LA BARRIÈRE ANTI-TERRORISTES

 

Le 24 février 2004

Maariv

Diffusé par Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient, Bruxelles.
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/

Traduction CID

Dans son rapport bi-annuel aux membres de la commission des Affaires trangères et de la Défense de la Knesset, le Directeur de la Sécurité Générale, Avi Dichter, a déclaré que les opérations terroristes se produisent seulement dans les régions où la barrière de sécurité n'a pas encore été construite.

« 90 % des cellules terroristes opèraient depuis le Nord de la Cisjordanie mais depuis que la barrière a été érigée dans cette région, les activités terroristes s'y sont complètement arrêtées, » révèle Dichter. « Des villes qui ont été souvent touchées, comme Netanya, Hadera et Kfar-Saba [bande côtière à hauteur du nord de la Cisjordanie NDCID], sont actuellement calmes, » a-t-il ajouté. Selon Dichter, les terroristes se déplacent vers les zones où il n'y a pas encore de barrière, comme Kafr-Kassem et Jérusalem.

 

LA BARRIÈRE ANTI-TERRORISTES

 

La barrière anti-terroristes qu'Israël érige ne va pas encercler la Cisjordanie, comme certains le prétendent. Elle va plutôt courir le long de la frontière israélienne. La Cisjordanie a une autre frontière avec la Jordanie.

Le terrorisme palestinien oblige Israël à construire cette barrière pour se protéger.

L'organisation Médecins du Monde qualifie de « crimes contre l'humanité » les attentats perpétrés par les organisations terroristes palestiniennes contre les israéliens. « L'Autorité palestinienne ne peut se dégager de toute responsabilité, ne serait-ce que par l'attitude ambigüe qu'a été la sienne », conclut le rapport.

La barrière de sécurité est un moyen passif pour empêcher les terroristes palestiniens d'atteindre les civils israéliens. Il n'est question ni de frontière, ni de barrière définitive.

Une partie de la barrière est un mur de béton, mais il ne mesure que 7 kilomètres de long sur un total de 170 déjà construits. Et il est construit sur le territoire israélien ! Il a été érigé à un endroit où les Palestiniens de Kalkilya et Tul Karem tiraient sur les voitures qui passent sur l'autoroute Trans-Israélienne. Ce type de mur existe sur les autoroutes européennes en tant que mur anti-bruit.

Les 163 kilomètres restants sont constitués d'une barrière électronique comme celle qui existe depuis de nombreuses années autour de la Bande de Gaza, avec le Liban, la Syrie et la Jordanie. Ces barrières n'ont jamais empêché la signature d'accords de paix entre Israël et ses voisins. De plus, elles peuvent être déplacées facilement et leur tracé a connu des changements lors de ces accords de paix .

La partie Nord de la barrière comporte 41 portes de passage pour les agriculteurs palestiniens ayant des champs de l'autre côté, ainsi que pour les élèves se rendant à l'école. Ainsi, les « check points » et les barrages entre les villages palestiniens ne seront plus nécessaires, ce qui allégera considérablement la vie quotidienne des Palestiniens.

Durant la construction de la barrière, 63 000 oliviers ont été déplacés. Le lieu de leur réimplantation a été déterminé par leurs propriétaires palestiniens.

Aucun village n'est privé de sa source d'eau. Chaque villageois peut continuer à travailler comme auparavant.

La barrière n'est pas une annexion de territoires palestiniens. Sur les 170 km déjà construits, seulement 1,6 % des territoires disputés a été touché. Si Israël voulait annexer des territoires, il serait ridicule de s'en tenir à une si petite superficie.

Israël a ouvert un fond d'indemnités équivalant à 75 millions de dollars Canadiens. Cette somme est renouvelable tous les 5 ans. Mais la plupart des Palestiniens méritant des indemnités ne les utilisent pas à cause des ordres à cet effet émis par l'Autorité Palestinienne.

Israël érige cette barrière parce que le Hamas, le Djihad islamique et les autres terroristes palestiniens ne lui laissent pas d'autre choix. Ce sont ces groupes qui sont à blamer pour cette barrière.

Source : Lettre d'information de l'Ambassade d'Israël en France :
http://www.amb-israel.fr/

Consultez le site officiel de la Barrière de sécurité :
http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH0o3l0

 

Le Droit de Vivre - Clip vidéo

Ce film sur la barrière contre la terreur est une compilation de questions et réponses relatives au processus de construction de la barrière et les considérations qui ont mené l'Etat l'Israël à la construire. Cliquez ci-dessous...

http://www.idf.il/newsite/movies/fence_fr.wmv  

 

Enlevons toutes les barrières du monde !

 

À notre grande surprise, nous avons découvert qu'il existe dans le monde nombre de clôtures et barrières. Certaines d'entre elles se trouvent même sur le territoire de membres importants des Nations unies. Aidez le monde à se débarrasser des barrières et écrivez aux chefs de ces États et à leurs représentants aux Nations unies.

Vous trouverez, à la fin de cette page, une lettre-type.

 

Commençons par la barrière entre le Mexique et les États-Unis.

Cette barrière n'est vraiment pas nécessaire puisque les millions de Mexicains qui entrent illégalement aux États-Unis ne commettent pas d'attaques-suicide à l'explosif dans les restaurants américains. Écrivez dès aujourd'hui à M. Bush et à M. Powell. (Personne ne leur a parlé de cette barrière.)

Président George W. Bush
The White House
1600 Pennsylvania Ave. NW
Washington, DC 20500
Fax : (202) 456 - 2883
president@whitehouse.gov

U.S. Secretary of State Collin Powell
Department of State
2201 C Street, NW
Washington, DC 20520
Fax : (202) 647 - 1533
secretary@state.gov

   

Poursuivons avec la barrière entre la Corée du Sud et celle du Nord

Elle est totalement inutile puisque les régimes des deux pays partagent les mêmes valeurs démocratiques ! Rappelez-le à leurs représentants.

Permanent Representative of the Democratic People's Republic of Korea to the UN,
820 Second Avenue, 13th Floor, New York, NY 10017
Telephone : (212) 972-3105/3106/3128,
Fax : (212) 972-3154

Permanent Representative of the Republic of Korea to the UN,
335 East 45th Street, New York, NY 10017
Telephone : (212) 439-4000,
Fax : (212) 986-1083

 

Une barrière en Europe ?!

