Réponses à nos médias

Les médias publient souvent des articles ou diffusent des reportages qui déforment la réalité ou sèment la désinformation. Il est important de rétablir les faits.

(cliquez sur les titres)

 

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Le 5 janvier 2006

Mr. Renaud Gilbert Ombudsman, Société Radio-Canada ombudsman@radio-canada.ca
CC : Robert Rabinovitch, Président, robert_rabinovitch@cbc.ca

Objet : Radio-Canada RDI, Mercredi 4 janvier 2006 au télé-journal, au Point avec Dominique Poirier

N'était-ce pas Goebbels qui professait, pour jeter le discrédit sur un adversaire : « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose » ?

D'une certaine façon, René Mailhot se fait un peu le porte parole de la machine à propagande Arabo-palestinienne car, parlant du premier Ministre Ariel Sharon, il nous dit : « Il y a eu les massacres de Sabra et Shatila dans lequel Sharon a été impliqué ».

Comme disait le professeur Julien Bauer dans une interview sur une autre chaîne : « Des chrétiens tuent des arabes et on blâme les Juifs ». D'autre part, René Mailhot prétend avoir rencontré à plusieurs reprises Ariel Sharon. Il ne suffit pas d'être garde dans la Police montée en poste au parlement pour prétendre qu'on fréquente tous les jours le premier ministre. Vous pouvez réentendre l'émission, ou aller directement à la onzième minute et quelques secondes, pour re-entendre « Réné » nous cracher le cliché stéréotype fabriqué par la machine à propagande Arabo-palestinienne, qui veut absolument faire porter le chapeau à Ariel Sharon http://www.radio-canada.ca/Medianet/RDI2/Telejournal200601042100_1.asx

De plus, ce soir jeudi (2006-01-05) à 19 h, aux nouvelles de RDI, vous nous montrez un clip-rétrospective sur Sharon, et le présentateur (Français) dit, entre autre, « Sa visite sur l'esplanade des mosquées déclenchera l'Intifada ». Et bien, si vous ne le savez pas encore je vous signale que cet événement n'a été qu'un prétexte pour déclencher une période de terreur planifiée de longue date. Écoutez vous-mêmes les propos des Arabes, sur le site de Palestinian Media Watch http://pmw.org.il/ ou cliquer directement sur http://pmw.org.il/asx/PMW_faluji_7.asx . En voulant blâmer le premier ministre Sharon, on ne fait que tomber dans le jeu de la propagande bien orchestrée des dirigeants arabo-palestiniens. Je vous signale aussi que pendant plus de 2 000 ans, ce que vous vous évertuez aujourd'hui à appeler « l'esplanade des mosquées » s'est toujours appelé le Mont du Temple. Apprenez votre histoire, Messieurs.

Premier janvier 2006, 20:55:25. Monsieur le réalisateur des grands reportages sur RDI, avez-vous au moins un peu regardé le « grand reportage » que vous nous présentez ? Je veux bien croire que c'est du réchauffé, mais quant même, il y a des limites. On y voit Shimon Perez à la Knesset en train de taper sur Sharon alors qu'aujourd'hui ils sont membres du même parti ! On nous dit que Sharon n'a jamais été si bas dans les sondages alors que c'est tout à fait le contraire ! N'importe quoi, pourvu que cela vous remplisse une heure. Il doit y en avoir pas mal d'autres car je ne me suis arrêté que quelques minutes pour regarder votre ramassis d'inexactitudes.

Edmond Silber,
Montréal

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Le 5 septembre 2005

Société Radio-Canada
1400 René-Lévesque Est,
Montréal (Québec) H2L 2M2

 

M. Renaud Gilbert Ombudsman
ombudsman@radio-canada.ca
CC : Marie-FranceBazzo
indicatif@montreal.radio-canada.ca
Robert Rabinovitch, Président,
robert_rabinovitch@cbc.ca

Objet : Radio-Canada FM 95.1, émission « Indicatif présent », Julius Gray et le maire de Londres Ken Levingston http://radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/

 

Cher M. Julius Gray, SVP, ne nous prenez pas pour des valises.

Le maire de Londres, Ken Levingstone n'est pas antisémite? Ha! Oui, peut être est-il juste pro-Arabes-Musulmans et surtout anti Israéliens sionistes, mais «pas du tout antisémite »? Mais qui pensez-vous convaincre? Sinon que des non initiés n'apprenant les nouvelles qu'à travers Radio-Canada et par des gens de votre acabit.

 

Chère Marie France Bazzo,

Lire plus bas :

Ken Levingston "The mayor of London went on: "I see real parallels between what happens in Israel-Palestine today with the bombing campaign run by the ANC (African National Congress) against the white apartheid regime 20 years ago in South Africa."

Si Ken Levingston veut comparer Israël au pays d'apartheid qu'était l'Afrique du Sud avant la libération de Mandela, demandez lui : combien, aujourd'hui même, peut-il compter de députés Juifs ou de Juifs tout court dans les pays Musulmans ? et rappelez lui qu'en Israël il y a un million et demi d'arabes qui ont 11 députés membres de la Knesset, plus un juge musulman à la cour suprême.

De plus :

"Livingstone had criticized the Washington-based Middle East Media Research Institute (MEMRI), which is led by a former Israeli intelligence officer, for fueling the hatred campaign."

Le MEMRI ne fait surtout que rapporter et traduire ce que disent eux-mêmes en arabe les Imams dans leurs Mosquées contre d'Israël et contre tous les «mécréants» non musulmans. Alors je lui pose la question : who is «fueling the hatred campaign?»

Ce n'est pas parce que vous mangez de temps en temps du Guefilte Fish (carpe farcie) ou que, par opportunisme électoral, vous apparaissez à l'occasion dans une synagogue, que vous ne pouvez être un antisémite qui s'ignore.

Chère Marie-France Bazzo, lorsque vous invitez ce cher Monsieur Gray, dites lui que lorsqu'il vient nous prodiguer «son savoir» à Radio-Canada, demandez lui surtout de laisser à la porte ses opinions politiques.

Edmond Silber
Tel/Fax : (514) 340-9427
esilber@sympatico.ca

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30 août 2005

Ken Livingstone va devoir s'expliquer sur des propos controversés

par Beth Gardiner

Londres (AP) - Le maire de Londres, Ken Livingstone, va devoir s'expliquer lors d'une audience disciplinaire pour avoir comparé un journaliste juif à un gardien de camp de concentration nazi, a fait savoir mardi un organe public chargé des questions de déontologie.

Cet organe, le Standards Board for England, a estimé que le maire de Londres, connu pour son franc-parler, devait être entendu par une commission indépendante, l'Adjudication Panel for England, afin que celle-ci dise si Ken Livingstone a, oui ou non, «manqué de respect à autrui» et «jeté le discrédit sur sa fonction».

L'Adjudication Panel for England peut prendre diverses mesures disciplinaires à l'encontre du maire de Londres si elle le reconnaît coupable de ces fautes. Elle peut le suspendre de ses fonctions pour cinq ans, lui adresser un blâme, l'obliger à s'excuser ou lui ordonner de suivre une formation, a précisé un porte-parole du Standards Board.

Les propos controversés ont été tenus par Ken Livingstone lors d'un entretien avec un journaliste de l'Evening Standard, Oliver Finegold, consacré à une réception donnée par le maire à la communauté gay et lesbienne en février.

À un moment de l'entretien, le maire a demandé au journaliste s'il avait été un «criminel de guerre allemand». Oliver Finegold a répondu qu'il était juif. Ken Livingstone a alors dit au journaliste qu'il était «comme un gardien de camp de concentration» et a traité ses employeurs de «bigots réactionnaires».

Oliver Finegold, qui enregistrait la conversion, a rendu publics les propos du maire, mais ce dernier a refusé de présenter ses excuses.

L'Evening Standard fait partie du même groupe de presse que le Daily Mail, journal qui avait suivi une ligne éditoriale pro-nazie durant les années 30 et qui, encore aujourd'hui, est accusé par certains d'attiser la peur de l'immigration et de la délinquance.

Pour sa défense, Ken Livingstone a expliqué que le Daily Mail était «un des principaux avocats» de l'antisémitisme depuis un demi-siècle, une accusation démentie par le journal.

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(Contexte : en juin 2005, la municipalité de Côte Saint-Luc, à Montréal, s'entendait avec M. Stephan Hashémi, fils de la journaliste Zahra Kazémi, pour exposer des photos de sa mère à la bibliothèque. L'an dernier, Mme Kazémi a connu une fin atroce aux mains du gouvernement iranien.

Lorsque les autorités de la municipalité de Côte Saint-Luc ont demandé de voir les photos que M. Hashémi comptait prêter à la bibliothèque, ce dernier a refusé de montrer toutes les photos. Les autorités municipales se sont ensuite rendues compte que cinq sur environ 20 photos montraient des scènes d'Arabes palestiniens souffrant aux mains des autorités israéliennes. M. Hashémi avait aussi pris l'initiative d'ajouter des légendes très dures à l'endroit de l'État hébreu.

Lorsqu'un résident de Côte Saint-Luc s'est plaint, Robert Libman, chef de la municipalité, a demandé à M. Hashémi la permission d'enlever ces cinq photos, mais ce dernier a refusé. C'était tout ou rien. La ville de Côte Saint-Luc n'a donc pas eu de choix que de retirer toutes les photos.)

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Le 25 juin 2005

À : La Presse, Agnes Gruda, adjointe au Directeur de l'Information (agruda@lapresse.ca); Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca); Michel G. Tremblay, Directeur Info La Presse (michel-g.tremblay@lapresse.ca); André Pratte, Éditorialiste en chef, La Presse (apratte@lapresse.ca); Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Guy Crevier, Président, La Presse (gcrevier@lapresse.ca); Redaction La Presse (redaction@lapresse.ca); Philippe Cantin, Vice-président La Presse (pcantin@lapresse.ca)

Objet : L'art municipal - La Presse du 22 juin 2005

Monsieur Boisvert,

Depuis longtemps, je lis avec beaucoup d'intérêt vos commentaires publiés dans La Presse. J'ai toujours apprécié votre façon de traiter des sujets très ardus avec justice et impartialité et souvent avec beaucoup d'humour.

