LA FEUILLE DE ROUTE ...
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Texte des déclarations d'Akaba Mercredi 4 juin 2003. Texte des déclarations du Premier ninistre palestinien Mahamoud Abbas (Abou Mazen), du Premier Ministre israélien Ariel Scharon et du Président des États-Unis, George W. Bush.
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À voir absolument : un vidéo qui montre comment l'Autorité Palestinienne endoctrine les enfants à rechercher la mort.Cliquez ici : http://www.shopping-nice.com/video/recherche_la_mort.wmv
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Toute mesure israélienne contre Arafat doit être perçue comme une riposte aux actes cumulés d'Arafat et non simplement comme le résultat de son échec à respecter des accords signés ou de son incapacité - voulue - à lutter contre le terrorisme.Au fil des ans, Arafat a participé et a initié nombre des activités terroristes palestiniennes. Il a sciemment financé les terroristes, avant et après que ceux-ci perpétuent leurs crimes. Et il n'a évidemment pas fait juger ceux qui ont exécuté ces actes.
À Oslo, Arafat s'était engagé à « mettre fin aux décennies de confrontation et de conflit... et à tout faire pour vivre en coexistence pacifique, dans la dignité et la sécurité mutuelles ». Dans les faits, cependant, il est resté un fervent supporter de la violence et du terrorisme.
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LA MASCARADE DE « L'INITIATIVE » DE GENÈVE
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FRANCE-ISRAËL
Alliance Général Knig
http://www.france-israel.orgParis, le 15 septembre 2003
Communiqué de presse
Objet : La France et le monde encore au secours d'arafat
Dans le temps même où Arafat continue de lancer à sa population ses appels à la haine d'Israël,
dans le temps même où Israël est chaque jour menacé par le terrorisme palestinien qui le plonge dans le comble de l'horreur,
dans le temps même où la preuve est faite que ni Arafat ni Mahmoud Abbas n'ont agi pour arrêter les attentats,
quand Israël n'a donc que trop de raisons de vouloir expulser un grand coupable de crimes contre l'humanité,
nos autorités, à commencer par la plus haute, n'ont rien trouvé de mieux que d'afficher un légalisme aussi faux, aussi dépourvu de sens moral, que dans leur soutien à Saddam Hussein. Elles ont volé au secours d'Arafat, « le représentant légitime de l'Autorité palestinienne », disent-elles.C'est plus que de la naïveté, plus que du cynisme ; c'est de la complicité active.
Pour les Français qui ont gardé le sens de l'honneur, la France a manqué une occasion d'exprimer un minimum de compréhension pour les positions d'Israël et de se désolidariser de l'ignoble concert des nations.
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« Un État palestinien aux frontières temporaires ne s'établira pas tant que l'Autorité palestinienne ne démantèlera pas les infrastructures du Hamas, du Djihad islamique et des autres organisations terroriste », a répété ce matin Ariel Sharon, au cours du Conseil des ministres.(Guysen, IsraëlNews - Dimanche, 10-08-2003)
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L'organisation du chef de la Sécurité de l'Autorité Palestinienne, Mohammed Dahlan n'a absolument rien fait pendant le jour et demi qui a suivi l'attentat de Jérusalem sur des enfants - ce qui a poussé Israël à agir. Le plan de sécurité qui a soit-disant été « gelé » a en fait été enfoui dans un congélateur depuis longtemps, bien qu'Israël ait mis Dahlan en garde à plusieurs reprises contre son inaction menant tout droit au désastre. (Lisez tout l'article ici)
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Analyse : Lutte palestinienne pour le pouvoirDurant toute sa carrière, Arafat a voulu être Numéro 1, mais sans numéro 2 », selon les termes d'un analyste à Ramallah. Mais il est très regretable, ajoute l'analyste, qu'une fois de plus M.Arafat semble sacrifier les aspirations de son peuple à un avenir meilleur sur l'autel de son propre avenir politique à lui.
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Au lendemain de l'attentat suicide exécuté et revendiqué par le Hamas le 19 août 2003, qui a fait 20 morts parmi les civils israéliens dont 6 enfants et 3 nourrissons et 127 blessés dont 40 enfants, les médias n'ont pas considéré que cet ignoble attentat marquait une rupture de la « trêve » de la part des factions radicales.Il faut en effet attendre le jeudi 21 août pour que ces médias annoncent que la trêve est « définitivement morte » et que c'est Israël qui l'aurait tuée, en tirant plusieurs missiles depuis un hélicoptère entraînant la mort d'Ismaïl Abou Chanab, dirigeant du Hamas. (Lisez tout l'article ici)
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Le 8 août 2003Diffusé par Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient, Bruxelles.
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/I. Proche-Orient : Israël au pied du mur
Valeurs Actuelles n° 3480 paru le 8 Août 2003
La « feuille de route x est-elle déjà en panne ? Ariel Sharon met en garde contre la reprise du terrorisme. Et Mahmoud Abbas contre le tracé du « mur sécuritaire » israélien. Arbitrage à Washington.
