le désastre d'Oslo.
- M. Sharon a été promu premier ministre après le désastre du Camp David.
Chaque fois que les israéliens votent pour un pacifiste, tel que M. Rabin ou M. Barak, les palestiniens répondent par la violence.
Dans l'espoir que ce petit rappel des faits historiques vous aidera à comprendre le vrai problème,
Je vous prie d'accepter mes salutations,
Julia Coriat, Montréal
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À : Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca); Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Redaction La Presse (redaction@lapresse.ca)
Objet : Terrorisme et sionisme - article écrit par Jooneed Khan dans La Presse du 27 septembre 2002.
Messieurs,
En réponse à l'article de Monsieur Jooneed Khan dans la Presse du 27 Septembre 2002 intitulé « Terrorisme et sionisme &endash; Un Canado-Palestinien dénonce la 'dépossession et le nettoyage ethnique' », j'aimerais faire quelques commentaires :
1) Ce titre révoltant me rappelle étrangement les incidents racistes et antisémites survenus à la Conférence sur le Racisme à Durban en Septembre 2001 où on a vu les manifestants pro-palestiniens se pavanaient avec des panneaux « Sionisme = Racisme » ou « Dommage qu'Hitler n'ait pas fini son job ».
2) En ce qui concerne le journaliste Jooneed Khan, permettez-moi de vous mentionner que j'ai déjà remarqué que M. Khan écrit toujours des articles soit anti-américains, soit des articles anti-sionistes. Je pense que, en tant que journaliste travaillant dans un journal comme le vôtre, M. Khan devrait se réfréner de montrer ses couleurs. D'autre part, en sa qualité de spécialiste du Proche-Orient et pour couvrir les deux antagonistes de ce conflit (comme tous bons journalistes), comment se fait-il que M. Khan n'a pas pris la peine de rapporter la conférence tenue par M. Erwin Cotler, le 12 septembre 2002, où l'audience dépassait les 1 800 personnes et dont le sujet était « la Paix en Israël » ?
3) Les points chauds de la conférence du Dr Ismaël Zayid :
Le naufrage du « Patria » :lLa façon simpliste de raconter cette tragédie est honteuse. En Octobre 1940, 3 500 juifs d'Allemagne, d'Autriche et de Tchechoslovakie fuyant l'holocauste pour se réfugier en Israël, sont arrivés illégalement par bateau à Haïfa. Les autorités Britanniques, pour contrer cette immigration illégale (et ce, poussées par les Palestiniens), ont transféré 1 800 passagers dans un bateau nommé « Patria » pour les déporter à l'Ile Maurice La Hagana (mouvement pour la libération d'Israël), afin d'empêcher le Patria de quitter Haïfa, a miné le bateau dans le but de faire un petit trou dans la coque pour que le bateau coule lentement, ceci pour permettre aux passagers de se sauver. Malheureusement, l'explosion a été plus forte que prévu et le bateau a coulé rapidement faisant 250 morts dont 200 juifs fuyant l'Holocauste. Cette tragédie n'était pas un acte de terrorisme fait dans le but de tuer et de « jetter le blâme sur les autres » mais pour permettre à des juifs fuyant l'Holocauste de se réfugier en Israël malgré le blocus britannique.
Attentats perpétrés par les juifs contre des synagogues à Bagdad en 1950/1951 pour semer la panique et contraindre les juifs à émigrer en Israël : Je voudrais vous parler ici d'un des nombreux pogroms qui ont été intentés en Irak contre les juifs. En 1941, à l'occasion d'un changement de Gouvernement, alors que le pays se trouvait sans autorité pour un ou deux jours, des musulmans irakiens ont profité de ce vide politique pour, comme d'habitude en pareille situation, attaquer les juifs, les massacrer, les tuer, les voler, les violer En 1950/1951 : de nombreux juifs irakiens ont été pendus sur la place publique pour des raisons fallacieuses et des fausses accusations, comme par exemple « des attentats contre des synagogues » !...
Quand à « la dépossession de sa patrie d'origine, la Palestine, par Israël » : est-ce que le Dr Zayid veut parler des territoires occupés par les palestiniens actuellement tels que Gaza, Cisjordanie dans ce cas, il devrait s'en prendre à M. Arafat, qui a rejetté sans compromis l'offre de M. Barak et de M. Clinton, ou veut-il parler de toute la Palestine incluant Israël ? Ce qui voudrait dire qu'il refuse l'existence d'Israël .