J'ai donc été très surprise, mercredi dernier, à la lecture de votre article intitulé « L'art municipal ».

Comment vous, qui essayez de comprendre les problèmes du monde, ne comprenez pas que les adeptes de la bibliothèque de Côte Saint-Luc sont en majorité des juifs, et que ceux-ci sont en conséquence très sensibles au conflit isréalo-palestinien ?

J'avoue que M. Libman aurait dû vérifier le contenu des photos avant de permettre au fils de Zahra Kazimi de faire une exposition de photos prises par sa mère.

Mais, M. Hashémi aurait dû, par respect pour ses hôtes, retirer les photos qu'il savait qui allaient les choquer. Ceci est une question de sensibilité et non une question d'art, comme vous semblez croire.

Quant à vos commentaires tels que :

- « Mme Kazimi victime de la dictature théocratique, ça va... mais Mme Kazimi montrant l'oppression israélienne, ça non ! »,

- « Il est donc insupportable à certains yeux de simplement REGARDER un angle de la réalité palestinienne sous l'occupation, la vie dans les camps ou la survie dans les gravats et la misère parce que, de l'autre coté, on ne montre pas les victimes du terrorisme palestinien... »,

- « Équilibre », bien entendu, est un mot codé, qui signifie « lecture des faits politiquement acceptables aux autorités de Côte Saint-Luc »,

je les trouve très déplacés et impartiaux.

Comme je vous l'ai souligné précédemment, Côte Saint-Luc est un quartier à majorité juive et Israël étant le pays des juifs, il est donc compréhensible qu'exposer des photos à tendance antisioniste à Côte Saint-Luc est malvenu !

D'autre part, vous nous parlez de réalité palestinienne, connaissez-vous la réalité israélienne ?

- savez-vous qu'Israël était la terre des juifs (hébreux) il y a plus de 3 000 ans ?

- savez-vous qu'une majorité de juifs (hébreux) a été expulsée de son pays en l'an 70 par les Romains et que depuis, tous les ans à Pâque, ils se souhaitent « l'année prochaine à Jerusalem » ?

- savez-vous que depuis 2 000 ans, les Juifs ont érré à travers le monde et qu'ils ont été souvent maltraités si ce n'est volés, violés, assassinés pour une seule raison : ils étaient juifs...

- savez-vous que si les pays arabes avaient accepté le partage voté aux Nations unies en 1947, les Palestiniens auraient aujourd'hui leur pays à coté d'Israël et non à sa place, comme Yasser Arafat et ses acolytes en ont toujours rêvé ?

- savez-vous qu'on enseigne encore et toujours aux écoliers palestiniens la haine du juif ?

- savez-vous que, encore et toujours, des kamikazes palestiniens portant sur eux des bombes prêtes à exploser sont arrêtés à la frontière israélienne ?

- savez-vous qu'Israël, petit pays de 5,2 millions de Juifs et 1,3 million d'Arabes est entouré de plus de 300 millions d'ennemis qui rêvent de l'anihiler ?

- savez-vous que ces ennemis ont essayé de le rayer de la carte du monde en 1948, 1956, 1967, 1973, mais en vain !

- savez-vous qu'Israël n'a jamais pu siéger à l'ONU car les 22 pays arabes qui y siègent s'y sont toujours opposés ?

- savez-vous qu'Israël est le seul pays démocratique au Moyen-orient, ce qui dérangent les théocrates qui dirigent les pays voisins ?

De plus, vous avez mentionné que M. Libman est de l'école « Israël can do no wrong ». Évidemment qu'Israël « can do wrong », tout comme le Canada, le Québéc ou tout pays démocratique « can do wrong » !

En espérant que ces quelques informations pourront vous permettre de devenir plus juste et impartial quant au conflit israélo-palestinien,

Je vous prie d'accepter mes salutations,

Julia Coriat
Montréal

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Le 4 novembre 2004

Radio-Canada
RDI (Réseau de l'information)
La part des choses
lapartdeschoses@radio-canada.ca

M. Bernard Drainville

Lors de votre émission du jeudi 4 novembre 2004, vous et M. Antoine Sfeir avez peint un tableau de Yasser Arafat complètement trompeur.

« Nous sommes des journalistes objectifs », vous dites ?! Vous plaisantez ?

M. Arafat a consacré sa vie à la violence et à la terreur, sans épargner ni les jeunes ni les innocents. Il a dévoué sa carrière à faire la guerre au peuple juif et à l'État d'Israël. Il est directement et indirectement responsable de la mort de milliers de personnes et de la mutilation d'innombrables autres.

M. Arafat a sanctifié la terreur et a légitimisé les armes. Il a corrompu les valeurs de générations de Palestiniens.

Faire preuve d'autant de tendresse envers un tyran et un terroriste est inacceptable pour une société d'État comme Radio-Canada.

R. Pontremoli

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9 octobre 2004
À : Joël Lebigot
Radio-Canada
lebigot@montreal.radio-canada.ca

M. Lebigot,

Je vous remercie de nous avoir permis ce matin d'écouter M. Roger Auque donner avec honnêteté ses impressions sur la crise irakienne.

M. Auque, correspondant des médias français et canadiens à Bagdad, répondait en toute connaissance du problème et a eu le courage de défaire la pensée presque unique qui circule dans les médias québécois et français. Selon M. Auque, les Américains ont eu raison d'intervenir en Irak et il est à souhaiter qu'ils y restent jusqu'à ce que le nouveau régime irakien se stabilise. Entre parenthèses, il soulignait que nous, canadiens, tout comme les citoyens des autres démocraties (hypocrites), dépendions du pétrole pour alimenter nos automobiles et nous chauffer en hiver.

Il est à souhaiter que les antiaméricains des différentes démocraties se rallient aux Américains pour les aider à installer un régime laïque et stable afin que les Irakiens ne sombrent pas dans un régime totalitaire du genre des ayatollahs d'Iran.

Danielle Sadoun

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Monsieur Guy Crevier
Président et éditeur
La Presse
Montréal, Québec

 

Objet: réponse à monsieur Jocelyn Coulon

Je suis simple citoyenne québécoise. Je suis indignée de constater que des Québécois instruits avec des titres universitaires prennent la parole dans les journaux, sur les ondes ou sur les chaînes de télé pour aborder des sujets explosifs sans proposer de solutions aux conflits qui les dérangent.

Les musulmans voient sur leurs écrans seulement les victimes musulmanes parce que les chaînes de télé des pays musulmans totalitaires ont ordre de leurs gouvernements de les diffuser. Ce n'est pas la libre expression qui les guide dans le choix de leurs nouvelles. Les images d'horreur des Israéliens (enfants, femmes, hommes et vieillards) qui se font déchiqueter dans les autobus, les centre d'achats ou les café ne sont pas portés, elles, à l'écran de télé car les Israéliens ne valorisent ni ne glorifient la mort ou le suicide. Je vous propose de visiter le site Internet de Amitiés Québec-Israël ; vous aurez l'horreur transmise par quelques images. Ce que les terroristes veulent, c'est contrôler le monde à la manière des ayatollahs d'Iran.

Un Lt. Col. israélien, Jonathan D. Halevi, répond à la question « pourquoi al Qaeda veut assassiner des millions d'innocents ? » ainsi : « Al Qaeda croit que les juifs et les chrétiens veulent détruire la religion islamique et qu'il est préférable que les islamistes nous tuent avant que nous n'attaquions l'islam. ». « La victoire sur l'Union soviétique en Afghanistan, la création du réseau Al-Qaeda et la propagation de l'Islam dans l'Occident sont vus comme des signes du réveil islamique et de la perspective de l'Islam radical qui veut restaurer l'Islam comme la force dominante du monde. » « Ainsi, en Arabie Saoudite, il existe un dangereux mouvement islamiste clérical qui justifie les actes terroristes contre des individus ainsi que contre des masses de population qu'ils identifient comme des infidèles. Leur appel pour une extermination des peuples prouve qu'ils sont passés à une idéologie de justification de génocide. »

Je n'ai pas besoin de vous rappeler que pendant que les terroristes occupent les manchettes des journaux et des ondes, il y a des génocides qui se font en afrique. Les musulmans ne les voient pas car leur gouvernement n'ont pas intérêt à ce que le monde voit les horreurs dont sont capables les islamistes. Le massacre des Toutsi, au Soudan, était prémédité tout comme l'est le massacre au Darfour. De cela, monsieur Coulon, vous n'en parlez point.

Voyez-vous, Monsieur Coulon, si vos collègues des années 1920 à 1935 avaient pu éviter la 2e guerre mondiale, le monde serait peut être resté sous domination française et britannique. Était-il meilleur qu'aujourd'hui ?

Si les pays musulmans avaient accepté l'existence d'Israël, il y aurait eu un pays pour les juifs et un pour les musulmans dans la Palestine que dominaient les britanniques. Si Yasser Arafat avait accepté l'accord de paix que le premier ministre israélien Barak lui offrait en 2000, il n'y aurait pas eu de 2e Intifada. Cette dernière aussi faisait partie de la « feuille de route » de Yasser Arafat, puisque le but ultime de M. Arafat est de détruire Israël.

Je vous propose de lire les sites Internet concernant l'Islam et vous constaterez comment la haine de ce qui n'est pas Islam est diffusée par ce moyen de communication. Les terroristes sont des lâches qui non seulement s'attaquent à leurs « ennemis » de la manière la plus répugnante, mais développent leur réseau de terreur parmi leur propre population pour que des occidentaux aux valeurs morales soient choqués lorsque les armées prennent les moyens pour défendre leur pays et leur citoyens.

Israël ne peut pas se permettre une autre guerre de Kippour.

Danielle Sadoun

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Le 9 septembre 2004

 

Objet : Réaction, entre autres, à l'article de Louise Galarneau (05/05/04)

Chère Mme Galarneau,

Permettez que je corrige par des faits facilement vérifiables, la perception que vous et certains lecteurs du Québécois semblez avoir de la communauté juive de Montréal, et, du moins je l'espère sincèrement, vous amener à questionner la couverture donnée par les médias québécois, en général, du conflit au Moyen Orient.