Le premier ministre israélien Ariel Sharon devait rencontrer son homologue palestinien Mahmoud Abbas le 6 août. L'entretien a été annulé. Chacun a évoqué la « mauvaise volonté » de l'autre, ou son incapacité à mettre en application ses engagements.
Jusqu'ici, les deux hommes se comportaient comme s'ils se faisaient confiance envers et contre tout. Israël avait tout particulièrement intérêt à renforcer la crédibilité d'Abbas face à un Yasser Arafat qui reste, officiellement, le président de l'Autorité palestinienne. Le ton change. Est-ce déjà la fin de la « feuille de route », le nouveau processus de paix imaginé par le président américain George Bush ?
Du côté israélien, on insiste sur le problème du terrorisme. « Tant qu'il n'aura pas cessé, nous ne pourrons pas aller bien loin », observe Sylvan Chalom, le ministre israélien des Affaires étrangères (francophone et europhile). Sharon avait d'abord demandé à Abbas des mesures « rapides et significatives » contre les organisations terroristes palestiniennes, ou plus exactement contre les organisations palestiniennes qui font ouvertement du terrorisme leur méthode de combat : le Hamas et le Djihad islamique, d'obédience islamiste, et les Brigades d'Al-Aqsa, qui dépendent d'Arafat. « On ne peut pas procéder comme cela, avait répondu Abbas, avec le soutien du chef des services de sécurité de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Dahlan. Dans notre société, on obtient beaucoup plus par le consensus que par la force. Laissez-nous négocier en vue d'un consensus. » Fin juin, les trois organisations terroristes acceptent en effet de respecter une « trêve » de trois mois : en arabe, on dit une « hudna ».
Les attentats les plus meurtriers, notamment les opérations suicide, cessent. Mais les attentats dits « à basse intensité » dirigés contre des individus se multiplient, aussi bien en Cisjordanie que sur le territoire israélien proprement dit. Le 23 juillet, un cycliste israélien, David Shilo, est poignardé par quatre adolescents arabes à Giva Tsarfatith (« la Colline française »), un quartier au nord de Jérusalem. Le 26 juillet, un soldat israélien, Oleg Shaykhat, fait de l'auto-stop sur une route de Galilée. On le retrouve vingt-quatre heures plus tard dans un fossé : assassiné. Le 3 août, une mère israélienne circule en voiture à Har Gilo, dans la banlieue de Jérusalem, avec ses trois enfants. Elle est prise pour cible par des snipers et grièvement blessée. «« Nous avons des raisons de penser que ces agressions sont planifiées et destinées à souligner le caractère précaire et révocable de la trêve », note-t-on chez les responsables israéliens.
Le fait est, en outre, que la propagande en faveur du terrorisme et de la « lutte contre Israël » se poursuit dans les territoires autonomes palestiniens. Le 13 juillet, le journal Al-Hayat Al-Jadida, quotidien officieux de l'Autorité palestinienne, publie un reportage sur « une colonie de vacances organisée par l'Union palestinienne pour la culture, les sciences et le développement ». Selon cet article, les cent cinquante enfants participant à cette colonie (des garçons et des filles âgés d'une douzaine d'années) ont rendu visite « à la veuve du martyr Djihad al-Amarin... et ont fait l'éloge du martyr ». Al-Amarin n'est pas n'importe qui. Fondateur des Brigades d'Al-Aqsa, il a organisé de nombreux attentats contre des civils israéliens, avant d'être tué dans une opération antiterroriste. Le 1er août, plusieurs imams palestiniens évoquent, dans leur sermon du vendredi, un « complot israélien destiné à détruire la mosquée Al-Aqsa » et appellent les fidèles « à agir pour la sauver ». Là encore, ces propos ne sont pas indifférents : c'est par des sermons analogues qu'Arafat a préparé, en septembre 2000, le déclenchement de la seconde Intifada. L'islam étant religion d'État dans les territoires autonomes, ces imams sont nommés et payés par l'Autorité palestinienne.
Du côté palestinien, on évoque principalement deux dossiers. D'abord, la libération des six mille Palestiniens détenus en Israël, à titre préventif ou à la suite d'un jugement. Cette mesure ne figure pas dans la « feuille de route ». Mais Abbas, qui en a probablement fait un de ses arguments quand il a négocié la hudna avec les organisations terroristes, a affirmé que c'était « un geste essentiel afin de créer un climat de confiance entre Palestiniens et Israéliens ». Sharon a donc décidé de procéder à ces élargissements. Par étapes.
Les premières libérations interviennent dès le sommet d'Akaba, début juin. Parmi les bénéficiaires : Ahmed Jbarra. En 1975, il avait été condamné à la prison à vie pour avoir tué quatorze civils dans un attentat à Jérusalem (la peine de mort n'existe pas en Israël). Aujourd'hui, il a soixante-huit ans. Dès son arrivée dans les territoires palestiniens, Jbarra est nommé « conseiller spécial de Yasser Arafat ». Le 26 juillet, à Bethléem, dans un meeting organisé par le Hamas en son honneur, il commence par se féliciter du fait que « les Palestiniens tuent de plus en plus d'Israéliens » : le rendement a « fortement augmenté entre la première et la seconde Intifada ». Ensuite, il fait l'éloge des enlèvements d'Israéliens. Juste au moment où l'on retrouve le cadavre d'Oleg Shaykhat.