En ce qui concerne « le nettoyage ethnique », parle-t-il de 1948, quand les frères arabes (Égypte, Jordanie, Syrie ) ont attaqué Israël dans l'espoir de rayer ce petit pays de la carte du monde, et qui ont à cette occasion, conseillé aux palestiniens de partir pour, disaient-ils, revenir en triomphateurs et reprendre toutes les terres cultivées par les juifs
M. Khan nous dit que le Dr Zayid « en a gros sur les cur contre le soutien de son pays d'adoption, le Canada, à la dépossession de sa patrie, la Palestine, par Israël ». La situation réelle est que le Canada essaie d'être juste et équitable et supporte le droit à l'existence d'Israël. Ce que le Dr Zayid rejette complètement .
J'espère que cette lettre va vous permettre de remettre les choses à leur place.
Avec mes salutations,
Julia Coriat, Montréal
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27 septembre 2002Radio-Canada 95.1 FM Montréal
Re : émission « Nouvelles de 8 h »
« Sharon avait mis le feux aux poudres en se rendant sur l'esplanade des mosquées »
Pourquoi se faire le complice des extrémistes palestiniens en voulant légitimer cette nouvelle ? Nous savons tous maintenant que l'Intifada était bien planifiée d'avance et que les palestiniens ont pris comme prétexte cette visite de Sharon pour en avancer le déclenchement.
Votre insistance à diffuser et à propager ce genre de nouvelles le plus souvent possible ne permettra certainement pas d'instaurer un rapprochement et un climat paix entre des communautés qui ne demanderaient pas mieux que de se rapprocher. Prenez Concordia comme un des nombreux exemples. Connaissez vous l'expression « verser de l'essence sur le feu »?
C'est être un peu naïf, ou comme s'enfoncer la tête dans le sable, que de penser que, si Sharon n'était pas allé à cet endroit, nous n'aurions pas l'état de guerre actuel en Israël,
Edmond Silber
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22 Septembre 2002Radio-Canada RDI, Montréal, Cable 19,
Re : émission «Zone libre », « Avoir 12 ans à Gaza », émission du 20 septembre 2002
Cher Monsieur Lépine,
À quand un reportage sur des enfants Israéliens orphelins dont les parents ont été sauvagement assassinés par des terroristes palestiniens? À quand un reportage sur tous ces enfants Israéliens traumatisés par les bombes humaines qui se sont faites exploser à coté d'eux? Tenez, vous voulez des noms ? http://www.walk4israel.com/index.cfm?fuseaction=article2
Bien sûr que je compatis avec tout enfant qui souffre de la guerre, peu importe qu'il soit Palestinien, Israélien, ou Ougandais cela me fait souffrir aussi, mais dans votre reportage, on ne nous parlait que de misère palestinienne.
Pourquoi ne pas avoir dit qu'après 1967 l'économie s'était de beaucoup améliorée, on construisait des écoles et des universités, que la scolarisation n'avait jamais été aussi forte ? Qu'après Oslo, cela allait encore bien mieux, la prospérité était pour tout le monde. Malheureusement c'est l'Intifada d'Arafat qui a tout fait tomber et que la situation qui prévalait au moment de votre reportage, en était la conséquence directe.
Superbes les gros plans où l'on voit le petit jeune Mo'men Fatayer avec un char d'assaut, ou des soldats l'arme à la main en arrière plan. Vous auriez peut-être voulu qu'Israël laisse les portes grandes ouvertes et que les bombes humaines aillent se faire sauter en toute liberté au milieu de la population juive?
Edmond Silber
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Le 22 septembre 2002À l'attention de Mme Marie-France Bazzo et M. Pierre Bourgault, Radio-Canada
Cher Monsieur Bourgault,
J'étais en voiture ce matin, et j'écoutais Radio-Canada comme à l'accoutumée.
Vers 10 h 10, vous êtes intervenu pour nous parler de la Palestine. Pourquoi la Palestine, me suis-je dis, pourquoi pas le Proche-Orient, le conflit au Moyen-Orient ou la question Israélo-Palestinienne, je trouvais que vous commenciez mal.
Vous nous avez fait un plaidoyer concernant « un autre exode des Palestiniens comme en 1948 » qui m'a paru injustifié.