 

La communauté juive de Montréal :

Vous l'accusez (le Bnai Brith est ici cité en exemple) de faire peu de cas de l'une des langues officielles (devinez laquelle). Or, ce faisant, vous sombrez dans le même défaut dont vous semblez accuser le Bnai Brith car vous faites abstraction de près de 28 % de la population juive de Montréal (devinez aussi laquelle).

En effet, la population juive de Montréal, qui est de 90 000 âmes, compte près de 25 000 francophones arrivés au Québec au début des années 60.

Et malgré le système scolaire confessionnel de l'époque, cette communauté a réussi à sauvegarder sa culture et son éducation francophone en se bâtissant un réseau scolaire de qualité (garderies, enseignement primaire et secondaire &endash; Ex. Écoles Maimonide -, associations d'étudiants au niveau collégial et universitaire &endash; Ex. Centre Hillel).

Elle a de plus réussi avec éclat son intégration au sein de la grande communauté juive de Montréal (Fédération CJA) grâce à une structure particulière, la CSUQ (Communauté Sépharade Unifiée du Québec, http://www.csuq.org), qui lui permet de sauvegarder son identité, sa culture sépharade francophone, sa langue, son rite religieux, etc.

Ainsi, la communauté juive francophone a sa presse (Ex. La Voix Sépharade http://www.lavoixsepharade.com, etc.) sa radio (Radio-Shalom), son festival (http://www.quinzainesepharade.com), son réseau de synagogues francophones, etc.

Et pour illustrer certains succès de cette intégration, notons entre autres que l'actuel président de la communauté juive (Fédération CJA) est un francophone (M. Sylvain Abitbol), le président sortant du Congrès Juif Canadien aussi (M. Joseph Gabay), le Consul d'Israël aussi (M. Marc Attali), qu'il y a de plus en plus d'articles en français dans l'organe de presse de la Fédération CJA (Canadian Jewish News).

Notons aussi que la communauté juive s'est intégrée avec succès dans le « melting pot » québécois, qu'il s'agisse du monde des affaires ou de la politique, fédérale, provinciale et municipale, et ce toutes tendances confondues (certains membres de la communauté se sont présentés aussi sous la bannière du Parti Québécois à différentes occasions).

Enfin la communauté juive se soumet à, et respecte la loi du pays d'accueil, et une coutume appliquée par toutes les communautés juives conduit les responsables religieux, lors du nouvel an juif, à bénir le responsable du gouvernement local et le pays d'accueil pour leur hospitalité. C'est ainsi que le Premier ministre du Québec, quelle que soit sa tendance, est béni par les rabbins montréalais, une fois par année.

Et je ne pense pas avoir entendu parler à Montréal d'actes de vandalisme ou de terrorisme contre des écoles, des cimetières, ou des individus, chrétiens, musulmans ou autre, et qui soient imputés à des extrémistes juifs.

Ainsi, en partageant des objectifs similaires en termes de sauvegarde de la langue, la culture, la foi et l'héritage, et considérant les valeurs de liberté de morale et de justice dont les québécois sont empreints, je pense qu'il serait logique que le Québec dans son ensemble ait un préjugé positif envers la communauté juive, et qu'il affiche une tolérance zéro face à cet inquiétant réveil de l'antisémitisme au Québec.

Or, les juifs ont aujourd'hui besoin d'une protection policière pour aller prier à la synagogue, leurs enfants ont besoin d'une protection policière pour aller à l'école, la communauté juive de Montréal doit investir 3 millions de dollars pour la sécurité de ses écoles, lieux de culte et autres lieux communautaires.

Je suis personnellement à Montréal depuis 1968 et je n'avais jamais connu cela.

Et quand on voit le genre de prêche délivrée par certains imams dans quelques mosquées de Montréal (Réf. Irshad MANJI interviewée à l'émission Les Francs Tireurs par Benoît Dutrissac l'an dernier), les activités antisémites et anti-israéliennes de plus en plus déployées sur les campus universitaires (et notamment à l'Université Concordia), la présence bientôt sur nos ondes d'El Jazzera, la présence de plus en plus fréquente de conférenciers qui viennent propager chez nous leur fanatisme et leur haine antisémite, on pourrait se demander si nos autorités sont assez strictes quant à l'importance des valeurs morales et de tolérance requises des nouveaux immigrants, et si nous ne sommes pas en train d'imiter la France dans le sinistre domaine de l'antisémitisme.

 

Pour ce qui est d'Israël, permettez-moi de rappeler aussi que le peuple d'Israël se bat pour conserver sa langue, sa culture, sa religion et sa terre, (cela vous rappelle-il quelque chose), au milieu d'un monde cent fois plus grand, tant par la superficie que par la population, et qui s'est juré de le détruire par tous les moyens que lui donnent son pétrole et son marché potentiel.

Et puisqu'on parle de la langue, permettez-moi de signaler que l'État d'Israël compte plus de francophones que la moitié sinon les deux tiers des États membres de la francophonie (organisation qui ne l'a pas encore accepté en son sein). Sans commentaire !

Quant à ce que l'on appelle le « mur de la honte », je voudrais mettre cela encore une fois sur le compte de la désinformation à laquelle nous soumettent nos médias :

Ce mur est en fait une barrière de sécurité, (constituée à moins de 4 % par un mur), bâtie pour empêcher les terroristes et autres bombes humaines d'entrer en Israël. Et son efficacité à ce sujet a été démontrée hors de tout doute puisque ces actes terroristes ont été réduits de plus de 90 % dans les régions ou cette barrière a été construite. (Que feriez-vous si chaque fois que votre enfant prend l'autobus, va à une pizzeria, ou une discothèque, vous connaissiez l'angoisse de ne plus le revoir ?)

Par ailleurs, aucun de nos médias n'a soulevé de polémique concernant les barrières de sécurité entre l'Inde et le Cachemire, l'Inde et le Bangladesh, l'Arabie Saoudite et le Yémen, le Koweït et l'Irak, Chypre grecque et Chypre turque, le Botswana et le Zimbabwe, l'Espagne et le Maroc, la Turquie et la Syrie, l'Ouzbékistan et le Kyrgystan, et j'en passe…

Nos médias veulent nous faire croire que ces actes terroristes sont le résultat de « l'occupation israélienne ». Le simple vocabulaire utilisé pourrait faire l'objet de toute une argumentation qui serait ici hors sujet. Cependant je ne vois pas pourquoi un quart de million de juifs ne pourraient pas vivre dans un État palestinien quand près d'un million et demi de musulmans palestiniens vivent dans l'État juif d'Israël (pays dont ils ont la nationalité, au gouvernement duquel ils sont représentés, et où ils ont les mêmes droits que les citoyens juifs). Et je ne vois donc pas non plus en quoi cela serait un frein à de vraies négociations de paix.

Et quand, par ailleurs, un journaliste vedette de la radio et de la télévision au Québec se permet de dire en onde que le monde irait mieux si Israël n'existait pas, je me demande comment ces responsables de l'information pourraient être objectifs dans l'exercice de leur fonction avec ce genre d'opinion ; car il me semble que renier au seul État juif de la planète son droit à l'existence et sa légitimité est le summum de l'antisémitisme.

Enfin nous pourrions élaborer et échanger bien plus longtemps que ce que nous permettent les quelques lignes auxquelles nous avons droit ici.

Je demeure cependant optimiste. Les Palestiniens (et le monde) découvrent en effet aujourd'hui la corruption et le fanatisme de leurs dirigeants en place. Et le moment ou de nouveaux dirigeants, épris de paix, prendront leur place et négocieront de bonne foi la création d'un État palestinien, auprès d'Israël (et non pas à sa place), ne saurait plus tarder. Cette région et les peuples qui l'habitent connaîtront alors enfin la paix qu'ils méritent tant.

Nos médias réaliseront alors à quel point ils ont misé sur le mauvais cheval...

Jacques Sabbag

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Le 29 août 2004

À : Joël Lebigot, lebigot@montreal.radio-canada.ca

Objet : commentaire suite à l'entrevue avec Roger Auque

 

Bonjour M. Lebigot

C'est avec intérêt que j'ai écouté votre émission aujourd'hui et particulièrement votre entrevue avec M. Roger Auque, votre correspondant à Bagdad.

Je ne suis pas étonnée que des journalistes français soient tenus en otage par des terroristes.

Je ne suis pas journaliste, je ne suis pas démagogue, je n'ai pas de chaînes de télévision et je ne diffuse pas sur les ondes de la radio. J'espère que vous avez compris finalement ce que les islamistes ont compris depuis longtemps avec la radio, la télévision et maintenant l'Internet : que leur meilleures armes contre les démocraties ce sont ces moyens de communication. Ils font exactement ce que les campagnes de publicité font aux consommateurs.

On peut faire croire à n'importe quelle population, qu'elle soit instruite ou illettrée, les mensonges que l'on veut faire passer pour réalité.

Je vous donne les exemples suivants :

Lors de la campagne de Centraide (organisme humanitaire à Montréal), vous avez laissé croire, par l'entremise de vos intervenants, à vos auditeurs mal informés, que Centraide subventionnait une « organisation juive millionnaire ». Cette intervention a été reprise dans toutes les émissions de radio-Canada. Personne n'a pu contredire cela sur les ondes car, voyez vous, les juifs ne sont pas tous riches comme semble le laisser entendre certains commentateurs et leurs invités sur la question israélo-palestinienne dans certaines émissions de radio-Canada. Israël, qui se bat pour son existence contre une propagande haineuse sur les ondes de Aljazira, n'est pas assez riche pour combattre cette arme. Mais, réalité plus importante dans l'affaire de Centraide, le porte parole de Centraide n'était même pas capable de dire combien d'entreprises juives et de citoyens juifs faisaient des dons à Centraide, combien d'entreprises juives et de citoyens juifs donnent pendant la période de Noël pour remplir les paniers de fêtes des familles défavorisées.

Dans les pays arabes et musulmans, il y a une guerre de pouvoir entre le clergé islamiste et les pouvoirs laïques. Actuellement l'Algérie en est un exemple même si les médias n'en parlent pas. Relisez les journaux et écoutez les émissions de radios des 50 dernières années et vous constaterez qu'il n'y a pas de place dans l'islam à la démocratie. Les imams prennent une place de plus en plus forte dans les pays de l'islam et dans les démocraties occidentales. L'islam est une religion, une nation et une politique.