L'opinion israélienne est furieuse. Des familles de victimes du terrorisme saisissent la Cour suprême. Celle-ci estime que, dans l'état actuel de la législation, les responsables directs d'attentats ou de meurtres ne peuvent être libérés. Sharon, qui rend visite à George Bush, annonce qu'il procédera quand même à quatre cent cinquante libérations supplémentaires. La décision est ratifiée le 3 août par le Conseil des ministres. « Insuffisant », estime Abbas. « Dérisoire », affirme Arafat.
Second dossier évoqué par les Palestiniens : le « mur de la honte » que les Israéliens érigent en Cisjordanie. Une première barrière - clôture métallique, fossés, appareillages électroniques - sépare depuis longtemps Israël du territoire de Gaza. Avec efficacité : il n'y a pratiquement pas eu d'infiltrations terroristes dans ce secteur en trois ans, d'où l'idée de construire une barrière analogue en Samarie et en Judée. Mais quel doit être son tracé ?
Un premier tronçon de près de cent kilomètres est en cours d'achèvement au nord de la Cisjordanie. Pour l'essentiel, il suit la « ligne verte », la ligne de démarcation israélo-jordanienne des années 1949-1967. Il s'en écarte çà et là, sur quelques kilomètres de profondeur, pour englober des localités israéliennes « implantées » juste au-delà de la frontière. Mais au nord-est de la Cisjordanie, il part brusquement vers le sud, de manière à séparer la vallée du Jourdain, toujours sous administration militaire israélienne, des territoires autonomes palestiniens. Même décrochage au nord-ouest de la Cisjordanie. Selon un projet approuvé par le gouvernement israélien, le mur envelopperait les implantations de la région d'Ariel, proches de Tel-Aviv. Ailleurs, on ne dispose pas d'indications précises. Ce qui ne fait que renforcer la rumeur selon laquelle Sharon voudrait fractionner le futur État palestinien en trois secteurs coupés les uns des autres.
« Ce mur a une fonction purement sécuritaire, dément le ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz. Il n'a pas de signification politique. Les frontières israélo-palestiniennes seront fixées par la négociation. » Ce qui est vrai, c'est que les Israéliens n'ont pas hésité, dans le passé, à raser des barrières analogues. En juin dernier, ils ont ainsi fait disparaître en quelques heures les lignes de contrôle qu'ils avaient mises en place à Gaza et à Bethléem.
Quand il était à Washington, l'autre jour, Sharon a su défendre son « mur ». D'abord réticents, Bush et ses conseillers ont fini par se laisser convaincre, mais non sans répéter que leur objectif ultime était la création d'un État palestinien « cohérent » à côté d'Israël. Quelques jours plus tôt, ils avaient reçu Abbas avec chaleur, mais en le mettant en garde contre toute reprise du terrorisme. « C'est une méthode classique, note un ancien diplomate américain vivant en France. Faire plaisir aux uns et aux autres tout en laissant chacun sur sa faim. La feuille de route va continuer, coûte que coûte. »
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Le 4 août 2003Diffusé par Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient, Bruxelles.
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/Israël : une attaque palestinienne viole la trêve
Jérusalem - Des activistes palestiniens ont blessé quatre Israéliennes en ouvrant le feu sur leur voiture près d'une colonie en Cisjordanie. Cette action met en péril la trêve indispensable à l'application de la « feuille de route » pour la paix au Proche-Orient.
L'attaque, qui a blessé dimanche une femme et ses trois filles près de l'implantation de Har Gilo, a été revendiquée par les Brigades des martyrs d'Al-Aksa. Cette organisation armée est proche du Fatah, le parti du président palestinien Yasser Arafat.
Cette action perturbe l'accalmie relative qui règne depuis la trêve de trois mois proclamée le 29 juin par les groupes palestiniens radicaux. Elle jette une ombre sur la décision prise par Israël de libérer cette semaine des centaines de prisonniers palestiniens.
Un responsable israélien a estimé que cette attaque soulignait la nécessité pour le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas de désarmer les activistes. « Cette attaque est un rappel sévère qu'il ne peut y avoir d'alternative à des opérations ciblées contre les personnes impliquées dans le terrorisme », a déclaré le porte-parole du Premier ministre Ariel Sharon.
Entretemps, des responsables israéliens ont déclaré qu'une commission réunie dimanche soir au bureau de Sharon avait approuvé la libération de plusieurs centaines de prisonniers dans le courant de la semaine. La réunion n'a pas précisé le nombre exact des détenus qui bénéficieront de cette mesure.
En libérant des prisonniers, Israël espère renforcer l'autorité d'Abbas. Les organisations armées palestiniennes réclament cependant la libération de tous les prisonniers détenus en Israël, dont le nombre est estimé à 6 000.
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Le 29 juillet 2003Diffusé par Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient, Bruxelles.