Est-ce possible ? Ces gens ne vivent-ils pas en paix ? La barrière entre Chypre et le territoire occupé par la Turquie devrait être enlevée immédiatement, et pas seulement rester ouverte durant la journée. Écrivez à ce sujet à :

Permanent Representative of Turkey to the UN,
821 United Nations Plaza, 10th Floor,
New York, NY 10017
Telephone : (212) 949-0150,
Fax : (212) 949-0086

Permanent Representative of Cyprus to the UN,
13 East 40th Street,
New York, NY 10016
Telephone : (212) 481-6023/6024/6025,
Fax : (212) 685-7316

 

 Une autre barrière en Europe !

En Irlande du Nord cette fois où, grâce à une sage politique britannique, Catholiques et Protestants cohabitent en paix depuis des siècles. Qu'ils se débarrassent de cette barrière ! Écrivez à M. Blair. Il n'est pas au courant de l'existence des barrières de Belfast ! 

Rt Hon Tony Blair MP, Prime Minister
10 Downing Street
London SW1A 2AA
Fax : 0207 925 0918

  

Une barrière en Hollande…

C'est une bonne barrière, comme les sympathiques Hollandais savent en construire. Elle est seulement censée empêcher les immigrés illégaux de quitter la région portuaire de Hoek van Holland. Mais son but est le même que celui de toute barrière : préserver son pays des gens indésirables. Ecrivez à :

Minister President, J.P. Balkenende
Ministerie van Algemene Zaken
Postbus 20001
2500 EA Den Haag
Nederland
Fax : +31-70 - 356 46 83

 

 

 Scandaleux ! Une barrière entre l'Inde et le Pakistan !

Une barrière entre deux membres importants des Nations unies - l'Inde et le Pakistan ! Le site Internet de The Tribute écrit : « Un fermier avec son chariot tiré par un boeuf longe la clôture frontalière entre l'Inde et le Pakistan, près d'Amritsar. Ses terres agricoles sont de l'autre côté de la clôture. » Photo PTI http://www.tribuneindia.com/2002/20020709/punjab.htm

Il est important de noter que l'immense barrière (plus de 187 km de long) que ne cesse d'édifier l'Inde entre elle et son voisin, le Pakistan, a pour but principal de lutter contre l'immigration illégale, alors que celle d'Israël vise à empêcher des assassins de perpétrer leurs crimes en Israël.

Et écrivez à :

Permanent Representative of Pakistan to the UN
Pakistan House, 8 East 65th Street,
New York, NY 10021
Telephone : (212) 879-8600,
Fax : (212) 744-7348

Permanent Representative of India to the UN,
235 East 43rd Street,
New York, NY 10017
Telephone : (212) 490-9660,
Fax : (212) 490-9656

  

Encore une barrière en Europe ! Comment est-ce possible ?

Et dans le pays de Solana lui-même - l'Espagne ! L'Espagne a érigé une barrière de fils barbelés, gardée par des soldats, à Ceuta, à la frontière avec le Maroc, afin d'empêcher l'accès de son pays aux travailleurs illégaux (non porteurs de bombes). Écrivez à :

Presidente del Gobierno de España,
Jose Luis Rodriguez Zapatero,
Complejo de La Moncloa,
28071 Madrid,
Fax : 91-335-32-15

 

Même l'Afrique a au moins une barrière...

Les résidents du Botswana qui vivent près de la frontière du Zimbabwe ont fait bon accueil à l'initiative prise par leur gouvernement d'ériger une clôture électrifiée de plus de 3 mètres de haut pour séparer les deux pays. Officiellement, la clôture a pour but de tenir éloigné le bétail du Zimbabwe, suspect d'être atteint de la fièvre aphteuse, mais la population espère qu'elle empêchera le passage des milliers d'immigrés clandestins qui fuient les troubles politiques et économiques du Zimbabwe. (http://www.cleansafeworldwide.org/d...oc=1543&cat=168)

 

Et maintenant, une barrière entre deux pays arabes !

L'Arabie saoudite est en train d'ériger un « écran » de sécurité à sa frontière sud avec leYémen. Cette barrière a pour but d'enrayer le flot de militants et d'armes. L'Arabie saoudite est aux prises avec une vague de violence qu'elle impute aux militants fidèles au saoudien Oussama Ben Laden. Des tonnes d'armes, de munitions et d'explosifs ont été saisis. Nombre d'entre eux seraient en provenance du Yémen. http://www.reuters.com/newsArticle.jhtml?type=topNews&storyID=4312943

 

Une fois que ces pays auront supprimé toutes ces barrières, on pourra alors demander à Israël de ne pas en construire une pour protéger ses citoyens des terroristes palestiniens.

Sample letter on the anti terror barrier

Subject: Israel's right to defend herself and build an anti-terror barrier

Sir/madam,

I protest against the objections your government has made against Israel's building of a security barrier. This barrier is built to keep the murderers among the Palestinians out of Israel. As long as your own country maintains fences such as......, your government has no moral right to object Israel's doing the same.

Sincerely yours,

 

Lette-type en français
(Il est conseillé d'envoyer votre correspondance en anglais. Utilisez la lettre-type ci-dessus.)

Objet : Droit d'Israël de se défendre et d'ériger une barrière anti-terreur

Madame, Monsieur,

Je proteste contre les objections que votre gouvernement a émises relatives au fait qu'Israël construise une barrière de sécurité. Cette barrière a pour but d'interdire l'accès à Israël aux Arabes palestiniens qui commettent des meurtres. Tant que votre pays conservera une barrière comme [nom et endroit], votre gouvernement n'a pas le droit moral de s'opposer à ce qu'Israël en ait une également.

Bien à vous,

  

Source : upjf http://www.upjf.org.
http://www.upjf.org/documents/showthread.php?threadid=5783

Texte original anglais sur le site de Take-A-Pen : http://www.take-a-pen.org/english/Fences.htm

Traduction française par Menahem Macina pour upjf.org

 

  Sauver des vies : la clôture de sécurité d'Israël

 

Source : gouvernement d'Israël, http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH0o3l0

Novembre 2003

 

* La clôture de sécurité serait inutile si le terrorisme ne frappait pas des Israéliens innocents.

* La clôture n'est pas une frontière. La frontière sera déterminée par des négociations.

* Les Palestiniens ne seront pas coupés de leurs champs, ni de leurs centres commerciaux et urbains.

* Les terroristes causent délibérément la mort de leurs victimes. La mort est irréversible. Les désagréments causés par la clôture sont réversibles.

* Le droit de vivre dans un monde exempt de terrorisme doit passer avant toute autre considération.

* Mesure de sécurité temporaire et légitime, la clôture contribuera à mettre fin au terrorisme et à rétablir le calme &endash; des mesures indispensables pour relancer le processus de paix.