Du moment qu'un musulman met ses pieds sur un terrain quelconque sur le globe, un imam le suit pour y développer les infrastructures nécessaires pour y développer sa religion, sa nation et sa politique, et tous les autres individus du territoire qui ne sont pas de confession musulmane deviennent des « infidèles ».

L'Iran, qui était plus ouvert à l'occident durant la période du Chah, a sombré dans le totalitarisme aveugle des ayatollah.

La Turquie, qui est le seul pays musulman « démocratique », deviendra dans une génération comme l'Iran si il ne freine pas la faim du pouvoir des islamistes.

La France, un pays colonisateur jusqu'à il y a 40 ans, n'a pas su implanter la démocratie en Afrique, il n'y a aucune démocratie en Afrique du nord.

Cette même France commence peut-être à comprendre le jeu médiatique des imams : la loi interdisant le port de symboles religieux dans les écoles ; l'expulsion d'un imam.

Tant que les français vont nommer des terroristes « des militants », ne vont pas mettre fin énergiquement aux actes antisémites, vont supporter sans aucune réserve le régime de Yasser Arafat (un terroriste), vont fermer les yeux sur le massacre des Tutsis au Rwanda et sur celui qui se passe maintenant au Darfour, les terroristes islamistes vont demander de plus en plus de concessions et aboutiront en fin de siècle à une France islamisée.

Les anciens pays d'Europe de l'Est où le culte de toute religion était banni par le système communiste, deviennent un terrain fertile pour les imams islamistes. Étudiez ces pays, leur histoire récente, et vous constaterez le gain que l'islam a fait dans ces pays.

Au Canada, où nous développons une société très tolérante et de plus en plus athée, nous devenons un terrain fertile pour l'épanouissement de l'islam intolérant. Regardez autour de vous. Lisez les journaux et écoutez les émissions d'information. Vous êtes assez intelligent pour prévoir ce qui arrivera dans un siècle au Canada.

Quand des journalistes ou des sommités canadiennes musulmanes se disant modérées alimentent les ondes de la radio et les chaînes de la télévision par une rhétorique sur le problème de la terreur par des phrases telles que : « la solution passe par l'enrichissement des populations pauvres des pays musulmans ou bien par la solution du problème israélien » je réponds que les imams et les dictateurs des pays musulmans ne veulent pas enrichir leur population. Ce n'est pas un problème de pauvreté mais un problème de pouvoir : les pays musulmans ont le pétrole, sont armés jusqu'aux dents et ont l'arme atomique.

Pour ce qui est d'Israël, tous les pays musulmans ont décidé de faire croire à leur population qu'Israël est leur ennemi et qu'il faut le détruire. C'est ce que prêchent les imams dans les mosquées en Arabie Saoudite, dans les territoires de l'Autorité palestinienne et sûrement dans d'autres régimes totalitaires musulmanes. Avant la création de l'État d'Israël, Il n'y avait pas de gouvernement palestinien et les populations des pays musulmans n'étaient pas plus riches ou plus instruites qu'aujourd'hui. Je réponds aussi que c'est en Israël, depuis sa création, que sa population musulmane pratique son culte en toute liberté, instruit ses enfants et vote librement pour ses représentants à la Knesset.

Danielle Sadoun
Montréal

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Le 4 juillet 2004

À : adjointe au Directeur de l'Information Agnes Gruda (agruda@lapresse.ca); Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca); Directeur Info la Presse Michel G. Tramblay (michel-g.tremblay@lapresse.ca); Editorialiste en chef la Presse André Pratte (apratte@lapresse.ca); Président la Presse Guy Crevier (gcrevier@lapresse.ca); Redaction La Presse (redaction@lapresse.ca); Vice Président La Presse Philippe Cantin (pcantin@lapresse.ca)

Objet : « Israël cherche l'appui des États-Unis contre le vote de l'ONU sur le mur » - La Presse du dimanche 4 juillet 2004.

 

Messieurs,

J'ai lu, avec grand intérêt, l'article de l'AFP intitulé « Israël cherche l'appui des États-Unis contre le vote de l'ONU sur le Mur », publié sur La Presse du Dimanche 4 Juillet 2004.

Cet article est accompagné d'une photo tragique montrant un jeune Palestinien de 9 ans pleurant la mort de son petit frère « tombé sous les balles israéliennes ».

En voyant cette photo poignante, je me suis posée la question à savoir pourquoi l'AFP, et par conséquent La Presse, n'ont pas publié la photo du petit Israélien de 3 ans et de son grand père morts le lundi 28 juin 2004 à la suite de tirs de roquettes Qassam tirés par des terroristes palestiniens du Hamas sur la ville de Sderot. Tirs qui ont également blessé grièvement la maman du petit garçon tué ?

De plus, pourquoi l'AFP et La Presse n'ont pas parlé de l'attentat perpétré le Dimanche 27 Juin 2004 au carrefour Goush Katif, revendiqué par le Hamas et les Brigades El-Aksa, qui a causé la mort d'un israélien et blessé six autres personnes ?

Je trouve que l'AFP, et par conséquent La Presse, ne sont intéressés que par les morts et blessés palestiniens. Les morts et les blessés israéliens, que ce soit des enfants ou des adultes, n'ont pas la côte auprès des médias francophones !

Ceci m'amène à la conclusion que M. Kofi Annan, qui a fait un magnifique discours sur la résurgence de l'antisémitisme, devrait se pencher sur la question afférante au traitement du conflit israélo-palestinien par les médias.

Avec mes salutations.

Julia Coriat

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Le 26 juin 2004

À : M. François Berger, Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca); Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Redaction La Presse (redaction@lapresse.ca)

Objet : « Un silence éloquent sur le Proche-Orient »

Monsieur,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article intitulé « Un silence éloquent sur le Proche-Orient » publié dans La Presse du 22 Juin 2004.

Vous expliquez très clairement aux lecteurs de La Presse la position de chaque candidat face à leur électorat respectif quant au conflit israélo-palestinien. Et ce, chiffres à l'appui.

Toutefois, vous écrivez concernant le retrait de la bande Gaza : « Ce plan, qui laisse pratiquement intacte la colonisation juive de la cisjordanie, supprime le droit de retour dans leurs anciennes terres des réfugiés palestiniens. »

À ce sujet, j'aimerais vous donner quelques chiffres révélateurs : à l'heure actuelle, la population israélienne est composée de 4,8 millions de Juifs et de 1,2 million d'Arabes musulmans. Si les 4 millions de réfugiés palestiniens devaient revenir dans « leurs anciennes terres », la population s'établierait à 4,8 millions de Juifs et 5,2 millions d'Arabes musulmans. Du fait que le taux de natalité dans la région est de 1,2 enfant par famille juive et de 6 enfants par famille Arabe musulmane, d'ici 10 ans, le rêve de M. Arafat d'une Palestine allant du jourdain à la Méditerannée sera réalisé.

Avec mes salutations,

Julia Coriat

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Le 6 mai 2004

La Tribune

Opinions, p. A10

Critique et antisémitisme

Dans son éditorial du 3 mai dernier intitulé « Être anti-Sharon n'est pas antisémite », M. Dubuc construit une argumentation simpliste qui fait fi de la complexe réalité du vecteur antisémite qu'est devenu aujourd'hui la critique d'Israël et l'antisionisme.

M. Dubuc n'est pourtant pas étranger à la question. Le 17 septembre 2003, il avait signé un éditorial dans ces mêmes pages intitulé « Quand Israël se fait assassin... » dans lequel l'auteur comparait les choix stratégiques des opérations contre-terroristes israéliennes avec la crucifixion du Christ, ressuscitant ainsi la charge de déicide collective contre le peuple juif et réduisant le comportement des Juifs comme des Israéliens à un déterminisme théologique. Critique d'Israël ou incitation à la haine des Juifs ? Le lecteur éclairé ne s'y trompera pas.

M. Dubuc est donc bien placé pour savoir que si toute critique d'Israël n'est pas « antisémitique » (sic !), plusieurs journalistes et politiciens se dissimulent derrière la démonisation d'Israël et de son premier ministre pour donner libre vent à leur haine des Juifs. Enfin, M. Dubuc qui se scandalise chaque fois qu'Israël menace Arafat, semble frappé d'amnésie historique. Pour que ses lecteurs ne soient pas frappés du même mal, je me propose de leur rafraîchir la mémoire avec quelques exemples des innombrables crimes d'Arafat :

Arafat a un long passé de commandant terroriste. Ses mains sont entre autres tâchées par le sang des 11 athlètes israéliens assassinés aux Jeux Olympiques de Munich et de plus de 1 000 Israéliens assassinés dans des autobus et des restaurants ainsi que de milliers d'autres estropiés à vie. Arafat déstabilise la région du Moyen-Orient depuis 40 ans et a provoqué deux guerres civiles (Jordanie et Liban). Il porte aussi la responsabilité des massacres de Palestiniens (bien réels ceux-là, contrairement à celui de Jénine) perpétrés par les forces armées jordaniennes et les milices chrétiennes libanaises. Enfin, il a claqué la porte aux négociations de Camp David et lancé une guérilla terroriste contre Israël pour toute réponse aux généreuses offres de paix du premier ministre israélien de l'époque, Ehud Barak. Il a été établi hors de tout doute, qu'Arafat libère personnellement les fonds destinés à financer les attentats commis par les Martyrs d'Al-Aqsa, un groupe terroriste membre du Fatah, le groupe palestinien fondé et dirigé par Arafat depuis les années 60.

S'il n'est pas certain qu'éliminer Arafat soit opportun, l'acte ne saurait être condamnable en soi. Arafat a fait assassiner des civils israéliens pendant toute sa « carrière ». Arafat est à la tête de la nouvelle vague d'assauts terroristes lancés contre les civils israéliens depuis septembre 2000. Arafat est donc une cible militaire légitime car en tant que commandant terroriste, il doit être considéré comme un combattant dans la guerre d'usure qu'il livre à Israël.

David Ouellette

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Le 17 avril 2004

À forum@lapresse.ca

Objet : Réponse à la lettre de M. Mario Lajeunesse publiée dans La Presse du 7 avril 2004.