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/Lemonde.fr
Ariel Sharon reste ferme sur la « ligne de sécurité »
À Washington, Ariel Sharon reste ferme sur la « ligne de sécurité ». « Les positions (d'Ariel Sharon) constituent un grand obstacle à la mise en oeuvre de la 'feuille de route' », a déclaré le ministre de l'information palestinien, Nabil Amr, suite aux déclarations du premier ministre israélien. Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a affirmé, mardi 29 juillet, au président américain, George W. Bush, qui le recevait à la Maison Blanche, que la construction de la ligne de sécurité en Cisjordanie continuera malgré les réserves exprimées par son hôte. « La construction de la clôture de sécurité continuera et tous les efforts seront faits pour minimiser les conséquences sur la vie quotidienne de la population palestinienne », a affirmé M. Sharon, indiquant qu'elle était considérée par les Israéliens comme un moyen de se défendre contre les incursions terroristes. « J'ai expliqué au président l'importance de la clôture et le fait que cela apportera la sécurité qui nous permettra d'arriver à la paix », a indiqué M. Sharon.
M. Bush a réaffirmé de son côté que les organisations terroristes palestiniennes devaient être désarmées et, qu'à long terme, la ligne de sécurité, qui prend en certains endroits l'aspect d'un véritable mur, pourrait se révéler inutile. « Je comprends totalement que la manière la plus efficace de protéger la sécurité d'Israël, tout comme celle des personnes éprises de paix dans les territoires palestiniens est de s'en prendre à des organisations comme le Hamas et les organisations terroristes qui font en sorte que la paix ne puisse exister. Et, en conséquence, j'espère qu'à long terme la clôture sera inutile », a-t-il déclaré. « La clôture est un sujet sensible », a-t-il toutefois souligné. Le président américain avait estimé vendredi en recevant le premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas, à la Maison Blanche, qu'elle constituait « un problème ».
PRESSION SUR MAHMOUD ABBAS
La nécessité pour les Palestiniens d'assurer durablement la fin des attentats contre les Israéliens a été à de nombreuses reprises mise en exergue par MM. Bush et Sharon mardi. Le président américain a estimé que la création d'un Etat palestinien dépendait en dernier ressort de la fin des opérations terroristes menées par des Palestiniens contre des objectifs israéliens. « L'Autorité palestinienne doit entreprendre des opérations soutenues, ciblées et efficaces pour démanteler les capacités terroristes et leurs infrastructures. Nous sommes déterminés à aider le premier ministre Abbas pour l'aider à mettre fin au terrorisme et établir l'Etat de droit qui protégera les Israéliens comme les Palestiniens », a souligné M. Bush.
« Si un calme relatif prévaut actuellement en Israël, la terreur n'a pas complètement cessé », a estimé pour sa part Ariel Sharon, estimant que le répit actuel était essentiellement à mettre au compte des efforts des Israéliens « ainsi que des initiatives prises par les Etats-Unis auprès des pays arabes et européens ».
Il s'agissait de la huitième visite d'Ariel Sharon à la Maison Blanche depuis début 2001 et ce dernier a chaleureusement félicité M. Bush pour sa victoire contre le régime de Saddam Hussein en Irak et ses efforts pour relancer le processus de paix au Proche-Orient. En retour, le président américain s'est affirmé « encouragé par les mesures positives » prises par Israël depuis les sommets de Charm El-Cheikh (Egypte) et d'Aqaba (Jordanie) début juin et « les mesures qu'Israël a prises depuis pour renforcer la cause de la paix, y compris la libération de prisonniers ».
GEORGE W. BUSH EN ARBITRE
Les Israéliens ont annoncé juste avant l'arrivée dimanche d'Ariel Sharon aux Etats-Unis la libération prochaine de quelque 540 prisonniers palestiniens. Mais le premier ministre israélien a souligné mardi que cette mesure ne concernerait pas ceux qui « ont du sang sur les mains » ou « des terroristes susceptibles de reprendre leurs activités ».
Après avoir relancé le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens sitôt la victoire contre Saddam Hussein acquise, George W. Bush veut maintenant se poser en arbitre des discussions entre les deux parties. « Beaucoup de travail difficile reste à faire par les Israéliens, les Palestiniens et leurs voisins. Si nous devons atteindre notre but commun de deux Etats vivant côte à côte en paix et en sécurité, les dirigeants doivent assumer leurs responsabilités et les Premiers ministres assument cette responsabilité », a-t-il souligné mardi.
Le ministre de l'information palestinien, Nabil Amr, a qualifié de « totalement négatifs » les propos du premier ministre israélien Ariel Sharon. « Les positions (d'Ariel Sharon) constituent un grand obstacle à la mise en oeuvre de la 'feuille de route' », un plan de règlement international du conflit israélo-palestinien, a déclaré le ministre palestinien.
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Le 24 juillet 2003Diffusé par Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient, Bruxelles.
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/Les officiers d'Etat-Major inquiets du manque d'action de l'AP contre les cellules terroristes
Haaretz
Par Amos HarelDes officiers de haut rang de l'arméé et du Shin Bet deviennent de plus en plus critiques du refus apparent du gouvernement palestinien d'agir contre les organisations terroristes dans les territoires.