 

Depuis septembre 2000, plus de 900 personnes ont été assassinées dans des attentats perpétrés par des terroristes palestiniens.

Plusieurs milliers d'Israéliens ont été blessés, de nombreuses victimes sont à présent mutilées à vie. Les terroristes se sont infiltrés dans les villes et localités israéliennes pour y perpétrer leurs attentats - notamment des attentats-suicides - dans des autobus, des restaurants, des centres commerciaux et même des domiciles privés.

Aucune autre nation au monde n'a jamais été confrontée à une vague de terrorisme aussi violente, notamment sous la forme d'attentats-suicides.

Dans la plupart des cas, les terroristes ont pénétré en territoire israélien à partir des zones palestiniennes de Cisjordanie. Les dirigeants palestiniens n'ont rien fait pour les arrêter et les ont même encouragés.

 

DE QUOI S'AGIT-IL?

* La clôture de sécurité - une mesure défensive temporaire, pas une frontière.

* Une clôture, pas un « mur ».

Par suite du terrorisme incessant, Israël a décidé d'ériger une clôture. L'absence d'une telle clôture rendait relativement aisée pour les terroristes l'infiltration dans les localités israéliennes. Ces dernières années, aucun terroriste ne s'est infiltré en Israël à partir de la bande de Gaza, parce qu'une clôture de sécurité électronique y est déjà installée.

Le gouvernement d'Israël a l'obligation de défendre ses citoyens contre le terrorisme. Ce droit à l'autodéfense est inscrit dans le droit international.

La clôture de sécurité n'annexe pas de terres palestiniennes, ne modifie pas le statut juridique des Palestiniens et n'empêche pas ces derniers de vaquer à leurs occupations. Elle n'établit pas de frontière, laquelle sera déterminée par des négociations directes entre Israël et les Palestiniens.

En dépit des nombreuses photos publiées dans les médias internationaux montrant un grand mur en béton, plus de 97 % de la clôture de sécurité, sur les 720 km prévus, sont constitués par un réseau de barbelés. Moins de 3 % de la clôture sera construite en béton. Les quelques tronçons en béton sont destinés non seulement à empêcher l'infiltration des terroristes, mais également à les empêcher de tirer sur les véhicules israéliens circulant sur les routes principales le long de la ligne d'avant juin 1967.

La clôture de sécurité forme une bande ayant la largeur d'une route à quatre voies environ. En son milieu, une clôture à maillons est équipée d'un système de détection contre les intrusions. Ce système à la pointe du progrès est destiné à donner l'alerte en cas d'infiltration, à l'instar du chemin de terre de « repérage » et d'autres moyens d'observation.

 

QUAND ?

La décision d'édifier la clôture de sécurité a été prise seulement après que d'autres options se soient avérées inefficaces pour stopper les attentats terroristes meurtriers.

En dépit de ses nombreux engagements, l'Autorité palestinienne s'est abstenue de combattre le terrorisme. Les obligations violées par l'Autorité palestinienne figuraient dans les accords d'Oslo et les accords suivants, ainsi que dans la «feuille de route » proposée aux deux parties en mai 2003.

S'il n'y avait pas de terrorisme, Israël ne serait pas contraint d'édifier une clôture pour protéger ses citoyens.

Les Palestiniens doivent démanteler les organisations terroristes, confisquer les armes, arrêter ceux qui planifient et perpètrent des attentats terroristes, cesser l'incitation à la violence et reprendre la coopération sécuritaire avec Israël ; toutes ces mesures, requises par la « feuille de route », sont impératives pour la relance du processus de paix.

 

OÙ ?

* En noir - tronçons de la clôture déjà construits

Le tracé de la clôture a été déterminé uniquement sur la base des besoins sécuritaires et en fonction de considérations topographiques.

La clôture est édifiée de façon que, si besoin est, certaines parties peuvent être déplacées à proximité. À cet égard, il faut rappeler que lorsque Israël s'est retiré du Sud-Liban, conformément à la résolution 425 du Conseil de sécurité, l'ONU a délimité la frontière entre Israël et le Liban. Israël a alors déplacé sa clôture de sécurité, parfois seulement de quelques mètres, pour se conformer à la nouvelle frontière.

Israël utilise prioritairement des terres domaniales pour l'érection de la clôture de sécurité, afin d'éviter, autant que possible, d'empiéter sur des terrains privés. Lorsque cette solution s'avère impossible, les terrains privés sont réquisitionnés sans être confisqués, de sorte qu'ils sont conservés par leurs propriétaires. Des procédures juridiques permettent à chaque propriétaire de déposer un recours contre l'utilisation de sa terre. Lorsque des terrains privés sont utilisés, les propriétaires reçoivent une indemnité pleine et entière, conformément à la loi ; cette indemnité peut être payée soit en une seule fois, soit en mensualités.

 

COMMENT ?

* Prise en considération des besoins humanitaires des Palestiniens

Outre les efforts qu'il investit pour assurer la sécurité de ses citoyens, Israël attache une importance considérable aux intérêts des habitants palestiniens. Il reconnaît la nécessité de trouver un équilibre adéquat entre l'impératif de prévention du terrorisme et de protection de sa population, et les besoins humanitaires des Palestiniens.

La plupart des Palestiniens se retrouveront à l'est de la clôture. Ils ne seront pas coupés de leurs centres commerciaux et urbains. Aucun Palestinien ne devra déménager. Israël fera tout son possible pour éviter de créer des difficultés et des perturbations dans leur vie quotidienne.

Plusieurs dizaines de points de passage ont été prévus pour permettre la circulation des personnes et des marchandises. Le plus souvent possible, la clôture de sécurité se situe sur des terres en friche, afin d'éviter de causer un préjudice à l'agriculture. Les agriculteurs palestiniens auront accès à leurs champs grâce à des barrières spéciales prévues dans la clôture. Les arbres affectés par la construction de la clôture seront replantés.

 

POURQUOI ?

* Sauver des vies doit toujours constituer une priorité !

La clôture de sécurité n'a qu'un seul objectif : empêcher les terroristes d'entrer et ainsi, sauvegarder la vie des citoyens d'Israël, les juifs comme les Arabes.

La clôture de sécurité n'est pas un obstacle à la paix, comme les Palestiniens tentent de la présenter. En fait, en dressant un obstacle face au terrorisme, elle contribuera à rétablir le calme dans la région, augmentant ainsi les chances de parvenir à la paix. Elle ne créera pas sur le terrain de faits irréversibles susceptibles d'affecter l'issue des négociations.