Dernièrement, une lettre signée par Mario Lajeunesse reprochait à nos concitoyens juifs d'appuyer Israël présentement victime d'activités terroristes qu'on peut même qualifier de crimes contre l'humainité, et dont l'Autorité palestinienne porte entièrement la responsabilité.

C'est en s'appuyant sur de telles activités terroristes que, depuis déjà 56 ans, les pays arabes et l'Autorité palestinienne ont toujours affiché sans vergogne leurs véritables intentions, qui n'ont jamais été de négocier un État palestinien, mais plutôt, de détruire l'État d'Israël !

Devant un tel constat, on ne peut que considérer l'appuis des Juifs québécois à Israël comme juste et louable. Tant qu'à la politique que M. Lajeunesse semble faire reproche à Israël, elle n'est que le fruit de la propagande trompeuse de l'Autorité palestinienne, qui n'a jamais cessé, au risque de me répéter encore une fois, de faire croire à la négociation d'un État palestinien, tout en continuant à développer au maximum les activités terroristes contre l'État d'Israël dans le but de parvenir à le détruire, à le faire disparaître à tout jamais du paysage du Proche-Orient.

Il ne serait pas correct de porter des accusations d'antisémitisme contre M. Mario Lajeunesse, mais plutôt un simple constat d'ignorance haïssable. D'ailleurs, sa lettre n'en fait absolument pas défaut !

J.M. Gélinas

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Le 11 avril 2004

Objet : commentaires pour l'émission Maisonnneuve à l'écoute, à la radio de Radio-Canada

Bonjour M. Maisonneuve,

J'ai eu le temps d'écouter votre émission, de lire les commentaires de vos auditeurs et les articles dans les journaux au sujet de l'incendie criminel d'une école juive à Montréal.

Je ne suis pas du tout surprise que cela soit arrivé, après l'assassinat d'un Juif à Toronto, les graffitis haineux dans un quartier résidentiel de Toronto, l'annulation de la conférence de M. Benjamin Netanyahou à l'université Concordia. Quel autre incident doit arriver au Canada pour que les citoyens canadiens comprennent qu'ils sont manipulés par la propagande de guerre de Yasser Arafat et qu'Israël mène une guerre pour sa survie ?

Si les Palestiniens sont malheureux, ce n'est la faute que de leurs leaders.

Est-ce que Yasser Arafat envoie ses enfants ou ses neveux se faire exploser parmi les enfants en Israël ? Depuis 1993, les divers gouvernements en Israël ont donné la chance aux Palestiniens de se gouverner.

La bande de Gaza est passée sous autorité palestinienne, cette même autorité qui devait améliorer le sort de son peuple palestinien avec l'aide internationale et celle d'Israël. Voyez ce qu'ils en ont fait : une population démunie, les leaders s'arment et incitent leurs jeunes écoliers à haïr les juifs et les tuer. C'est bien ce que les imams prêchent dans les mosquées et dans les écoles. Les manufactures d'armement s'installent en plein coeur de la population civile, les terroristes se fondent dans la population pour démoniser les Juifs et Israël lorsque les soldats Israëliens défendent leurs citoyens. Cela parait mieux dans les nouvelles pour améliorer l'image de la victime. C'est ainsi que Yasser Arafat gagne l'opinion publique dans les démocraties. La tentative échouée des Palestiniens de démontrer qu'il y eut un massacre à Jennine lors des derniers combats dans cette ville parle d'elle-même. En Israël, il y a un million de citoyens musulmans et leur niveau de vie est bien meilleur que celui de la majorité des Musulmans de tous les pays arabes.

L'histoire nous a appris que lorsque l'on tolère des actes haineux envers les Juifs, d'autres communautés sont aussi touchées tôt ou tard. La deuxième guerre mondiale en est un exemple. La Shoah n'a pas suffit et cette même ONU qui fut constituée à la suite de la deuxième guerre mondiale n'a pas su, ou n'a pas voulu arrêter le génocide des Tutsis au Rwanda.

Les terroristes islamistes ont commencé par frapper les Juifs là où ils pouvaient mais la communauté internationale les appelle des «militants». L'Espagne, la France, l'Irlande, les Philippines, la Turquie, le Maroc, l'Égypte, l'Algérie et les USA ont leurs terroristes mais en Israël, pour la communauté internationale et les divers médias, les criminels de la terreur sont appelés des «militants». Les intellectuels du Québec qui dénoncent à tort le droit de se défendre des Juifs et d'Israël ne se sont pas manifestés pour décrier l'incendie criminel de cette école juive.

Danielle Sadoun
Montréal

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Le 6 avril 2004

A/S Courrier des lecteurs, quotidiens La Presse, Le Devoir, Le Nouvelliste, Le Soleil, Le Droit, La Voix de l'Est. Revue Voir.

 

Désinformation et antisémitisme

Un incendie d'origine criminelle a détruit la bibliothèque de l'école primaire juive United Talmud Torah à Montréal. La police a déclaré qu'il s'agissait bel et bien d'un «crime à caractère haineux» et antisémite, revendiqué par une organisation inconnue francophone qui témoignerait ainsi sa solidarité envers la cause palestinienne.

J'hésite à sauter rapidement aux conclusions, de crainte d'accorder une publicité aux terroristes. Cependant, il ne faut pas laisser se multiplier ces actes d'une barbarie sans bornes.

Il ne fait aucun doute que les intellectuels et les journalistes ont un rôle important à jouer pour mettre un terme aux manifestations d'antisémitisme qui se sont multipliées au cours de la dernière année, notamment à Toronto. Il serait à peu près temps que l'on appelle un chat, un chat, et un terroriste… un terroriste!

Les médias ont trop souvent tendance à présenter les terroristes palestiniens comme des Gaulois nobles et bons qui résistent encore et toujours à l'envahisseur, comme d'irréductibles guerriers n'hésitant pas un instant à envoyer leurs enfants au front, entourés d'une ceinture de bombes, pour se faire exploser dans des autobus, des restaurants et autres lieux publics.

La réalité, lorsqu'on la regarde par le gros bout de la lorgnette, est bien différente… L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) est vraiment une organisation terroriste, pour laquelle tous les moyens sont bons. Dans les écoles palestiniennes, on embrigade les enfants à devenir des kamikazes. On leur enseigne la haine des Juifs. On leur dit que tous les Juifs doivent être tués et jetés dans la mer Méditerranée. Le territoire de la Palestine, dans les documents de propagande de l'OLP, est constitué de 100% du territoire israëlien. On ne peut pas s'exprimer librement en territoire palestinien. Toute personne qui critique l'autorité risque de se faire battre à mort.

Ce n'est pas le cas en Israël parce que c'est un État de droit. Les citoyens d'Israël peuvent critiquer Sharon sur tous les tons. Pendant ce temps, rien ne laisse présager que la Palestine puisse devenir une démocratie…

Le plus grave, c'est qu'en colportant les mensonges des terroristes palestiniens, les médias canadiens et québécois contribuent à échauffer les esprits sur notre propre territoire. Des gogos pro-totalitaires s'imaginent déjà une place de choix au Paradis ou bien au Walhalla… Leurs rêves risquent de devenir nos cauchemars.

Gaétan Bouchard
Trois-Rivières

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Le 6 avril 2004

Maisonneuve en direct
Société Radio-Canada
endirect@radio-canada.ca
http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/

 

Objet : Émission Maisonneuve en direct, radio FM 95.1 Montréal

 

Cher Monsieur Pierre Maisonneuve,

Pierre Anctil a déjà, dans une autre vie, dirigé ou milité au sein d'un organisme, le Comité Canada Israël. Depuis qu'il a quitté cette organisation, il me semble qu'il a pas mal reviré sa veste. En disant «Dénoncer la violence sous toutes ses formes» moi juif, je sais très bien ce qu'il veut dire, il veut nous foutre les terroristes et les innocentes victimes (qui n'ont surtout pas, eux, exprimé le désir d'aller au paradis si tôt), dans le même sac. C'est un refrain à peine caché qui revient souvent dans la bouche de ceux qui veulent nous faire croire à une critique positive d'Israël.

C'est une école juive qui se fait attaquer et on s'inquiète surtout de la population Musulmane en interviewant assez longuement un de ses dirigeants.

Monsieur Maisonneuve, vous ne reprenez pas ce que dit un Arabe Musulman qui veut faire une distinction entre les Juifs d'Israël et les Juifs de la diaspora qui ne «comprendraient pas ce qui se passe au Moyen-Orient».

Excusez-moi, mais votre tribune aujourd'hui a été une autre tribune pour ceux qui voulaient «différencier» entre les « méchants sionistes et certains bons Juifs».

Vous dîtes, monsieur Maisonneuve, que des invités juifs sont même venus à votre émission pour démolir Israël.  Mais ils ne représentent qu'une infime minorité de notre communauté, ils ne parlent surtout pas en mon nom ni au nom de tous mes amis. À vrai dire je me demande jusqu'à quel point ils peuvent encore prétendre appartenir à cette communauté qui les désapprouvent totalement. On se demande ce qui reste de «matière juive » à ces gens là, sinon leurs arrières ancêtres qui doivent se retourner dans leurs tombes en les entendant parler comme ils le font. Ces gens auraient tout intérêt à se convertir à quelque chose d'autre. De toutes façons, leur attitude les convertit déjà de fait, à une autre cause qui n'est surtout pas celle d'Israélite qui se respecte.

Contrairement à ses voisins arabes, vous semblez oublier que le premier ministre Sharon a été légalement élu. Vous dites qu'en Israël tout le monde n'est pas d'accord avec la politique du premier ministre Sharon, mais vous ne parlez surtout que de ces gens là. Ces gens ne sont plus la grande majorité et je trouve regrettable que vous utilisiez une radio publique d'État pour vous faire en quelque sorte le porte-parole de l'opposition Israélienne.

Un de vos auditeurs cite Edgar Morin, encore un autre «Juif» qui ne se sent pas bien dans sa peau de juif. Monsieur Maisonneuve, le fait de manger des bagels-cream-cheese & lox ou d'aller prendre un smoked-meat de temps en temps chez Schwartz sur la main (qui n'a plus aujourd'hui d'hébraïque, que son enseigne) ne fait pas de vous un Juif pour autant.