Des officiels des appareils de sécurité ont recommandé au Premier Ministre Ariel Sharon d'honorer ses engagements en libérant quelques centaines de prisonniers palestiniens dans l'immédiat, mais en évitant tout autre libération de prisonniers ou mesures de bonne volonté jusqu'à ce que les Palestiniens prouvent que leurs intentions sont sérieuses.
Le comité ministériel en charge de la libération de prisonniers s'est réuni hier et a décidé du principe de relacher 530 prisonniers mais de différer la libération d'activistes du Hamas et du Jihad jusqu'à ce que le gouvernement se prononce sur cette question.
Les responsables de la défense sont favorables à l'accélération du rythme des libérations pour ceux [des prisonniers] qui ont déjà été incorporés à la liste jusqu'ici, afin de démontrer l'engagement d'Israël au processus de paix, et en se basant sur l'hypothèse que ceux [des prisonniers] intégrés à la liste ne représenteront pas de menace pour la sécurité. Mais des officiels de haut rang des services de sécurité ont affirmé à Haaretz la nuit dernière qu'Israël devrait en rester là pour le moment.
Un officiel affirme que la Hudna - le cessez-le-feu unilatéral palestinien de trois mois - est consciencieusement observée et que le nombre d'attaques violentes a chuté de manière spectaculaire, mais que les Palestiniens ne remplissent pas les autres parts du contrat.
« Une réalité problématique a été créée », poursuit-il. « Le public israélien est sous le charme de discours d'appaisement et de fin de violence, alors que les groupes terroristes se préparent en fait pour une reprise des attaques, et l'AP ne prend aucune mesure contre eux. Dans quelques semaines, quand les terroristes auront décidé que le cessez-le-feu est terminé, nous serons confrontés au fait accompli. »
La source affirme qu'Israël passe fréquemment des informations concernant des projets terroristes à l'AP, mais les services de sécutité palestiniens se contentent de « mises en garde » ou au mieux arrêtent quelques personnes pour un jour ou deux.
Cette source affirme que bien que la coopération sécuritaire avec Israël ait été renforcée, l'AP ne montre aucun signes d'intention de désarmer les groupes terroristes ou d'arrêter les principaux militants.
Un officier de haut rang au Quartier Général affirme que la levée des restrictions de déplacement le long de la route principale qui va du nord au sud de la bande de Gaza a été exploitée par les groupes terroristes qui se préparent à une reprise des hostilités. Ils s'entraînent à l'utilisation de roquettes, à la fabrication de bombes et au combat d'infanterie, affirment les sources, déplaçant des hommes recherchés entre les deux parties de la bande et echangeant du savoir faire. La source affirme que les hommes du Hamas ont conduit un lancement test de deux roquettes cette semaine, apparemment pour évaluer leur portée, et tentent d'en élargir le champ d'action jusqu'à 12-13 kilomètres, à comparer à l'actuelle portée de 8 km.
Pendant ce temps, deux roquettes Qassam ont été tirées vers Israël depuis la bande de Gaza la nuit dernière, mais elles ont attéri quelque part dans le territoire de l'AP. Tsahal a arrêté deux militants du Jihad islamique du sud-ouest de Jenin, qui projettaient une attaque suicide en Israël.
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Le 15 juillet 2003Source : Étoile-liante
Etoile-liante@yahoogroupes.frLa majorité des réfugies palestinien ne souhaiterait pas s'installer en Israël
Un institut de sondage palestinien révèle que la grande majorité des réfugiés, quoique professant le « droit au retour », ne souhaiterait pas pour autant s'installer en Israël et se contenterait de résider dans un futur État palestinien en Cisjordanie et Gaza.
Seulement voilà : avant de rendre public les résultats dans une conférence de presse, le directeur du « Palestinian Center for Policy and Survey Research Centre », le Dr. Khalil Shikaki est pris d'assaut par une foule organisée, qui envahit et casse ses bureaux, lui lance des ufs, le bouscule et le blesse (légèrement), et distribue un tract à en-tête officiel de l'OLP où le sondage est qualifié de « falsification ».
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Le 20 juin 2003Diffusé par Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient, Bruxelles.
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/Proche-Orient : Colin Powell s'en prend au Hamas
JERUSALEM (AP) - Le Hamas dans la ligne de mire de Colin Powell. Qualifiant le Mouvement de la résistance islamique d'« ennemi de la paix », le secrétaire d'État américain a exhorté vendredi l'Autorité palestinienne à le couper de son réseau terroriste. Il a d'autre part averti que négocier une trêve comme tente de le faire le Premier ministre palestinien ne suffirait pas.
Sur le terrain, un automobiliste israélien a été tué et trois personnes blessées lors d'une fusillade près de Ramallah, en Cisjordanie. Un site internet lié au Hamas a revendiqué l'attentat au nom du groupe radical palestinien.
Par ailleurs, un militant palestinien a été tué dans un accrochage avec l'armée israélienne dans la Bande de Gaza.
Le secrétaire d'État américain a jugé que la violence constituait une raison supplémentaire pour mettre en oeuvre la « feuille de route » élaborée par le Quartet (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU) et lancée par George W. Bush lors du sommet d'Aqaba, en Jordanie.