Les Palestiniens cherchent à obtenir la condamnation d'Israël, victime du terrorisme, alors que ce pays a décidé uniquement des mesures de nature défensive. En outre, ils ignorent les centaines de victimes innocentes assassinées pas des terroristes palestiniens à partir de la Cisjordanie. Il n'y aurait aucune nécessité d'une clôture de sécurité sans l'existence d'une campagne orchestrée de terrorisme qui vise les habitants d'Israël, hommes, femmes et enfants. La mort est définitive. Elle est irréversible. Les inconvénients résultant de la clôture de sécurité pour les Palestiniens sont temporaires et réversibles, une fois que le terrorime cessera et que la paix sera instaurée.

Copyright © 1999 État d'Israël. Tous droits réservés.

 

L'APARTHEID : AUCUNE COMPARAISON
Depuis que le régime sud-africain d'apartheid a été démantelé il y a plus de dix ans, beaucoup de gens ne connaissent pas la politique raciste de ce régime. Dans les années 60 et 70, le gouvernement sud-africain avait établi neuf « bantustans » - des secteurs de ségrégation raciale - dans le but de séparer les noirs des blancs.

Pour prouver à quel point une comparaison de ce régime avec la barrière anti-terroriste d'Israël est fausse, voici un résumé de la politique d'apartheid sud-africaine comparée aux faits relatifs à la barrière israélienne.

  
Point
Afrique du sud apartheid
Barrière anti-terroriste d'Israël
But de la séparation

Le but précis des bantustans était d'éliminer les droits de la population majoritaire noire sud-africaine afin d'assurer le pouvoir des blancs.

Le but précis de la barrière anti-terroriste est, justement, d'empêcher ces derniers d'entrer en Israël. Ils sont responsables de la mort de centaines de civils.

Citoyenneté

Un des principaux buts du «développement séparé» de l'apartheid était de dérober les Sud-africains noirs de leur citoyenneté.

Les Palestiniens de Cisjordanie n'ont jamais été des citoyens israéliens. Par contre, 15 % des citoyens israéliens sont des Arabes.

Transferts forcés

Entre 1950 et 1986, environ 1,5 million de Sud africains ont été forcés de quitter des villes «blanches» vers des réserves rurales.

La barrière anti-terroriste ne comporte aucun transfert de population.

Opposition à la nation

Les noirs sud-africains, cantonnés dans leurs bantustans, ne cherchaient pas la destruction de l'Afrique du sud. Ils voulaient plutôt se débarasser du régime d'apartheid.

La majorité des Palestiniens des territoires croient qu'Israël n'a pas le droit d'exister ; cette attitude les mènent au terrorisme, d'où la nécessité de la barrière.

Permanence

Les bantustans sud-africains se voulaient permanents.

La barrière anti-terroriste est une mesure défensive temporaire et non une frontière. Les inconvénients qu'elle cause sont réversibles.

Colonialisme

Le «développement séparé» de l'Afrique du sud découlait de politiques coloniales impérialistes.

Le colonialisme n'existe pas en Israël. La majorité de sa population sont des réfugiés et ils ont des liens historiques profonds avec la région.

Ainsi, la barrière anti-terroriste d'Israël diffère des mesures prises en Afrique du sud de par sa raison-d'être, son but, ses effets et son contexte historique. On pourrait plutôt la comparer aux barrières d'autres nations démocratiques, comme celle en Irlande, http://cain.ulst.ac.uk/images/photos/belfast/peaceline/peaceline3.htm ou celle entre les État-Unis et le Mexique http://www-cs-students.stanford.edu/~robles/mexw/fence.jpg .

 Source : Honest Reporting, http://www.honestreporting.com

 

Le 27 février 2004

Diffusé par Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient, Bruxelles.
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/

Six murs sur 2 720 kilomètres au Sahara occidental

Sahara Press Service
Fiche technique

http://www.spsrasd.info/index.html (pour voir la carte du mur)

Long de 2 720 kilomètres, érigé en six étapes, protégées par 160 000 soldats armés, 240 batteries d'artillerie lourde, plus 20 000 km de barbelés, des milliers de blindés et des millions de mines antipersonnelles interdites par les Conventions internationales, le « mur de défense » marocain, désormais connu sous le nom du « mur de la honte » est une grande muraille qui divise tout un peuple et son territoire depuis un quart de siècle au vu et au su de toute la communauté internationale.

Érigé en 1980 pour diviser le Sahara occidental et séparer les familles, voici à présent les principales étapes de sa construction qui a coûté des millions de dollars et son entretien en coûte autant.

- 1er mur : Long de 500 km il a été construit en d'août 1980 et achevé en juin 1982, pour englober ce que le Maroc a appelé à l'époque « le triangle utile » s'étalant de : Ras El Khanfra à Boujdour en passant par Khreibichat, Ras Lehmeira, Touereght, Smara, Sekne et Boucraa.

- 2e mur : Sur une distance de 300 km, les travaux de ce mur ont débuté en décembre 1983 pour se terminer en janvier 1984. Il partira du sud ouest de Boucraa pour englober Amgala et Touereght.

- 3e mur : Distant de 320 km, sa construction a débuté en avril 1984 pour s'achever en mai de la même année. Il partira de Zaak vers Ratmia, englobant encore Oudei Teichitt, Jdeiria et Haouza,.

- 4e mur : Long de 380 km, ce mur prendra son départ de Taref Bouhenda vers Lebreiga en passant par Lebtana, Ouarkziz, Mahbes, Farsia, Rous Ben Ameira, Graret El Kercha et Graret Lehdid. Il a été construit en décembre 1984 et se terminera en janvier 1985.

- 5ème mur: Sur une distance de 670 Kms, ce rempart s'étend du sud ouest d'Amgala vers Labeirda en passant par J'beilat El Bidh, Gour Lafkah, Taref Abda, Taref El Mekhenza, Negjir, Oued ElHaouli, Tayaret El Heimer et Imlili. Quatre mois seront nécessaires pour sa construction, de mai à septembre 1985.

- 6e mur : Sur une longueur de 550 km, ce dernier mur sera construit de février à avril 1987. Il devait débuter depuis Taref El Mekhenza pour s'achever vers El Guarguerat sur la côte atlantique, en traversant Tenouakka, Tenyalig, Doumes, Tadherouret, Glaib Tair Allal, Guelb Edhlim, Aadham El Aaguer, Lagouer Labiadh et Barouaga, et encerclant les villes du Sud Est comme Aousserd, Tichla et Birguendouz.