La très grande majorité des Juifs savent très bien ce que pensent ceux qui veulent faire une distinction entre Juif et sioniste. Nous connaissons très bien l'expression «j'ai même des amis juifs» que certaines personnes utilisent pour se dédouaner.

Cher Monsieur Maisonneuve, n'en déplaise à vos oreilles ou vos yeux, je vous rappelle qu'Israël n'a jamais déclaré la guerre à ses voisins. Que c'est Menahem Begin qui a fait la paix avec l'Égypte. Que, de suite après 1967, le niveau de vie de la population arabo-palestinienne de Judée-Samarie s'est grandement amélioré au point de devenir le plus haut de toute cette région du Moyen-Orient. Arafat tient encore aujourd'hui toujours deux langages selon qu'il parle en arabe ou en Anglais. Ce langage n'a jamais changé, même au lendemain d'Oslo. Rendez-vous sur PMW http://www.pmw.org.il/   où vous aurez toute l'information à ce sujet. Pour les fondamentalistes musulmans dont fait partie le Hamas, après ce qui vient de se passer en Espagne, nous voyons encore mieux qu'Israël n'est qu'une étape parmi beaucoup d'autres.

Les fêtes juives font aussi partie de l'actualité. Je comprends que l'attaque de l'école Talmud Torah se soit passée le 5 avril et que votre émission en est une d'actualité. Par contre vous saviez, ou votre réalisateur devait savoir, que faire cette émission sur un sujet aussi sensible pendant que tous les Juifs sont à la synagogue n'a pas été un bon choix. Votre émission n'a été aujourd'hui qu'une autre bonne occasion de mettre les Juifs/sionistes au pilori alors qu'il n'y avait personne pour reprendre ce «Jewish Bashing» à peine voilé de vos auditeurs.

Presque un million de juifs ont été obligés de fuir les pays musulmans, même si leurs ancêtres y habitaient bien avant la venue de Mohamed. Combien de fois avez-vous parlé de ces réfugiés là ?

Israël est entouré par une population musulmane de plus d'un milliard qui veut son éradication à tout prix, Israël met la vie de ses soldats en danger en se défendant avec le minimum des moyens dont elle dispose.

En terre d'Israël ou ailleurs, il y a eu des massacres de Juifs par les arabes bien avant la naissance de l'État. Israël subit une guerre que lui imposent les pays arabes par l'entremise des Arabes palestiniens. Si ces pays arabes avaient vraiment voulu régler le sort de ses réfugiés arabo-palestiniens, ils l'auraient fait depuis longtemps, car, avec leur pétrole, ils ont des moyens financiers autrement supérieurs qu'Israël. Qu'on ne vienne surtout pas nous dire que ces gens se font sauter par désespoir. Surtout ne vous faites pas le complice silencieux de ceux qui veulent nous faire avaler que ce qui se passe en dehors d'Israël est directement relié à la situation au Moyen-Orient ou alors expliquez moi le problème Tchétchène, Afghan, Irakien, Hindou, du Cashmire, etc. Vous voyez, on a même presque oublié le Timor oriental.

Puisque j'y suis, je vais vous donner un exemple d'un modèle de désinformation assez typique que propagent de nombreux medias.

Aux nouvelles de la télé de Radio-Canada pour nous montrer un exemple de surveillance par la police de lieu de culte Israélite, votre cameraman est allé filmer des juifs Hassidiques d'Outremont passant devant une voiture de police. Je présume que pour bien montrer qu'il s'agissait de «juifs», il lui fallait du juif avec beaucoup de barbes portant un accoutrement «Juif» bizarre. Ces Juifs hassidiques à longue redingote portant des chapeaux de fourrures sont une minorité et n'illustrent nullement l'image que représente la très grande majorité de notre communauté. Il y a des dizaines d'autres synagogues à Montréal, mais peut-être que votre cameraman ne sait pas les reconnaître ? Si vous le voulez, j'ai un livre plein de cartes postales à caractères antisémites et vous comprendrez mieux ce que je veux dire. Comme on dit «plus ça change et plus c'est pareil».

Une autre remarque bien partagée par la majorité de mes coreligionnaires et tous mes amis Québécois de souche.

Je dirais qu'il y a une conséquence directe de cause à effet entre la désinformation et les nouvelles très subtilement biaisées en faveur des autres que propagent une grande partie des médias, dont fait partie Radio Canada, et dont les motifs qui ont incité les criminels à faire ce qu'ils ont fait le 5 avril 2004 à l'école Talmud Torah.

Excusez-moi, mais comme je n'ai pas pu vous le dire en onde, il fallait que je vous l'écrive.

Edmond Silber

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Le 7 avril 2004

À : La Presse, courrier des lecteurs

Réponse à deux lettres relatives à l'incendie de l'école juive

L'antisémitisme ne se cache plus, il s'affiche dans le courrier à La Presse de messieurs Mario Lajeunesse et Jacques Perreault. Le premier ne trouve pas trop scandalisant l'incendie criminel d'une école juive parce qu'il pense la politique d'Israël «haïssable». Le deuxième trouve que les politiciens en font trop pour un «petit feu» dans une école juive.

Tous les deux montrent la mauvaise foi et la désinformation sur lesquels fleuri l'antisémitisme, le premier en oubliant que ce sont les Palestiniens et leurs alliés Arabes qui ont refusé un état à côté d'Israël et qui cherchent à le détruire et non le contraire. Le deuxième en oubliant que les crimes à caractère haineux contre toute minorité (noirs, homosexuels, juifs, etc.) sont vus par la loi comme plus graves car ils peuvent mener au pire si on ne les combat pas sans complaisance aucune, comme nous le rappelle le récent anniversaire du génocide au Rwanda.

Yoram Danan

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Le 7 avril 2004

À : adjointe au Directeur de l'Information Agnes Gruda (agruda@lapresse.ca); Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca); Éditorialiste en chef La Presse André Pratte (apratte@lapresse.ca); Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Président la Presse Guy Crevier (gcrevier@lapresse.ca); Rédaction La Presse (redaction@lapresse.ca); Vice-président La Presse Philippe Cantin (pcantin@lapresse.ca)

Objet : La Presse du 6 avrl 2004 - La première prévisible de Karim Benessiahe

Messieurs,

En référence à l'article publié dans La Presse du 6 avril 2004, intitulé «La Première Prévisible», j'aimerais vous faire savoir que je ne suis absolument pas d'accord avec Karim Benessaieh.

Karim Benessaieh profite de l'incendie de la bibliothèque de l'École Talmud Torah, qui est un acte antisémite crapuleux, pour nous faire croire que les juifs de Montréal ne soutiennent pas Israël et qu'ils ne sont pas d'accord avec la politique de M. Sharon.

J'aimerais lui rappeler que l'an dernier, lors d'une manifestation de soutien à Israël, plus de 25 000 juifs montréalais sont descendus dans la rue pour démontrer leur appui et leur amour pour Israël.

Les seuls juifs montréalais qui essaient de se dissocier d'Israël et de son gouvernement, sont les «Jews against occupation» et les «Palestinians and Jews United &endash; PAJU» qui ne sont qu'une poignée de gauchisant qui font beaucoup de bruit pour faire croire à l'opinion publique que les juifs de Montréal prennent leur distance par rapport à Israël, ce qui est complètement faux.

Quant à Yakov Rabkin, il est connu pour être un juif anti-sioniste notoire que les médias utilisent quand ils ont besoin d'une voix dissidente juive contre Israël, Karim Benessaieh ne fait pas exception ici !

En outre, je met en doute qu'un représentant du B'nai Brith ait pu déclaré «nous sentons que les gens nous considèrent, en tant que juifs, comme responsables des actions du gouvernement d'Israël. Mais aucune communauté juive, nulle part, ne devrait être tenue responsable pour ce que le gouvernement d'Israël fait». Cette déclaration a sûrement été faite dans un certain contexte mais a été utilisée à mauvais escient. Si le B'nai Brith ne soutient pas Israël, tel que démontré par Karim Benessaieh, pourquoi organise-t-il tous les vendredis, de 12 h à 13 h, en face du consulat israélien une manifestation de soutien pour Israël et son gouvernement ?

Pour étayer sa théorie et nous prouver de façon sérieuse que les juifs de Montréal ne soutiennent pas Israël et son gouvernement, Karim Benessaieh aurait dû s'adresser à des représentants de la communauté, tels que Sylvain Abitbol, président de la Fédération CJA ou Jo Gabay, président du Congrès Juif du Québec et non à des juifs anti-sionistes tels que Yacov Rabkin, et surtout ne pas détourner les propos du porte-parole du B'nai Brith.

Avec mes salutations,

Julia Coriat

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Le 23 mars 2004

À : indicatif@radio-canada.ca
Cc: louise_carriere@radio-canada.ca

 

Mme Marie-France Bazeau ,
M. René Mailhot
Mme Louise Carrière

 

Objet: Émission Indicatif Présent, Revue géopolitique de M. Mailhot du 2004-03-23

 

Dans son intervention sur le Cheikh Yassine, M. René Mailhot commet plusieurs erreurs d'omission et d'association, impropres à un journaliste habituellement sérieux comme lui.

En voici quelques exemples :

Il parle de chef spirituel et laisse Mme Bazeau rajouter « théologique » mais oublie de nous dire qu'il était opérationnel au point d'approuver en personne la mission de la première femme kamikaze du Hamas et qu'il n'a jamais publié d'écrits religieux ;

Parle d'oeuvres sociales sans nous dire que c'est du clientélisme financé par l'Arabie Séoudite, l'Iran et l'Irak de Sadam structuré comme celui des nombreux seigneurs de la guerre qui tiennent leur peuple en otage et qui envoie les enfants des autres se faire sauter mais garde les siens ;

Il fait le procès d'intention du retrait de Gaza en cours de planification par Israel en insinuant que Israel veut tout détruire avant de quitter sans mentionner les discussions en cours sur le mode de transfert des bâtiments des implantations qui seront évacuées et le fait qu'obliger les dirigeants terroristes à se sentir poursuivis est une tactique militaire standard dans le monde ;

Il oublie de nous dire que le Hamas vient de passer une ligne rouge avec l'attentat d'Ashdod qui visait les installations chimiques du port.