À ce propos, je voudrais vous rappeler quelques faits historiques :
- en 1948 (justement) : le jour de la déclaration de la création d'Israël, les Palestiniens et leurs frères arabes (Syrie, Ègypte, Jordanie, Liban, etc.) ont attaqué ce nouveau petit pays dans l'espoir de « jeter les juifs à la mer ». Parallèlement, les frères arabes ont conseillé aux familles Palestiniennes de partir car, disaient-ils, ils reviendraient en vainqueur et reprendraient les terres cultivées par les Juifs. Suite à la défaite, ces familles ont été installées dans des camps dans lesquels ils pourrissent encore 54 ans après, à la charge de l'ONU, les frères arabes ayant refusé des les intégrer sachant que cette situation de refugiés en feraient des terroristes.
- En 1953, 1967, 1973 : même chose, les frères arabes ont attaqué, ou du moins se préparer à attaquer pour encore « rayer Israël de la carte du monde ».
- En 1967 : après la guerre qui a duré six jours, Israël a proposé de faire un compromis de paix : la terre contre la paix. La réponse a été donnée à la Conférence de la Ligue Arabe à Khartoum, en Septembre 1967 : non à l'existence d'Israël, non à la négociation avec Israël, non à la paix avec Israël.
- En 1993 : M. Arafat signait un compromis de paix avec M. Rabin. Après son « intronisation » à Ramallah, alors qu'il parlait de paix en anglais, il fomentait la haine en arabe dans ses discours, les livres d'école, la télévision, les mosquées, etc.
- En 2000 : à Camp David, M. Arafat a refusé sans compromis la proposition de paix de M. Barak et M. Clinton. Et en réponse à cette offre de paix, il a lancé l'intifada, pensant obtenir plus par la violence. Le résultat est que les israéliens ont élu M. Sharon, sachant qu'il était le seul à pouvoir répondre à cette violence.
D'autre part, vous n'avez pas l'air de porter M. Sharon dans votre cur, vous parlez de :
. critique muselée,
. droit de parole aboli,
. Israël n'étant plus une démocratie comme Israël se targue d'être.
M. Bourgault, avez-vous déjà été dans un pays voisin d'Israël, tel que l'Ègypte, la Syrie, etc. ? Car là vous pourrez comparer le manque de critique, le droit de parole aboli et le manque de démocratie.
Avec mes salutations,
Julia coriat, Montréal
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20 semptembre 2002« Grands reportages » diffusés sur RDI les 17 et 18 septembre 2002 et intitulés : « Proche-Orient - Les rêves brisés »
Messieurs,
J'ai suivi, avec intérêt, votre reportage intitulé « Proche-orient &endash; les rêves brisés » diffusé sur RDI les 17 et 18 Septembre 2002 à 20 heures.
La première partie diffusée le 17 Septembre 2002 m'a paru assez équitable.
Mais, en ce qui concerne la 2iéme partie diffusée le 18 Septembre 2002, deux clichés ont été mentionnés qui sont complètement erronés et qui ont été démentis :
1) La visite de M. Sharon au Mont du Temple qui aurait causée l'Intifada : ce fait est une mauvaise raison que les Palestiniens ont toujours soutenu alors que l'on sait que M. Arafat avait planifié l'Intifada au moment où M. Barak a retiré ses troupes du Sud Liban, pensant qu'il obtiendrait plus par la violence. Et ce, alors qu'il négociait un plan de paix avec M. Barak et M. Clinton. Plan qu'il a d'ailleurs rejeté sans compromis. Et pour cause
2) L'enfant Palestinien et son père, au début de l'Intifada, pris entre les tirs Palestiniens et Israéliens et qui aurait été tué par des tirs israéliens : cette allégation a été complètement réfutée car il a été prouvé que, vu l'emplacement de l'enfant et son père, il n'aurait pu être touché et tué que par des tirs Palestiniens.
Je voudrais vous rappeler, à ce propos, que ce reportage concernant l'enfant et son père a été filmé par un cameraman Palestinien car, comme vous devez le savoir, à l'époque, les Palestiniens imposaient aux journalistes étrangers des photographes et cameraman Palestiniens sous peine d'être complètement évincés ou interdits.
Dans l'espoir qu'à l'avenir vos reportages concernant ce conflit reflèteront la vérité et seront équitables,
Je vous prie d'accepter mes salutations.
Julia Coriat
Montréal
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Lettre à La PresseLe 17 septembre 2002
Monsieur Louis Balthazar,
Dans le cahier A21 de La Presse, lorsque j'ai fait lecture de votre article intitulé : Non, il est plus urgent de régler le conflit israélo-palestinien que d'attaquer l'Irak ?, je suis resté perplexe lorsque, vers la fin de l'article, vous lâchez la phrase accusatrice, et je cite : « On pense tout de suite à celles (résolution 242 et 338) qui concernent l'occupation des territoires palestiniens par Israël ».