*Les types de mines plantés au Sahara occidental

Type de mines
Type de détonateur
Fabrication

VS-50

détonateur A/P/C plastic

Italie

M412-P5-SB-33

détonateur A/P/C plastic

Portugal, Espagne,Italie

M35

détonateur A/P/C plastic

Angleterre

M2

A/P à fragmentation

USA

M15

détonateur A/P minéral

USA

M19

détonateur A/P plastic

USA

PRBM3

détonateur A/P plastic

Belgique

M453-SB81

A/P à fragmentation

Portugal, Italie

Des bombes à fragmentation d'origine USA larguées par les avions mirages F1 lors des différentes incursions des Forces Armées Royales.

En plus des bombes de 250 à 950 kg larguées par les avions F 5 avec détonateurs retardés sur une grande partie du territoire pour semer la mort et la terreur au sein de la population rurale et décimer le cheptel.

© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info

 

BARRIÈRE CONTRE LE CHAOS ET LA MORT

 

Par Albert Soued, écrivain, www.chez.com/soued - le 29 février 2004. Voir aussi www.nuitdorient.com

 

Je pensais naïvement qu'avec la venue du président israélien en France, la désescalade amorcée au Moyen Orient allait se poursuivre au niveau des médias. Je constate que de nombreux médias européens, et notamment français, persistent dans leur attitude démesurément anti-israélienne, montrant ainsi un manque d'équité, aussi bien qu'un manque de recul et de culture historique.

 

Iniquité et manque de recul des médias européens

N'importe quelle attitude ou décision du gouvernent israélien fait l'objet de critiques, sinon d'invectives qui souvent ne sont basées que sur des sentiments, hors de toute justification logique. Ainsi Israël est appelé « occupant » quand pratiquement toute la population palestinienne est sous le contrôle de l'Autorité d'Arafat. L'armée israélienne est amenée sporadiquement à faire des incursions pour pallier l'inaction des différentes polices palestiniennes ou leur inefficacité à juguler la terreur en provenance des territoires autonomes. Le but de ces incursions ponctuelles est de prévenir des attentats imminents ou de châtier les auteurs d'attentats meurtriers en territoire israélien. Les attentats-suicide ont commencé dès l'arrivée d'Arafat de Tunis en 1994 et dès la création de l'Autonomie Palestinienne. Personne ne peut donc affirmer sans déformer la réalité que les attentats procèdent d'un « désespoir » quelconque, mais ils sont plutôt le résultat d'une politique délibérée ayant pour but d'évincer la population israélienne d'Israël par la terreur.

Aujourd'hui l'objet du tollé général est la construction d'une clôture de sécurité pour séparer les populations israélienne et palestinienne. Après dix ans de réflexion et d'amères expériences, le gouvernement israélien est parvenu à la conclusion que la haine du juif transmise par les éducateurs et les médias dans les territoires autonomes avait atteint un niveau tel que la séparation des populations devenait inéluctable.

Aujourd'hui les Palestiniens sont victimisés par les médias français, au delà de toute retenue, au moindre prétexte, un olivier arraché par ci, un détour obligé par là. Est-ce que l'on s'inquiète autant des Indiens du Brésil ou des Berbères d'Algérie ? Une question me trotte dans la tête depuis longtemps ; est-ce que ces médias s'inquièteraient autant des Israéliens si par malheur Israël n'avait pas gagné les guerres contre les armées arabes ou si la situation politique locale s'était inversée en faveur des Arabes ? Après tout la situation peut s'inverser si, lassés par tant de haine et de hargne autour d'eux, les Israéliens jetaient l'éponge ou ne restaient plus sur leurs gardes. Les guerres d'usure d'Arafat ont pris la relève de 4 guerres classiques menées par les pays arabes contre un état minuscule, guerres qu'ils ont perdues. Et ces nouvelles guerres pudiquement appelées « intifada » (terme inapproprié pour tromper les Occidentaux) ont pour but de démoraliser par la terreur et de salir par le mensonge et la calomnie.

 

Rafraîchir la mémoire de ceux qui parlent ou écrivent sur le Moyen Orient

Il y a un péché originel dans le conflit israélo-palestinien: c'est l'invasion le 15 mai 1948 par les troupes arabes de l'état d'Israël qui venait d'être créé par le forum des nations et non pas cette création elle-même.

Depuis ce jour, le refus arabe de l'état d'Israël persiste et s'amplifie dans l'éducation donnée à l'école, dans les sermons des mosquées, dans tous les médias des pays arabes quels qu'ils soient, même ceux qui ont signé une paix en bonne et due forme avec Israël. L'affaire des Palestiniens est devenue le bon « prétexte » pour justifier cette animosité, car aucun pays arabe du Moyen Orient ne souhaite la création d'un état palestinien indépendant qui serait une source de « désordres incontrôlés » pour lui et le régime qui l'entretient.

 

Remonter le temps, 1917

À l'issue de la première guerre mondiale où les Ottomans ont pris le parti de l'Allemagne, leur empire qui couvrait le Moyen Orient et une partie de l'Europe s'est effondré.

1- Après l'effondrement de l'empire ottoman, la création d'une vingtaine d'états arabes s'est étalée sur une quarantaine d'années, là où il n'y avait aucun état arabe. Le principal maître d'œuvre dans la région était la Grande Bretagne.

2- Dans une déclaration solennelle, le premier ministre anglais Balfour s'est engagé à créer un foyer juif sur le territoire d'Israël, de Cisjordanie et Gaza, et de la Transjordanie d'aujourd'hui.

En remontant le temps, au 19ème siècle, ces territoires étaient pratiquement vides, parcourus par des tribus nomades, avec quelques agglomérations juives (bimillénaires) et arabes. Après les pogroms russes et les démarches de Herzl auprès du Sultan, la « terre sainte » commence à recevoir des rescapés et des idéalistes juifs. Ceux-ci créent des villages avec des activités agricoles et artisanales qui attirent des ouvriers arabes des pays voisins. Ces implantations croissent tout au long de la première moitié du 20ème siècle, avec l'apport simultané des populations juives venant d'une Europe devenue dangereuse et des populations venant des nouveaux pays arabes constitués et parfois même d'Afrique.

L'Arabie a été créée par l'Angleterre autour d'une obscure tribu du Centre du pays, avec laquelle les services secrets de Sa Majesté entretenaient des relations privilégiées depuis deux siècles déjà, au détriment de la dynastie régnante Hashémite du H'ejaz. Le colonel Lawrence a contribué à installer un « Ibn Saoud wahabite » sur le trône d'Arabie. On connaît la suite… Pour compenser la dynastie Hashémite, 2 royaumes-états ont été créés en Irak et en Transjordanie, au détriment de la promesse de l'état juif.