« Le rythme et l'urgence de notre travail doivent être maintenus afin d'exploiter rapidement et de manière décisive ce moment que nous a donné l'Histoire », a déclaré M. Powell à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le ministre des Affaires étrangères Silvan Shalom.
Le chef de la diplomatie américaine a montré du doigt le Hamas, organisation fichée comme terroriste par Washington : « un ennemi de la paix », qui a tué des centaines d'Israéliens au cours des dernières années et qui tente de saboter les efforts de paix, a-t-il dénoncé.
« Nous devons nous assurer que toute la pression internationale possible soit exercée sur ces organisations pour qu'elles sachent qu'elles ne réussiront pas, qu'elles ne l'emporteront pas et qu'on s'occupera d'elles », a-t-il lancé en allusion aux groupes extrémistes palestiniens.
Un des responsables du Hamas, Abdel Aziz Rantissi, a réagi aux propos de M. Powell en le traitant de « gros menteur ». « C'est une position qui prouve qu'il est un petit esclave des sionistes et de leur maître Sharon, qui est le vrai ennemi de la paix et de la justice dans le monde », a-t-il dit.
lus tard dans la journée, le secrétaire d'État a rencontré le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, qui tente de négocier un cessez-le-feu avec le Hamas, mais exclut de mener une quelconque répression par crainte de déclencher une guerre civile.
Les deux hommes ont principalement évoqué les questions de sécurité, Colin Powell martelant que les attaques palestiniennes devaient cesser.
« La violence et le terrorisme ne constituent pas un moyen de construire un État », a-t-il prévenu.
Après son entretien avec Colin Powell, Mahmoud Abbas a appelé Israël à prendre des mesures immédiates pour alléger les restrictions qui pèsent sur les Palestiniens et ainsi « se transformer d'ennemi en partenaire ».
Il a également demandé que l'État hébreu libère des centaines de prisonniers palestiniens, lève les restrictions de déplacement, stoppe la construction de colonies et la destruction de maisons palestiniennes.
Aucun accord n'a encore été trouvé sur le retrait israélien d'une partie de la Bande de Gaza, mais Colin Powell a fait part de progrès sur le sujet. Il a d'autre part souligné qu'Israël avait commencé à remplir une de ses obligations de la « feuille de route » en démantelant certains avant-postes. « Nous avons commencé à mettre en oeuvre la 'feuille de route' », a-t-il salué.
AP
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Le 8 juin 2003
Diffusé par Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient, Bruxelles.
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/L'Autorité palestinienne déplore l'intransigeance du Hamas mais ne désarme pas
JERUSALEM (AP) - Plusieurs responsables palestiniens ne cachaient pas leur frustration samedi au lendemain du refus du Hamas de négocier un cessez-le-feu, un rejet qui place le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas dans une position délicate.
Celui-ci risque d'être vite confronté à un choix délicat : réprimer le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) et risquer une guerre civile, ou ne pas tenter de neutraliser les terroristes et mettre en péril la « feuille de route ».
Samedi soir, les dirigeants du Hamas ont rencontré ceux de l'autre mouvement extrémiste palestinien, le Djihad islamique, ainsi que d'autres factions radicales palestiniennes, une réunion à l'issue de laquelle ils ont à nouveau rejeté l'appel lancé par Mahmoud Abbas à l'arrêt des attaques contre Israël.
Abdel Aziz Rantisi, l'un des responsables du Hamas, a ainsi déclaré après cette rencontre : « tous sont d'accord avec le droit de notre peuple à résister à l'occupation ». Selon lui, aucun des groupes représentés à cette réunion n'accepte l'idée d'un Etat juif au Proche-Orient. Les participants ont répété qu'ils ne cesseraient pas leurs attaques tant qu'Israël ne mettrait pas fin à son occupation des territoires palestiniens.
Quant à Mohammed Hindi, responsable du Djihad islamique, il a déclaré à l'Associated Press après la rencontre qu'« aucun changement n'avait été apporté à la précédente position sur le cessez-le-feu ».
Dans la soirée, l'État hébreu a réimposé le bouclage de la Cisjordanie, interdisant aux Palestiniens d'entrer en Israël, sauf pour raisons humanitaires. Ce nouveau bouclage est entré en vigueur samedi à minuit (21h GMT) « à la suite d'une décision gouvernementale et de sérieuses alertes à la sécurité », selon un communiqué militaire.
Ces derniers jours, des sources sécuritaires israéliennes ont fait état de dizaines de projets d'attaques terroristes en préparation en Cisjordanie. Israël avait levé son dernier bouclage il y a tout juste une semaine à la suite d'une rencontre entre Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ariel Sharon.
Dans la journée, le chef de la diplomatie palestinienne Nabil Chaath a critiqué le refus du Hamas qui se serait ainsi décidé sans avoir attendu d'entendre le compte-rendu des entretiens à huis clos entre MM. Sharon et Abbas.