Il oublie de nous parler de la charte du Hamas dictée par Yassine et qui parle de l'oblitération d'Israël dans son préambule ( Voir charte du Hamas traduite par l'université Yale à http://www.yale.edu/lawweb/avalon/mideast/hamas.htm)

En espérant le même professionnalisme sur le conflit Israëlo-Palestinien que sur les autres sujets,

Yoram Danan.

Auditeur attentif.

 

Haut
Trois-Rivières (Québec), le 20 mars 2004

A/S Opinions
Le Nouvelliste

Pas d'alibi pour les tueurs d'enfants

Réplique à M. Ian Mercier

Monsieur Mercier, il me semble pour le moins barbare et inhumain d'enseigner aux enfants palestiniens qu'ils iront au paradis s'ils s'entourent d'une ceinture de bombes et se font exploser dans un lieu public bondé d'êtres humains.

Votre missive contient tous les clichés habituels de la gauche totalitaire et anti-libérale qui tient les droits de la personne pour un luxe dont on peut très bien se passer. Or, les autorités palestiniennes ne respectent pas les droits et libertés de la personne. Dans la société palestinienne, quiconque ose émettre une critique envers l'autorité se fait automatiquement battre à mort.

Pour ce qui est de la paix, je tiens à vous rappeler que l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) réclame la rétrocession de 100 % du territoire israëlien actuel… De plus, la propagande de l'OLP est fondée sur de grossiers documents de propagande antisémite qui souhaitent que tous les juifs soient jetés dans la mer Méditerranée. Vous comprendrez, je l'espère, qu'il soit ardu de bâtir la paix avec des terroristes fanatiques.

La barrière de sécurité, cela dit, c'est une frontière, comme il en existe un peu partout sur la planète entre pays belligérants. Dans les circonstances actuelles, où les enfants palestiniens sont endoctrinés à l'instar des jeunesses hitlériennes ou des gardes rouges maoïstes, vous devriez comprendre qu'il est tout à fait normal de protéger la population civile des attentats suicide.

Israël, quoi qu'on en dise, est un État de droit où il est possible à un citoyen de critiquer son gouvernement, de traiter Ariel Sharon de tous les noms sans pour autant se faire battre à mort. Dans les écoles israëliennes, on n'enseigne pas la haine des Palestiniens mais la science qui rend les déserts fertiles… Pendant que les jeunes Palestiniens apprennent la haine des juifs, les jeunes Israëliens apprennent à lire et à compter. Je comprends d'autant mieux, Monsieur Mercier, que vous viviez dans une société où l'on vous a enseigné la haine aveugle des Anglais et croyez bien que je m'en inquiète.

Je souhaite vivement que les Palestiniens vivent dans une société libre où il leur sera enfin possible d'accorder à leurs enfants une éducation humaniste où ils ne seront plus traités comme de la chair à canon.

Gaétan Bouchard
Trois-Rivières

 

***

Lettre de Ian Mercier publiée dans Le Nouvelliste, 20 mars 2004

La lettre apparaît aussi sur le site Internet www.cyberpresse.qc.ca dans la rubrique Boîtes aux lettres.

Le terrorisme, un alibi

Un Palestinien se dirige à une frontière militaire israélienne avec une bombe dissimulée sur lui. Bilan, cinq morts, y compris le terroriste. Outrés, les spectateurs rendent leur verdict ; un barbare, un type non civilisé.

Chacun étant séduit par l'idée de saisir toute la situation en un instant en jetant la cause sur un seul homme plutôt que d'essayer de comprendre le contexte.

L'« Intifada », qui veut dire la révolution des pierres, représente bien les moyens militaires d'un peuple opprimé qui fait face à la deuxième puissance guerrière de la région (sinon la première). Ceci en fait l'un des conflits les plus déséquilibrés du globe. Dans ces conditions, les missions kamikazes palestiniennes ne sont pas des attaques priorisées d'un peuple sournois, apathique et non civilisé, mais des gestes désespérés de personnes prêtes à sacrifier leur vie en pensant améliorer le sort de ceux qui leurs survivront. Mais cela reste incompréhensible pour nous, car nos vies sont si précieuses et le surplus matériel nous isole et nous rend indifférent du sort des autres.

Les actions des groupes radicaux palestiniens sont les principales raisons divulguées par le gouvernement d'Israël pour justifier l'envahissement de leur territoire. Cette occupation des « faucons » israéliens est bien plus qu'un contrôle de frontières, c'est un assujettissement complet. Ils leur imposent des couvre-feux même permanents qui peuvent durer plusieurs jours. Ils limitent l'accessibilité à leur propre ressource d'eau, mais se réservent le droit de l'utiliser abondamment. Ils isolent les territoires palestiniens les uns des autres et érigent des barricades qui, dans certains endroits, peuvent atteindre huit mètres de haut. Ils vont même jusqu'à identifier les Palestiniens venant travailler en terrain juif d'une croix rouge, qui nous remémore le sort qu'ils se sont faits eux-mêmes imposer par les nazis. Est-ce des mesures de protection ou de provocation ?

Israël dépend, sur certains points, de son voisin et a intérêt à garder son hégémonie sur les territoires occupés. Ils ont donc besoin, dans un sens, du terroriste pour légitimer leur domination en orientant l'opinion publique. On finit par croire qu'il est convenable de les isoler et que la rage de l'animal en cage va finir par s'estomper. Il faut comprendre que plus il y a d'attaques terroristes, plus la sécurité augmente, et plus elle augmente, plus il y a d'attaques. C'est une façon de nourrir le terroriste. Doit-on s'étonner que les processus de paix ne se concrétisent pas ?

Ian Mercier
Trois-Rivières

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Le 14 mars 2004

À : Télé-Québec, émission Poinds Chauds (pointschauds@telequebec.tv)

Objet : Femmes et l'Islam

 

Mme Dusseault

Je viens de voir votre émission sur les femmes et l'Islam. Je l'ai trouvée intéressante ; le sujet était bien vulgarisé. Vos invités avaient tous quelque chose à apporter pour nous aider à mieux cerner cette problématique.

Tous, sauf un.

En effet, j'ai trouvé les propos de Mme Nada Sefian, « Activiste palestinienne pour la paix », déplacés et absolument insensés! Tout à coup, j'ai eu l'impression que Télé Québec me prenait pour une imbécile !

Je suis désolée d'utiliser un terme aussi fort, mais, franchement, lorsqu'on essaie de faire croire au téléspectateur que l'on marie les Arabes palestiniennes à l'âge de 13 ans « pour ne pas être un sujet d'oppression par les soldats israéliens », d'une part, on prend son interlocuteur pour un innocent, mais, pire encore, on est en train de faire de la désinformation et de la propagande anti-Israélienne.

Je doute fort que vous ayez invité Mme Sefian dans ce but...

Et lorsque Mme Sefian dit que les irakiennes ont commencé à porter le voile à cause de l'occupation américaine, comment explique-t-elle que dans un pays comme l'Arabie Saoudite, qui n'a jamais été occupé, les femmes sont le plus opprimées et dépourvues de leurs droits ? !

De plus, Mme Sefian, et vous aussi d'ailleurs, avez passé sous silence les femmes Arabes israéliennes. Sur une population de 6 millions d'habitants, Israël compte plus d'un million d'Arabes. Les femmes arabes en Israël jouissent de tous les droits et libertés des femmes occidentales. Israël est le SEUL pays démocratique du Proche-Orient ! Il me semble qu'il aurait été intéressant de parler des musulmanes de ce pays.

C'est triste. Mme Sefian est venue miner la crédibilité de ce qui, autrement, aurait été un excellent reportage.

Encore une fois, la grosse machine de propagande pro-palestinienne a pris nos ondes en otage.

Une téléspectatrice déçue,

R. Pontremoli

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Le 6 mars 2004

À : adjointe au Directeur de l'Information Agnes Gruda (agruda@lapresse.ca); Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca); Éditorialiste en chef La Presse André Pratte (apratte@lapresse.ca); Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Président la Presse Guy Crevier (gcrevier@lapresse.ca); Rédaction La Presse (redaction@lapresse.ca); Vice-président La Presse Philippe Cantin (pcantin@lapresse.ca)

Messieurs,

Je suis une lectrice assidue de votre journal que je trouve particulièrement intéressant depuis que vous en avez changé la présentation et particulièrement les sections « Actuel », « Arts et spectacles » et « Affaires ».

Toutefois, je trouve qu'un seul sujet qui est le point de mire à travers le monde, est malheureusement couvert de façon partiale et inéquitable. Je parle du conflit israélo-palestinien :

- En date du 28 février 2004 : « Autre journée sanglante au Proche-Orient » - L'AFP ET L'AP nous apprennent que deux civils israéliens ont été tués par des palestiniens. PAS DE PHOTO.

- Par contre le 29 février 2004 : « Trois palestiniens, dont un leader du Jihad tués dans un raid israélien » - Sakher Abou el-Oun de l'AFP. PHOTO D'UN ENFANT PALESTINIEN AU VISAGE ENSANGLANTÉ !

- Le 1er mars 2003 : « La justice suspend l'érection du mur près de Jérusalem » - Imad Saada de l'AFP. PHOTO D'UNE PETITE PALESTINIENNE EN PLEURS. Le sous-titre nous apprend que cette petite fille pleure la mort de son parent, leader du Jihad islamique (organisation terroriste qui perpétue régulièrement des attentats en Israël qui ont coûté la vie à des centaines d'Israéliens). En tout état de cause, quelle relation entre le « mur » dont parle le titre, et la mort du leader d'une organisation terroriste, et pourquoi nous montre-t-on une petite fille en pleurs ?

- Le 3 mars 2004 :

1) « Un militant palestinien dénonce le 'mur de sécurité' » - où Maxime Bergeron nous parle aussi de « mur » alors que 95 % de cette « barrière » sera constitué de barbelé ! Et il oublie de mentionner que cette barrière est érigée pour protèger la population israélienne contre le terrorisme sauvage. Effectivement, si les Palestiniens avaient la bonne idée d'arrêter le terrorisme, les Israéliens démanteleraient immédiatement la barrière de sécurité. Mais, arretons de rêver...