Puis après 1945 et la shoah, malgré un Foreign Office qui ne jurait que par sa « politique arabe » et malgré certains fonctionnaires anglais « nazifiant » du Moyen Orient (Lord Moyne, Glubb Pasha par exemple), l'Onu crée enfin l'état d'Israël sur moins de 20 % du territoire promis en 1917 par les anglais.

 

Les pays arabes résultant de l'effondrement de l'empire ottoman ont régressé pendant la 2ème moitié du 20ème siècle.

Depuis la fin de la dernière guerre mondiale, de la Libye à la Malaisie, nous avons assisté à de nombreuses velléités et tentatives hégémoniques avortées de reconstitution du Califat. Elles se sont manifestées sous deux registres. D'abord celui national du panarabisme laïc (Libye, Syrie, Irak, Egypte, Yémen…), puis celui du panislamisme (Arabie, Pakistan, Malaisie…), enfin le registre religieux de l'intégrisme radical (Soudan, Somalie, Iran, Afghanistan….). Ayant pris le pas sur le réalisme socio-économique et sur la modernité, ces velléités ont déstabilisé le Moyen Orient et l'ont appauvri. À cette nostalgie du Califat et des temps glorieux de l'Islam s'est ajoutée la non-intégration ou la mauvaise intégration des minorités musulmanes expatriées, notamment en Europe.

Al Qaeda et tous les groupuscules militants de l'intégrisme radical dans le monde sont le fruit de cette nostalgie hégémonique inassouvie et de l'échec de la modernité démocratique en Islam. Issu d'un Islam mal compris ou mal appliqué, l'intégrisme radical musulman est le résultat de toutes les frustrations subies et de tous les fanatismes inculqués par des chefs sans scrupules. Comme l'Islam, l'intégrisme radical ne connaît ni frontière géographique ni frontière sociale.

 

L'existence d'Israël est insoutenable pour les arabes

Israël vient de subir depuis septembre 2000 l'assaut le plus cruel et le plus horrible de son existence, car il ne vise pas des combattants en armes, mais des civils, notamment les plus démunis, des femmes, des enfants, des vieillards, ceux qui prennent l'autobus ou qui s'arrêtent pour souffler et prendre un café. Ce dernier assaut est la poursuite de toutes les autres guerres menées par les états arabes, mais ici la guerre a changé de forme. La technique de l'attentat-suicide a été perfectionnée par Arafat et ses nombreuses milices pour déstabiliser, puis éjecter du Moyen Orient la nation israélienne. Dans leurs reportages, les médias occidentaux privilégient les réactions de l'armée israélienne, exagérées selon eux, au détriment d'images montrant la volonté farouche des arabes de se débarrasser du dernier témoin local de leur stagnation et de leurs échecs hégémoniques et socio-économiques, eu égard à un monde qui évolue très vite.

Montrer des soldats israéliens en colère après un attentat ou après une manifestation violente détruisant un tronçon de la barrière de sécurité est devenu très médiatique. Or n'importe quelle autre nation aurait réagi de manière plus impitoyable qu'Israël. Le seul exemple de la Russie vis à vis de la terreur tchétchène est flagrant. La France n'aurait pas réagi autrement si elle avait enregistré en 3 ans 10 000 morts et 60 000 éclopés !

Cela fait 56 ans que six millions d'Israéliens cherchent à vivre en paix avec leurs voisins, dans des frontières sûres et reconnues, malgré 4 guerres imposées. Connaissez-vous un pays qui rend tous les territoires gagnés dans une guerre défensive pour pouvoir simplement signer un traité de paix, qui s'avère être un chiffon de papier dans les faits ?

Nombreux aujourd'hui sont les Israéliens qui sont exaspérés, désespérés devant l'inertie et le refus arabe. Ils appartiennent à une nation qui a réussi malgré ce refus à s'ancrer au Moyen Orient, en donnant l'exemple tant redouté par les états arabes d'une démocratie florissante sur de nombreux plans. Alors certains d'entre ces Israéliens pressés qui ont oublié que la patience était une vertu, recherchent parmi leurs voisins le premier venu prêt à les reconnaître. Ils ont même mis en œuvre un simulacre de plan de paix signé en grande pompe, avec les représentants de 0,1 % de la population palestinienne, des intellectuels impuissants…. On rêve d'un frémissement de commencement.

La donne actuelle peut être modifiée, mais dans quels délais ? La CIA parle d'une vingtaine d'années, le bon sens parle de deux générations. Si la désescalade actuelle amorcée par le président Bush se poursuivait et si la lutte contre la pieuvre d'Al Qaeda pouvait donner des résultats tangibles, le délai pourrait être raccourci. Mais quelle est cette donne?

 

La donne actuelle

Pendant longtemps, l'égyptien Arafat n'était que le représentant d'une tendance minoritaire palestinienne en exil et il aurait pu passer une retraite plus glorieuse à Tunis qu'à Ramallah, si l'Europe ne lui avait pas déroulé pendant plus de 25 ans un tapis rouge à chacun de ses déplacements. Arafat était connu de certains services secrets occidentaux qui l'ont longtemps protégé, malgré qu'il fût déjà dans les années 70 un terroriste notoire…

L'ONU et certains pays occidentaux ont érigé en chef d'état cet homme violent, chef d'un groupuscule terroriste. Arafat a été sauvé par eux à plusieurs reprises: après Septembre Noir, lorsqu'il a failli renverser la monarchie Hashémite en Jordanie en 1970 ; après la débâcle de Beyrouth et la très controversée incursion israélienne au Liban en 1982, lorsqu'il a failli s'approprier ce pays; après son exil à Tunis, lorsque la Norvège et certains Israéliens lui ont ouvert les portes de la Judée, de la Samarie et de Gaza en 1994.

Depuis son arrivée en territoire autonome de Palestine, Arafat a démontré son incapacité à constituer un état responsable et cohérent. La corruption et les détournements de fonds, la militarisation illégale des territoires autonomes, avec une douzaine de milices concurrentes, les activités mafieuses et terroristes ont fini par transformer les enclaves reçues en zones de chaos orchestré par des caïds locaux.

À cela s'est ajoutée la folie des grandeurs, appelée par les « psy » hubris, état classique pour tout potentat amené à la démesure par un excès de pouvoir, encouragé de plus par les chancelleries occidentales. Comment voulez-vous que cet homme se contente de la Judée et Samarie et de Gaza ? Ils ne sont plus à sa mesure ; même la Palestine ne l'a jamais été. Arafat visait lui aussi un Califat, un Califat révolutionnaire.