Comme Israël est le seul pays que vous mentionnez dans cette phrase assassine, on est obligé de comprendre qu'Israël est une fois de plus considéré coupable du conflit israélo-palestinien. Si c'est cela que vous voulez exprimer, pardonnez-moi monsieur Louis Balthazar, mais vous n'êtes pas correct d'affirmer une telle chose. Vous n'êtes pas sans savoir qu'Israël ne peut accepter de faire la paix seule, mais seulement avec un partenaire prêt à reconnaître son existence et à lui reconnaître des frontières sûres conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU, 242 (22-11-67) et 338 (22-10-73). Il faut être deux pour négocier, pas un ! Vous savez ça, Monsieur Balthazar.
Et chaque fois qu'Israël trouvera un tel interlocuteur, on peut être certain que des négociations s'engageront en vue d'un accord comme ceux conclus avec l'Égypte et la Jordanie. Ou faut-il forcer les Palestiniens et le monde arabe à négocier la paix et la reconnaissance de l'État d'Israël ?
Si les négociations relatives aux territoires occupés n'ont jamais pu aboutir jusqu'à ce jour, c'est surtout en raison de la mauvaise foi d'Arafat, de l'Autorité palestinienne et des pays arabes, qui ont maintes fois manifesté ouvertement leurs intentions de ne jamais faire la paix avec Israël, et cela même si Israël arrivait à la décision d'évacuer tous les territoires occupés sans conditions. Cette évacuation serait contraire à la résolution 242, qui fait obligation à l'État hébreu d'évacuer certains territoires acquis au cours de la guerre de Six jours, mais pas tous les territoires. Les États arabes considèrent le contraire, soit qu'Israël doit revenir sans conditions aux lignes de cessez-le-feu en vigueur au 4 juin 1967, à la veille de la guerre, et cela sans aucune négociation préalable, ni garantie de paix.
Il existe donc un désaccord profond de la part du monde arabe quant à l'interprétation de l'alinéa 1 (un) du premier paragraphe de la résolution 242. Le texte anglais qui fait force de loi dit précisément : « Withdrawal of Israeli armed forces from territories occupied in the recent conflict ».
Ce qui se traduit en français par : « Retrait des forces armées israéliennes de terrritoires occupés au cours du récent conflit ».
Le texte officiel français de la résolution indique par contre : « Retrait des forces israéliennes des territoires occupés... »
Selon Lord Caradon, le rédacteur de la résolution 242 en 1967, c'est bien le texte anglais qui fait foi. Les gouvernements d'Israël et des États-Unis considèrent donc que la résolution 242 fait obligation à l'État hébreu d'évacuer certains territoires acquis au cours de la guerre des Six Jours, mais pas tous ces territoires.
Il est à noter aussi dans la résolution 242 originale rédigée en anglais, que le mot « all » (tous) à été soigneusement évité : « Withdrawal from territories » et non pas « Withdrawal from all the territories ». Ce qui confirme l'interprétation israélo-américaine.
Arthur Goldberg, qui était en 1967 le représentant des États-Unis auprès des Nations Unies, a publié le 8 mai 1973 la mise au point suivante :
« La résolution 242 ne requiert pas explicitement d'Israël un repli sur les lignes tenues à la veille de la guerre. Les États arabes souhaitaient qu'une telle exigence fût formulée ; l'Union soviétique... fit une proposition dans ce sens au Conseil de Sécurité ; elle fut imitée par la Yougoslavie et quelques autres pays au cours de la session spéciale de l'assemblée générale de l'ONU. Mais ni au Conseil ni à l'Assemblée, l'exigence d'un tel retrait ne reçut un soutien suffisant. »
« La résolution, qui se borne à poser le principe d'un ' retrait des forces israéliennes de territoires occupés au cours du récent conflit ', le lie à un autre principe selon lequel chaque État de la région a le droit de vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues. »
Arthur Goldberg entend par là que le Conseil à volontairement écarté une résolution rédigée de la manière suivante : « Withdrawal of Israeli armed forces from all the territories occupied after June, 5, 1967 ». En français : « Retrait des forces armées israéliennes de tous les territoires occupés à partir du 5 Juin 1967 ». Goldberg poursuit :
« La résolution parle d'un retrait des territoires occupés sans spécifier l'étendue de ce retrait. Et la présence des mots ' secure and recognized boundaries ' (frontières sûres et reconnues) implique que les parties peuvent effectuer des rectifications de frontières dans le cadre de leur accord de paix, rectifications qui supposeraient un retrait partiel et non complet de la part d'Israël, dans la mesure où les frontières d'avant juin 1967 se sont révélées incompatibles avec sa sécurité ».