« Soit nous parvenons à conclure volontairement un accord de cessez-le-feu (...), soit il n'y aura pas d'accord avec Israël et de 'feuille de route' », a déclaré M. Chaath. « Nos amis du Hamas et du Djihad islamique devraient le reconnaître et agir de façon responsable. »
Le ministre palestinien de l'Information Nabil Amr a lui aussi exhorté le groupe islamiste à reprendre les négociations et donner à M. Abbas une chance de défendre ce qui a été convenu lors du sommet d'Aqaba. « Le seul moyen de résoudre la question (...), c'est le dialogue et quiconque quitte la table des négociations sera perdant ».
****************************** Cinq mouvements palestiniens veulent poursuivre l'Intifada armée
Gaza, 8 juin 2003 = Cinq mouvements palestiniens ont annoncé samedi soir à l'issue d'une réunion à Gaza qu'ils entendaient poursuivre l'Intifada armée contre Israël, a annoncé un des participants à la réunion. « Nous avons décidé de poursuivre l'Intifada armée, car nous rejetons les conclusions du sommet d'Aqaba où la résistance a été assimilée à du terrorisme », a affirmé l'un des responsables du Jihad islamique. Son mouvement s'est réuni samedi soir à Gaza avec trois autres organisations radicales, le Hamas, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP). Le Fatah du dirigeant palestinien Yasser Arafat et de son Premier ministre Mahmoud Abbas s'est lui aussi aligné sur cette position. (MVU)
****************************** Le 8 juin 2003 - Les USA : « Le Hamas est un ennemi de la paix »
© Le Jerusalem Post édition française - 2003Le sous-secrétaire d'Etat Richard Boucher et le nouveau porte-parole de la Maison Blanche ont réagit à la rupture des pourparlers entre Abou Mazen et les groupes terroristes. Ils ont déclaré qu'ils savaient que ceux-la étaient "des ennemis de la paix qui ne transformeraient pas facilement en non-violents du jour au lendemain."
Ils ont répété que tous les pays présents à Sharm el Shekh avait promis de lutter contre le terrorisme et d'aider l'Autorité palestinienne dans cette tâche.
Il a refusé de donner des détails sur les moyens d'y parvenir.
Concernant le retrait des avant-postes, il a dit que les Israéliens devaient déterminer la façon dont ils procéderaient.
John Wolf, l'inspecteur, qui doit contrôler les avancées sur le terrain doit arriver prochainement dans la région.© Le Jerusalem Post édition française - 2003
****************************** Bishara appelle les Etats arabes à refuser la définition d'Etat juif à Israël
© Le Jerusalem Post édition française - 2003Lors d'un débat à la Knesset, le député arabe israélien Azmi Bishara a appelé les pays arabes à ne pas reconnaître Israël en tant qu'État juif car cela rendraient caduques les demandes de retour des réfugiés palestiniens. Il voit en cet état « un État pour tous ses citoyens ».
****************************** Le 8 juin 2003 - Hamas, Djihad islamique et les Brigades d'Al-Aqsa poursuivent l'Intifada armée
Source : Étoile-liante Etoile-liante@yahoogroupes.frGaza: les extrémistes palestiniens adressent un message clair à Mahmoud Abbas
GAZA, Bande de Gaza (AP) - Les extrémistes palestiniens ont adressé un message clair à Mahmoud Abbas : pas question de cesser le combat contre Israël. Le Hamas, le Djihad islamique et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ont ainsi revendiqué une attaque commune tôt dimanche dans la Bande de Gaza qui s'est soldée par sept morts.
Profitant du brouillard, trois Palestiniens revêtus d'uniformes de soldats israéliens ont attaqué un barrage militaire près du point de passage d'Erez au nord de la Bande de Gaza, ouvrant le feu, avant d'être abattus par les soldats. Selon des médecins et un porte-parole, quatre Israéliens ont également été tués et quatre autres blessés.
Le Hamas, le Djihad islamique et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa ont donc revendiqué conjointement cet attentat. Une vidéo envoyée à l'Associated Press montre les trois assaillants, tous âgés d'une vingtaine d'années et appartenant à chacun des mouvements, avant l'attaque. Sur une table devant eux se trouvait trois exemplaires du Coran, deux fusils et plusieurs grenades.
« Cette opération commune a été perpétrée pour confirmer le choix de guerre sainte et de résistance de notre peuple jusqu'à la fin de l'occupation de notre territoire et de nos lieux saints », précise par ailleurs un tract commun.
[...] Après cette attaque, tous les points de passage vers Gaza ont été fermés.
Pressé par l'État hébreu de mettre fin aux violences, Mahmoud Abbas a fait savoir qu'il refuserait de s'en prendre aux groupes palestiniens. « Nous ne laisserons personne nous entraîner dans une guerre civile », a déclaré le Premier ministre palestinien.
Abdel Aziz Rantissi, un haut responsable du Hamas, a affirmé pour sa part que cette attaque avait pour but de lancer le message suivant à la direction palestinienne : les Palestiniens continueront à combattre l'État hébreu et « ne cèderont pas à la pression exercée par Israël et les États-Unis ».
La milice d'Al-Aqsa est liée au Fatah de Yasser Arafat et son implication dans la fusillade constitue un défi direct au Premier ministre Mahmoud Abbas, qui avait demandé aux militants d'arrêter « l'intifada armée ».