Hélas cette folie a été communiquée à tout un peuple désemparé et désespéré de voir sa situation économique décliner et son statut de citoyen se délabrer, par rapport à l'occupation israélienne d'avant 1994 (la vraie celle-là !). Les Palestiniens d'aujourd'hui ont été élevés dans la haine d'Israël et le désir de son extermination, pour prendre sa place.

Seule force organisée, le Hamas à Gaza est un challenger de la folie d'Arafat, sous couleur de l'islamisme fondamental. Mais il s'agit malheureusement d'une autre folie encore plus dangereuse, alimentée par les caisses saoudiennes et par les doctrines fascistes du Hezbollah, et armée par l'Iran.

Au milieu de ce chaos et de ces folies, il y a des enclaves israéliennes agricoles, industrielles ou simplement d'habitation qui prospèrent malgré les menaces quotidiennes et les attentats. On les appelle là « implantations », ailleurs « colonies ». Peu importe. Elles sont là, des gens y vivent depuis une ou deux générations. Et c'est là où le tracé de la barrière de sécurité est devenue une affaire planétaire, dont le monde entier parle, occupant tout un aréopage de juristes à la Haye.

Ce qui peut paraître curieux c'est que des dizaines de clôture sont érigées dans le monde sans que personne ne s'en préoccupe ni ne proteste! Et cette barrière particulière qui a pour but de protéger des êtres humains contre le chaos et la folie meurtrière de ses voisins pose un problème d'état d'âme! Elle est devenue le "mur de la honte" dans les médias européens, parce qu'elle empêche le meurtre de juifs et provoque quelques désagréments à de pauvres paysans palestiniens. Elle empièterait sur quelques km2 de territoire « palestinien » semble-t-il.

La barrière de sécurité construite par Israël est transparente (et non un mur) sur 95 % de son parcours. Elle est dotée de dizaines de passages et elle a un objectif qui peut être provisoire, celui de protéger ses citoyens des bombes humaines homicides venant des territoires autonomes. Elle a un avantage subsidiaire non négligeable, celui de donner encore une chance aux Palestiniens de créer leur propre état.

Israël ne reviendra pas aux frontières de 1967. Dans leur libellé en anglais qui fait foi, les résolutions 242 et 338 de l'Onu ne l'exigent nullement. Les Palestiniens doivent payer les erreurs commises par des dirigeants qu'ils acclament, et qui ont choisi, notamment depuis Oslo, la terreur contre des civils, comme moyen de pression et de conquête. Il ne sera jamais question de déplacer, ni de compenser (qui pourrait le faire d'ailleurs ?) 230 000 citoyens juifs israéliens. Cette pratique qui date depuis trop longtemps à l'encontre des Juifs doit cesser. Il y a de nombreuses autres solutions satisfaisantes pour des partenaires ayant une bonne volonté réelle.

La barrière de sécurité contre la mort qui vient de l'Est est aussi une limite permettant la réflexion, la pacification et la désescalade. Aux Palestiniens de faire le ménage chez eux, sans que l'Europe ne s'en mêle et ne continue à attiser le feu du chaos. Plus tôt ils le feront, plus tôt la lumière viendra d'Orient, plutôt que la mort et la désolation.

Le 23 mars 2004

Diffusé par Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient, Bruxelles.
http://fr.groups.yahoo.com/group/CID-DemocratieMoyenOrient/

Un mur pour protéger le parlement britannique

(Belga) Les autorités britanniques vont construire un mur autour du parlement pour le protéger d'éventuelles attaques terroristes, à la suite des attentats de Madrid.

Le mur entourant le palais de Westminster, où siègent la chambre des Communes et la chambre des Lords, devrait atteindre une hauteur de 4,6 mètres et être surmonté de fil de fer barbelé, selon les projets du gouvernement de Tony Blair. Westminster est un des monuments les plus célèbres de la capitale britannique et sa tour abritant l'horloge "Big Ben" une des principales attractions touristiques. (GFR)

[Le mur sera gardé par des policiers munis de mitrailleuses avec autorisation de tirer pour tuer. Voir Ci-dessous en Anglais. NDCID]

 

Le 9 juillet 2004

Réalité de la coalition internationale « brun vert rouge »

La Cour de Justice Internationale de la Hayes s'est affirmée compétente afin de rendre un avis consultatif sur « les conséquences de l'édification du mur qu'Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le Territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est ». Ce qui a autorisé Ahmed Quoreï, le Premier ministre de l'AP, à claironner que « Ce jour est un jour historique et cette décision est une décision historique car elle a été rendue par la plus haute cour internationale ». Allégresse qui authentifie, on s'en serait douter, les souhaits des « Palestiniens » à se voir reconnaître en droit la ligne d'armistice de 1949 comme frontière de leur futur état et cela sans nulle concession à la paix dans la région.

L'essentiel cependant, reste la prise de conscience individuelle de la valeur exacte de ce « verdict » ainsi que le régime légal international sous lequel il fait autorité. Il sera ainsi aisé, à tout à chacun, de saisir le degré de liberté de cette Cour de Justice et, en conséquence, son parti pris.

À lire minutieusement la résolution se saisissant de la CJI - adoptée le 8 décembre 2003 lors de la 23e séance de la dixième session extraordinaire d'urgence de l'assemblée générale de l'Onu - il est insolite d'y voir inscrites des indications prescrivant, de fait, un jugement de culpabilité, donnant ainsi pleine satisfaction au vœu régalien de la majorité onusienne systématiquement anti-israélienne.

En effet ! Nulle loi onusienne et ni accord politique sur le terrain n'ont à ce jour défini le contour exact des frontières internationales d'une « Palestine » qui n'a encore jamais eu d'existence nationale. Définir donc la clôture de sécurité comme construite sur « le territoire palestinien occupé » puis recommander que l'Onu, au travers de ses instances, mettent « un terme à la situation illicite découlant de la construction du mur et du régime qui lui est associé » prouve combien est inféodée la CJI à ce régime onusien faisant la part belle à toutes ces dictatures « brunes » ayant en horreur la démocratie et les valeurs s'y rattachant et habituées à dicter les sentences des procès en cours.

L'autre « source juridique » appuyant la réflexion des quinze juges de La Hayes est la doctrine des « Droits de l'hommisme » qui a comme objectifs la victimisation du criminel, la compréhension de ses forfaits abominables, voire la manifestation de son innocence. En conséquence de ces dogmes, le terrorisme « palestinien » fut totalement occulté dans l'énoncé du jugement et subséquemment le droit et l'honneur des victimes ont été bafoué, mystifié et lésé.