2) « Israël entend intensifier ses opérations armées » par l'AFP.

Vous conviendrez avec moi que pour un néofite qui ne connait rien à ce conflit, à la lecture de vos articles accompagnés de photos très suggestives, Israël est le méchant qui tue, blesse et opprime. Le terrorisme fomenté par les Palestiniens qui a coûté la vie de 923 victimes israéliennes est complètement occulté !

Cette situation inacceptable est dûe, vous en conviendrez, à la desinformation de l'AFP. Je pense que La Presse, le journal francophone le plus lu au Québéc, se doit de ne pas participer à cette desinformation.

Dans l'espoir que votre journal fasse l'effort nécessaire pour être juste et impartial dans ce conflit,

Je vous prie d'accepter mes meilleures salutations.

Julia Coriat

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Le 25 février 2004

À : adjointe au Directeur de l'Information Agnes Gruda (agruda@lapresse.ca); Commentaires La Presse (commentaires@lapresse.ca); Éditorialiste en chef La Presse André Pratte (apratte@lapresse.ca); Forum La Presse (forum@lapresse.ca); Président la Presse Guy Crevier (gcrevier@lapresse.ca); Rédaction La Presse (redaction@lapresse.ca); Vice-président La Presse Philippe Cantin (pcantin@lapresse.ca)

 

Objet : Le conflit israélo-palestinien se déplace à La Haye - La Presse du 24 février 2004

À l'attention de Mme Isabelle Hachey

Madame,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article intitulé « Le conflit israélo-palestinien se déplace à la Haye » publié dans La Presse du 24 Février 2004 et vous félicite pour avoir couvert toutes les facettes de façon équilibrée pour les deux parties impliquées dans ce conflit.

Toutefois, j'aimerais ajouter quelques points importants concernant Israël que vous connaissez bien pour y avoir séjourné à maintes reprises et que malheureusement les québécois ne connaissent pas du tout.

- Comme le Québec, Israël est une démocratie où la liberté d'expression et la critique sont des valeurs essentielles.

- Comme au Québéc, les femmes en Israël ont les mêmes droits que les hommes.

- Comme au Québec, Israël a un système social et de ce fait les hopitaux, écoles et universités sont gratuits pour tous les citoyens israéliens.

- Comme au Québec, il y a en Israël des chercheurs de haut niveau qui travaillent pour développer la recherche médicale, biologique, chimique, etc.

Je pourrais continuer ma liste de similarités... pour arriver à la conclusion que la vie et les valeurs en Israël ne sont pas différentes de celle du Québec.

Avec mes meilleures salutations,

Julia Coriat

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Le 16 février 2004

À Télé Québec
http://www.telequebec.tv/program/m_program.asp

 

À qui de droit,

Objet : Émission « Les Palestiniens de Montréal », février 2004.

 

J'ai été très surprise de voir à quel point votre émission sur les Arabes palestiniens de Montréal était un discours de propagande pro-arabe et anti-Israël. Ce n'était pas du tout une émission culturelle comme, par exemple, celle sur les Juifs du Maroc que vous avez déjà présenté.

Quand vous montrez une carte d'Israël et que votre interlocuteur dit que c'est la Palestine historique sans qu'on le reprenne, c'est de la propagande.

Quand vous interviewez des jeunes filles avec un pendentif représentant non seulement la Cisjordanie et Gaza, mais également Israël, et qui disent que tout ça c'est la « Palestine », c'est de la propagande.

Quand vos invités disent qu'ils espèrent que les Juifs et les arabes pourront vivre ensemble à Haïfa, par exemple, c'est de la propagande puisque les juifs et les arabes vivent déjà ensemble en Israël ! Sur 5 millions d'habitants, plus de deux millions sont des Arabes palestiniens !

Quand vos invités disent qu'ils ont été expulsés de la Palestine en 1948, c'est faux ! Ils ont été encouragés à partir temporairement par les pays arabes avoisinants qui promettaient de détruire l'État israélien naissant et de « jeter tous les juifs à la mer ». Un bon nombre d'Arabes sont restés et sont devenur des citoyens israéliens alors qu'aucun juif n'a pu rester dans les pays arabes où ils ont été soit massacrés, soit forcés de quitter.

Quand vous montrez des manifestants devant le consulat d'Israël qui disent que les manifestants pro-Israël de l'autre côté de la rue sont une minorité d'extrême droite, vous vous laissez manipuler et vous donnez des fausses informations. Les pancartes d'en face dénoncent le terrorisme ou disent : « OUI À UN ÉTAT PALESTINIEN À CÔTÉ D'ISRAËL ET NON À SA PLACE ».

C'est de l'extrémisme ça ?!

En fait, les extrémistes sont ces Arabes palestiniens que vous avez choisi d'interviewer. Ils nient à un pays légitime et démocratique son droit d'exister ! Ils prétendent être des pacifistes et des victimes, quand en fait, ils passent un message d'intolérance politique et religieuse.

J'espère que je ne verrais plus jamais de telles émissions de propagande sur vos ondes. Le Québec ne doit pas s'allier avec ceux qui, ouvertement ou tacitement, prônent la destruction d'un pays et d'un peuple.

Mais le mal est fait. Pour rétablir un équilibre, pourriez-vous réaliser une émission sur les Juifs qui ont été forcés de quitter les pays arabes (Irak, Égypte, Syrie, etc.) ? Il y en a beaucoup à Montréal. Ils pourraient vous raconter leurs épreuves et leur tristesse.

Vous pourriez, par la même occasion, interviewver un porte parole officiel du groupe « d'extréme droite » qui contre-manifeste tous les vendredis. Se serait équitable, vous ne trouvez pas ?

R. Pontremoli

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Le 15 février 2004

Réponse à l'article sur le « mur » paru dans l'Actualité (magazine québécois)
http://www.lactualite.com/homepage/article.jsp;jsessionid=MOOFMPCFDMDD?content=20040211_165254_4780

 

Messieurs,

Cet article nous présente une partie de vérité mais pas « toute la vérité ». Pour cela il faudrait parler d'un mur de l'espoir pour les mères israéliennes qui ne veulent plus perdre leurs enfants aux mains des kamikazes palestiniens.

Si on parle des difficultés de ces villageois, il faut aussi dire la souffrance des milliers de victimes du terrorisme palestinien appuyé jusqu'à récemment par 67 % des palestiniens et il faudrait nous dire que seule la pression militaire contre les terroristes et la perte du privilège de commercer librement avec Israël vient récemment de faire baisser ce nombre à 47 %.

La barrière antiterroriste a déjà commencé à porter fruit en canalisant les terroristes vers de moindres étendues où il est plus facile de les neutraliser et le fait que son tracé englobe 3 % des territoires palestiniens au-delà de la ligne verte d'armistice peut être considéré acceptable en regard du droit international en considération de l'agression de 5 pays arabes contre Israël en 1948.

Il faudrait nous dire que la plupart des israéliens qui disent le tracé non-défendable du point de vue politique, le pensent défendable moralement.

Yoram Danan
Montréal

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Le 3 février 2004

À : Johanne Prince, indicatif@radio-canada.ca
Cc : louise_carriere@radio-canada.ca

Objet : M. Mailhot et la clôture de sécurité d'Israël
Émission Indicatif présent, Radio-Canada, Montréal

Chère Madame Prince,

Dans son intervention sur la clôture de sécurité d'Israël, M. René Mailhot commet plusieurs erreurs de fait, d'omission et d'association, impropres à un journaliste habituellement sérieux comme lui.

Il nous parle des réfugiés de 1967 à Gaza et de la surpopulation de Gaza en relation avec la clôture, alors qu'elle est due à une natalité galopante encouragée par l'oppression des femmes, commune en Islam, et qu'il n'y a aucun réfugié de 1967 à Gaza.

Il nous parle de la longueur du mur en la comparant à celle du mur de Berlin, alors qu'il s'agit d'une cloture frontalière entre Israël et le futur État palestinien, qui se doit de couvrir la longueur de la frontière, comme c'est le cas entre les deux Corée, et entre les USA et le Mexique (où il n'y a pas de terroristes).

Il nous parle d'un mur de 8 m de haut et non d'une clôture, sans nous dire que seuls 3 % de la clôture sera sous forme de mur, et que les portions en béton visent à protéger des passants innocents de « snipers » qui ont déjà tué.

Il nous parle d'occupation de 14,5 % des terres de Cisjordanie (estimé palestinien), sans nous dire que l'estimé israélien (autrement plus fiable d'habitude) parle de 3 % et de compensations territoriales ailleurs en cas d'accord de paix.

Il nous parle de l'intervention de la Cour internationale de justice sans nous mentionner que les 90 pays qui ont demandé cette intervention sont en très grande majorité des dictatures qui ne respectent pas les droits humains. Il dénigre les pays qui contestent le droit de cette intervention de la cour, alors que ceux-ci sont des démocraties qui savent qu'en droit international, la ligne d'armistice de 1949 n'a rien de définitif avant un traité de paix, maintes fois refusé par les Palestiniens.

Il oublie de nous dire que trois des juges sont originaires de pays arabes ou islamiques, automatiquement hostiles à Israël, et qu'ils ont déjà fait des déclarations extrêmes à l'encontre d'Israël dans leurs postes antérieurs.

Il insinue une relation entre la recrudescence de l'antisémitisme en France et la construction de la clôture de sécurité, alors que le rapport de la Commission européenne a démontré que la principale cause de cette montée est la propagande des Islamistes.

Et, plus que tout, il oublie de nous parler du terrorisme palestinien et de l'efficacité de la clôture autour de Gaza (pas un kamikaze), et de la clôture partielle actuelle qui, en concentrant les terroristes vers la seule zone non clôturée, permet plusieurs arrestations, dont celle d'un porteur de bombe destinée à l'école primaire de la ville de Yokneam, en Israël.

En espérant une correction,

Yoram Danan

P.S. : SVP faire suivre à M. Mailhot ces quelques références : http://www.israelnewsagency.com/israelsecurityfence.html
http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAH0o3l0
http://www.take-a-pen.org/english/Fences.htm

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