Il s'agit de la première attaque meurtrière depuis le sommet sur le Proche-Orient mercredi à Aqaba. Elle constitue un sérieux revers pour le plan de paix soutenu par les États-Unis, et intervient quelques heures après que des mouvements palestiniens ont annoncé qu'ils n'arrêteraient pas les attaques contre les Israéliens.
****************************** 2 juin 2003 - Nouveau plan de paix international : le Proche-Orient en a vu d'autres
Source : Netscape Infos - AFP
Par Christian Chaise
Étoile-liante Etoile-liante@yahoogroupes.frEntrée en fonctions d'un Premier ministre palestinien réformiste et lancement d'un plan de paix : le Proche-Orient a vécu une semaine en apparence positive, mais la poursuite des violences amenuise les chances de ce plan d'éviter le sort de ceux qui l'ont précédé.
Quelques heures après l'investiture mardi soir par le Parlement palestinien de Mahmoud Abbas, premier titulaire du tout nouveau poste de Premier ministre créé par Yasser Arafat sous la pression internationale, un énième attentat suicide anti-israélien coûtait la vie à Tel-Aviv à trois personnes, en plus du kamikaze.
Le même jour, mercredi, était enfin publié la « feuille de route », un plan de paix très ambitieux, puisqu'il vise rien moins que la création d'un État palestinien et un réglement final du conflit d'ici à 2005.
Mais quelques heures plus tard, un raid militaire israélien à Gaza se soldait par la mort de 12 personnes, dont trois membres du mouvement islamiste Hamas.
Cette flambée de violence confirme que le risque pour les habitants du Proche-Orient n'est jamais aussi grand que lorsqu'il est question d'un plan de paix.
Le dernier en date, élaboré par l'Onu, l'Union européenne, les États-Unis et la Russie, impose au gouvernement de M. Abbas de mettre fin aux attaques anti-israéliennes perpétrées par les groupes armés palestiniens et au gouvernement israélien d'Ariel Sharon de prendre des mesures pour améliorer la situation et la liberté de mouvement des habitants des territoires palestiniens, réoccupés presque totalement par l'armée depuis près d'un an.
« Il n'y a pas la moindre chance que ce plan nous apporte la paix », assure l'analyste israélien Dan Schueftan, professeur à l'université de Haïfa. « Ce qui est réalisable, même si c'est extrêmement difficile, c'est une sorte d'accord intérimaire, par lequel les Palestiniens cesseraient d'utiliser la violence (...) et emploieraient des méthodes politiques » pour atteindre leur but, à savoir la création d'un État, explique-t-il.
Mais pour cela, poursuit-il, il faut que le gouvernement de M. Abbas « combatte les terroristes, pas qu'il passe un accord avec eux ».
Or, M. Schueftan admet qu'il ne pense pas que M. Abbas osera le faire. Et il n'est pas le seul de cet avis.
« Chacun sait combien le Hamas et le Jihad islamique sont forts à l'heure actuelle », affirme ainsi Abdullah al-Hourani, ancien membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et analyste indépendant à Gaza, faisant référence aux deux mouvements intégristes palestiniens auteurs de la plupart des attentats suicide.
S'il doutait de cette popularité, M. Abbas en a eu une preuve vendredi avec les obsèques des victimes du raid de la veille à Gaza, qui ont réuni quelque 50 000 personnes, dont beaucoup scandaient des slogans qui lui étaient hostiles. La présence d'un bon millier d'hommes en armes constituait un défi ouvert à M. Abbas.
Un peu plus tôt, la branche armée du Hamas avait menacé le Premier ministre palestinien en affirmant non seulement qu'elle refuserait d'être désarmée, mais qu'elle considèrerait quiconque essaierait d'appliquer la « feuille de route » comme un collaborateur d'Israël.
Pour M. Hourani, « le seul moyen » de museler les groupes armés est donc « le dialogue, afin de les convaincre » qu'il est dans l'intérêt des Palestiniens de déposer les armes.
M. Abbas a déjà essayé cette méthode ces derniers mois, sans succès.
Le contexte est toutefois différent aujourd'hui, après la guerre en Irak. La disparition du régime de Saddam Hussein a, en effet, privé les groupes armés palestiniens d'un de leurs principaux appuis. Et les États-Unis s'efforcent maintenant d'en neutraliser un deuxième, la Syrie, qui abrite le siège des mouvements palestiniens les plus radicaux.
Les pressions américaines, qui prenaient la forme en cette fin de semaine d'une visite à Damas du secrétaire d'Etat Colin Powell, sont telles que la Syrie pourrait être contrainte de revoir sa politique. Selon ce scénario, Hamas et Jihad islamique n'auraient alors pas d'autre choix que de mettre un bémol à leurs attaques.
Mais il s'agirait sans doute pour les islamistes, qui nient le droit à l'existence d'Israël, d'une simple trêve. Cela reviendrait donc à différer le problème, pas à le résoudre.
Quant à atteindre une solution permanente au conflit d'ici à 2005, cela relèvement pour M. Schueftan « de l'alchimie politique ». « C'est totalement impossible », assure-t-il.
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