Les familles des milliers de morts et blessés israéliens (en près de quatre années de « Guerre d'Oslo ») - dans l'attente que JUSTICE et RÉPARATIONS interviennent - n'auront, par ce verdict, nulle équité à escompter des tenants d'une loi soumise à une organisation internationale, elle même asservie au régime institutionnel et autoritaire de la loi du plus grand nombre de ses membres, s'apparentant ainsi - là encore - à un régime despotique « brun » coloré cette fois-ci de « rouge ».

Si de plus l'on prend en considération toutes les pressions politiques, économiques, militaires et/ou pétrolières (exercées dans toutes les instances internationales onusiennes et favorisant ce système déplorable ) par les tenants du monde arabo-musulman et de l'islamisme, on ne peut que s'effarer de cette coalition internationale (entre les bruns, les rouges et les verts) violant invariablement les principes mêmes qui ont édifié la charte de cette organisation, et obligeant les démocraties dignes de ce nom à exclure tout esprit munichois en résultant. Esprit qui rappelle les tristes souvenirs des années 30.

L'histoire malheureusement se répétant, la guerre défensive commencée en Afghanistan puis en Irak devra donc se poursuivre au minimum jusqu'à la reddition, ou la chute, des régimes les plus menaçants, a savoir iranien, syrien et saoudien et leur remplacement par un système se rapprochant et développant les valeurs humaines et démocratiques au Moyen Orient.

Israël, quant à lui, s'obligera à la construction complète de cette clôture anti-terroristes - selon les recommandations de la cour suprême du pays - qui se transformera, au fil du temps, en une clôture de séparation physique et totale des deux peuples, intercédant - en cela - à la prise de conscience « palestinienne » de la raison et nécessité d'un État d'Israël, état juif, dans des frontières sûres et reconnues comme indiquées dans la résolution 242.

Ainsi, et seulement ainsi, adviendra le temps d'une Organisation des Nations Unies démocratique, se rapprochant des valeurs de sa charte fondatrice et favorisant, de ce fait, l'installation d'une véritable paix en cette région.

© Victor Perez

9 décembre, 2003

 

« C'est la 'clôture Arafat' car c'est Arafat et son terrorisme qui ont été la cause de cette clôture »
Dan Gillerman, ambassadeur israélien à l'ONU

 

Par Melissa Radler
Jérusalem Post

L'assemblée générale des Nations Unies a voté lundi 8 décembre une résolution demandant à la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye de se prononcer sur les conséquences légales de la barrière de sécurité, par 90 voix contre 8 ; 74 pays se sont abstenus.

Israël a condamné la décision, présentée par 27 pays arabes, musulmans et non-alignés, la qualifiant de « manipulation cynique » d'un organe supposé promouvoir la paix mondiale et non de favoriser les intérêts de ceux qui soutiennent le terrorisme.

« Les Palestiniens ont encore utilisé la majorité automatique dont ils disposent à l'ONU pour favoriser des initiatives qui non seulement sapent les efforts de renouvellement du processus de paix mais décrédibilisent également l'ONU elle-même et la capacité de l'organisation de remplir sa mission de préserver la paix mondiale et la sécurité, » a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yonathan Peled.

Peled a noté que « seulement » 90 des 191 membres de l'Assemblée générale ont soutenu la motion.

L'ambassadeur à l'ONU, Dan Gillerman a déclaré que le vote était toutefois « une victoire morale » pour Israël. Parmi les nations qui se sont abstenues, dont des pays de l'Union européenne, la majorité sont des pays démocrates.

Israël, les États-Unis, l'Australie, l'Éthiopie, les Iles Marshall, la Micronésie, Nauru, et Palau ont voté contre la résolution.

Avant le vote, le Premier ministre Ariel Sharon s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères Silvan Shalom, le conseiller juridique du gouvernement Elyakim Rubinstein, le directeur du ministère des Affaires étrangères Yoav Biran, le conseiller juridique des Affaires étrangères Alan Baker, et des juristes de Tsahal pour mettre au point une stratégie de « riposte » adaptée.

Selon des fonctionnaires officiels, Sharon a décidé qu'il n'y avait aucune raison d'ignorer la Cour ou d'en freiner les processus, mais a ajouté qu'Israël allait défendre son projet de barrière.

Au cours des débats à l'Assemblée, l'observateur de l'Autorité palestinienne, Nasser al-Kidwa a accusé Israël de construire une « barrière qui créé l'asservissement du peuple palestinien, confiné dans des cantons par l'occupant colonialiste et fasciste Israël. »

Réaffirmant le droit de l'État hébreu à la légitime défense, l'ambassadeur israélien à l'ONU, Dan Gillerman, a pour sa part rejeté toute la responsabilité de l'affaire sur le président de l'Autorité palestinienne. « C'est la 'clôture Arafat' car c'est Arafat et son terrorisme qui ont été la cause de cette clôture », a-t-il lancé.

Gillerman a demandé à l'Assemblée de se concentrer plutôt sur les rapports faisant état des centaines de millions de dollars détournés par l'AP et Arafat aux dépens du peuple palestinien, sur l'incitation à la haine dans les écoles et les violations des droits de l'homme dans la région.

Il a montré les photos de Tomer Almog, 9 ans, tué dans l'attentat suicide du restaurant Maxim à Haïfa en octobre, et son frère, Oran, rendu aveugle.

« Israël n'est pas exempt de critiques légitimes », a déclaré Gillerman. « Mais condamner un pays qui construit une barrière visant à mettre un terme au terrorisme et ne pas censurer ceux qui soutiennent le terrorisme n'est pas une forme de justice ou une critique légitime. C'est de l'hypocrisie et une politique de deux poids deux mesures. C'est le pire visage de l'ONU, et c'est une récompense accordée au terrorisme. »

Comme nombre de récentes sessions sur le Moyen Orient, le débat de lundi s'est terminé par une série d'insultes entre Israël et ses voisins. L'ambassadeur syrien Fayssal Mekdad, qui s'est référé à Gillerman comme au « représentant de l'occupation israélienne, » a accusé Israël de massacrer les Palestiniens « pour le sport ». Ce à quoi a répliqué Gillerman, « la Syrie est à l'origine de tous les maux du monde. »

Le ministre de la Justice Yossef Lapid, dirigeant du parti Shinouï, a demandé au gouvernement de réexaminer le tracé de la barrière lors de sa réunion hebdomadaire dimanche prochain et sa requête a été acceptée.

 

Herb Keinon a contribué à la rédaction de cet article.

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