Le 25 novembre 1973, Eugène Rostow, ancien secrétaire d'État adjoint des États-Unis, qui a joué un rôle primordial dans la formulation de la diplomatie américaine entre 1966 et 1969, écrivait dans une lettre au journal The New York Times :
« D'un point de vue légal, Israël occupe les territoires conquis en 1967 en vertu des résolutions du Conseil de Sécurité, qui ont reconnu son rôle de puissance occupante et qui interdisent de porter atteinte à sa présence jusqu'à ce que les parties engagées dans le conflit fassent la paix. L'attaque armée du 6 octobre 1973 (la guerre du Kippour) constitue donc la violation la plus flagrante de la Charte des Nations Unies depuis l'invasion de la Corée du Sud par les troupes nord-coréennes, le 25 juin 1950, invasion qui, elle aussi, avait pour but officiel de ' reprendre possession du territoire national ' ».
C'est un mythe, monsieur Louis Balthazar, de penser que la résolution 242 impose à l'État d'Israël d'évacuer les territoires occupés sans conditions, et qu'elle ne crée aucune obligation pour les États arabes, y compris pour l'Autorité palestinienne d'Arafat.
Israël a le droit de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues.
Jean-Marie Gélinas
Président des Amitiés Québec-Israël
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Le jeudi 12 septembre 2002
Monsieur Omier Roy,
Radio Canada 95.1 FM, Montréal, mardi 10 septembre 2002
http://radio-canada.ca/radio/bienmeilleur/ meilleurmatin@radio-canada.ca
Objet: émission « C'est bien meilleur le matin »
Cher Monsieur Roy,
Lundi matin, le 9 septembre 2002, à L'Université Concordia de Montréal, un des principes les plus fondamentaux de notre démocratie, soit la liberté de parole, a été bafoué par une bande d'anarchistes pro palestiniens.
Le lendemain, dans votre émission radiophonique au 95.1 FM « Est-ce bien meilleur le matin? », vous posiez la question à savoir que : « Monsieur Netanyahou savait que l'Université avait une forte majorité d'étudiants dont le penchant pour le coté palestinien ne faisait aucun doute, alors n'était-ce pas de la provocation de sa part que d'accepter une invitation à parler à Concordia ? ».
Selon votre raisonnement, à savoir de ne pas choquer la susceptibilité de ce groupe d'extrémistes anti Juifs, tout étudiant Juif qui s'inscrit à Concordia devient aussi un élément provocateur en puissance. Nous savons tous qu'il devient dangereux de se promener avec une Kippa sur la tête à Concordia, le port de la Kippa deviendrait-il aussi un élément provocateur pour tous ces Islamistes?
Justement, j'aimerais vous parler un peu de cet événement, car j'y étais. Nous attendions tous paisiblement, notre ticket à la main, que l'on nous invite à entrer, à l'angle nord-est du bâtiment de Concordia où la police nous avait dirigé, pendant que les sympathisants Islamistes discouraient à l'angle opposé, sur la rue de Maisonneuve. Tout d'un coup, ces derniers se sont présentés par un petit passage en arrière de l'immeuble où la police ne les attendaient pas du tout. Croyez moi, pour des gens qui prétendent appartenir à un « rassemblement pour une paix juste », il n'y avait pas de paix, ni rien de juste dans leur attitude ce jour-là. Les insultes, les crachats, les bouteilles d'eau, fusaient de toute part. À un moment donné, je voyais l'instant où la police anti émeutes allait nous charger tous sans discrimination. Qui attaquait qui ce jour là ? Où était la justice et la paix ? Que prétendent défendrent ces voyous-là ?
Monsieur Roy, n'auriez vous pas un petit penchant très partisan pour l'une des parties en cause impliquée dans le conflit au Moyen-Orient ? Si c'était le cas, je vous en prie, essayez de laisser toutes ces opinions partisanes à la porte de Radio Canada avant d'entrer le matin. Là ce sera « bien meilleur le matin », et pour tout le monde.
Un auditeur assidu qui vous a à « l'oreille ».
Edmond Silber
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